• [^] # Re: Du temps

    Posté par . En réponse au journal Modèle économique dans les jeux libres. Évalué à 0.

    Je ne parle pas d'optimisation logicielle pour accélérer le temps de calcul. Ca, en dehors de gros MMORPG avec des centaines de joueurs par zone, c'est de l'ordre de l’instantané. Je parle uniquement des latences réseau.

    Mme Michu (ou son gosse, si elle n'aime pas les jeux vidéos !) ne va ni choisir un fournisseur d'accès, ou un type de connexion pour sa latence. Elle peut également être victime de programmes intrusifs infectant son système d'exploitation qui vandalisent sa bande passante.
    Ou peut être vit-elle simplement dans un pays où les connexions n'ont pas la même qualité que par chez nous, et que même en y mettant les moyens, elle n'aura pas de latence convenable.

    Il est probable que d'ici une dizaine d'années, les latences réseaux ne seront plus un problème pour le jeu vidéo. Mais en 2014, si on souhaite avoir un jeu accessible par Mme Michu, ou son gosse, on ne peut pas l'oublier.

    D'où la nécessité de garder un minimum de traitement côté client, qui aura pour but de faire tampon sur la latence réseau.

    Tu me diras qu'a l'aide de bons algorithmes, et en y consacrant le temps de calcul nécessaire, on peut arriver à repérer en aval les situations où il y a eu tricherie (via une série d'input caractéristique par exemple), et sanctionner le joueur en conséquent, et je pense effectivement que c'est possible dans la quasi-totalité des cas. Mais c'est beaucoup de développement et de puissance de calcul en plus, et une veille constante pour arriver à prendre en compte les nouvelles méthodes de tricheries que des joueurs inventifs ne manqueront pas de trouver.

    Autant c'est quelque chose qui est envisageable pour des jeux avec de gros moyens (c'est d'ailleurs utilisé pour certains FPS compétitifs afin de repérer les assistants à la visé), autant avec des projets d'envergure plus modeste, ça me parait complètement surréaliste, quand je vois déjà le coût que demande la lute anti-triche même à des projets qui n'hésitent pas à avoir recours à l'obfuscation ou au DRM pour l'enrayer.