Donc, on est parfaitement d'accord: avoir le peuple qui décide est parfois une connerie et c'est normal de critiquer ça.
Ici, quelqu'un dit: je ne suis pas à l'aise avec l'arbitraire de la décision faite par le peuple.
Donc, tu es d'accord avec lui.
Sinon, pour l'histoire du pharmacien, il y a un aspect qui me dérange dans ton raisonnement.
On a d'un côté une situation où l'arabe est puni par la société parce qu'il y a dans la société des racistes: il est viré ou il ne trouve pas de boulot.
On a d'un autre côté une situation où le pharmacien est puni par la société parce qu'il y a dans la société des racistes: il perd du fric dans son commerce ou il perd son procès au prud'homme.
Or, pour moi, le premier cas n'est pas moins grave que le deuxième cas.
Quand on a une société raciste, il y a des innocents qui en paient le prix. Que ce soit l'arabe ou le pharmacien, c'est la même chose: les deux sont tout les deux autant innocent.
Je ne vois pas pourquoi l'arabe devrait accepter l'injustice qu'il subit en étant viré tandis que le pharmacien ne devrait pas accepter l'injustice qu'il subit en virant l'arabe.
Il y a deux éléments à rajouter à ça:
- Le pharmacien est considéré comme coupable par la justice alors qu'il est innocent. C'est dommage, mais les règles sont là. De la même façon, l'arabe aurait pu commettre des fraudes pour rembourser la perte engendrer par sa présence. Dans les deux cas, on a quelqu'un qui essaie d'éviter d'être la personne qui casque pour la présence de racistes. Mais s'il n'existe pas de moyen légal pour ça, ben tant pis.
- Cette situation pousse les employeurs à éviter d'engager des arabes a priori. C'est un défaut du système, mais il n'existe pas grand chose de mieux, il faut faire avec (et ce genre de chose se controle également).
Au final, pour moi, la situation idéale, c'est quand pour chaque arabe qui perd son boulot ou ne trouve pas d'emploi à cause du racisme, on a un employeur qui fait des pertes à cause du racisme: il n'y a aucune raison que la victime innocente soit toujours la même. La différence étant que l'arabe ne peut pas échapper au fait d'être arabe.
[^] # Re: Suis-je le seul à avoir l'impression de vivre dans un roman de science-fiction ?
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Journal bookmark. Évalué à 1.
Donc, on est parfaitement d'accord: avoir le peuple qui décide est parfois une connerie et c'est normal de critiquer ça.
Ici, quelqu'un dit: je ne suis pas à l'aise avec l'arbitraire de la décision faite par le peuple.
Donc, tu es d'accord avec lui.
Sinon, pour l'histoire du pharmacien, il y a un aspect qui me dérange dans ton raisonnement.
On a d'un côté une situation où l'arabe est puni par la société parce qu'il y a dans la société des racistes: il est viré ou il ne trouve pas de boulot.
On a d'un autre côté une situation où le pharmacien est puni par la société parce qu'il y a dans la société des racistes: il perd du fric dans son commerce ou il perd son procès au prud'homme.
Or, pour moi, le premier cas n'est pas moins grave que le deuxième cas.
Quand on a une société raciste, il y a des innocents qui en paient le prix. Que ce soit l'arabe ou le pharmacien, c'est la même chose: les deux sont tout les deux autant innocent.
Je ne vois pas pourquoi l'arabe devrait accepter l'injustice qu'il subit en étant viré tandis que le pharmacien ne devrait pas accepter l'injustice qu'il subit en virant l'arabe.
Il y a deux éléments à rajouter à ça:
- Le pharmacien est considéré comme coupable par la justice alors qu'il est innocent. C'est dommage, mais les règles sont là. De la même façon, l'arabe aurait pu commettre des fraudes pour rembourser la perte engendrer par sa présence. Dans les deux cas, on a quelqu'un qui essaie d'éviter d'être la personne qui casque pour la présence de racistes. Mais s'il n'existe pas de moyen légal pour ça, ben tant pis.
- Cette situation pousse les employeurs à éviter d'engager des arabes a priori. C'est un défaut du système, mais il n'existe pas grand chose de mieux, il faut faire avec (et ce genre de chose se controle également).
Au final, pour moi, la situation idéale, c'est quand pour chaque arabe qui perd son boulot ou ne trouve pas d'emploi à cause du racisme, on a un employeur qui fait des pertes à cause du racisme: il n'y a aucune raison que la victime innocente soit toujours la même. La différence étant que l'arabe ne peut pas échapper au fait d'être arabe.