Le problème avec systemd, c'est que cela t'impose un gros changement, sur un composant plutôt immuable (l'init) alors que tu ne t'es jamais vraiment posé de question à ce sujet.
L'init, c'est simple, ça marche, ça a un fichier de conf (inittab) et pleins de petits rc. Sous slackware, la lecture (et la compréhension) de l'init complet du système prend moins d'une heure et c'est très bien. (bon, sous redhat/debian c'est quelque fois un peu spaghetti, mais on s'en sort).
Tout ça est joyeusement hackable car après tout ce n'est que du shell, tu peux paralléliser comme bon te semble, genre: "appel à script & " etc.. et tu peux gruiker/coder/modifier tout ce que tu veux, comme par exemple détecter via bluetooth ton smartphone pour t'autologger lorsque tu est devant la machine :)
On se fait plaisir, on utilise des outils classiques comme vi/grep/sed/awk pour administrer la machine et c'est joyeux.
Puis viens systemd qui dit que l'init c'est tout pourri, genre: il est impossible de lire les lignes 110 à 138 du fichier de log facilement, et il n'y a pas de parrallélisation etc, etc, etc.. On va donc tout changer, mettre 80 binaires qui font tout et ça sera mieux. Vous n'êtes pas d'accord? Vous n'êtes que des rétrogrades rétifs au changement qui ne méritez que de mourir et de toute façon pour ces résidus du passé j'ai mis des passerelles vers les vieux systèmes obsolètes. Bon. Ok. Pourquoi pas. Lorsqu'un linuxien saute sur un windowsien en lui disant que son système c'est de la merde et que linux saytrogénial vazy change, le windowsien a toujours un mouvement de recul. Je crois que c'est la même chose avec systemd.
D'un système qui se hackait au script shell, on passe à un système tout intégré beaucoup plus statique. Je lisais l'histoire d'un gars qui voulait modifier la manière dont on entrait le mot de passe de la partition chiffrée au démarrage. Solution: patche le bon morceau de systemd et fait accepter ton patch. Avant, il suffisait de trois lignes en shell. Aujourd'hui, bah tu laisses tomber (pas le temps de le faire, de tout recompiler basta).
Il y avait un post de Lennart qui expliquait les raisons de tout changer. Ce post, que j'ai lu, ne m'a jamais vraiment convaincu. Donc, pourquoi tout changer? Sauf qu'aujourd'hui, le passage à systemd se fait à marche forcée et l'obligation commence à m'ennuyer. Je crois que je vais créer un commpte sur http://bsdfr.org :)
# If it works, don't fix it.
Posté par octane . En réponse au journal Chronique des dinosaures rétrogrades. Évalué à 7.
Le problème avec systemd, c'est que cela t'impose un gros changement, sur un composant plutôt immuable (l'init) alors que tu ne t'es jamais vraiment posé de question à ce sujet.
L'init, c'est simple, ça marche, ça a un fichier de conf (inittab) et pleins de petits rc. Sous slackware, la lecture (et la compréhension) de l'init complet du système prend moins d'une heure et c'est très bien. (bon, sous redhat/debian c'est quelque fois un peu spaghetti, mais on s'en sort).
Tout ça est joyeusement hackable car après tout ce n'est que du shell, tu peux paralléliser comme bon te semble, genre: "appel à script & " etc.. et tu peux gruiker/coder/modifier tout ce que tu veux, comme par exemple détecter via bluetooth ton smartphone pour t'autologger lorsque tu est devant la machine :)
On se fait plaisir, on utilise des outils classiques comme vi/grep/sed/awk pour administrer la machine et c'est joyeux.
Puis viens systemd qui dit que l'init c'est tout pourri, genre: il est impossible de lire les lignes 110 à 138 du fichier de log facilement, et il n'y a pas de parrallélisation etc, etc, etc.. On va donc tout changer, mettre 80 binaires qui font tout et ça sera mieux. Vous n'êtes pas d'accord? Vous n'êtes que des rétrogrades rétifs au changement qui ne méritez que de mourir et de toute façon pour ces résidus du passé j'ai mis des passerelles vers les vieux systèmes obsolètes. Bon. Ok. Pourquoi pas. Lorsqu'un linuxien saute sur un windowsien en lui disant que son système c'est de la merde et que linux saytrogénial vazy change, le windowsien a toujours un mouvement de recul. Je crois que c'est la même chose avec systemd.
D'un système qui se hackait au script shell, on passe à un système tout intégré beaucoup plus statique. Je lisais l'histoire d'un gars qui voulait modifier la manière dont on entrait le mot de passe de la partition chiffrée au démarrage. Solution: patche le bon morceau de systemd et fait accepter ton patch. Avant, il suffisait de trois lignes en shell. Aujourd'hui, bah tu laisses tomber (pas le temps de le faire, de tout recompiler basta).
Il y avait un post de Lennart qui expliquait les raisons de tout changer. Ce post, que j'ai lu, ne m'a jamais vraiment convaincu. Donc, pourquoi tout changer? Sauf qu'aujourd'hui, le passage à systemd se fait à marche forcée et l'obligation commence à m'ennuyer. Je crois que je vais créer un commpte sur http://bsdfr.org :)