D'une part, c'est pas nouveau que des grosses boites trouvent un moyen d'accaparer les subventions, d'autre part, l'État s'y retrouve:
Le but c'est de faire émerger un ou deux super-champions reconnus dans le monde entier, et pas une myriade de PME qui font des trucs intéressants.
Les PME, elles doivent orbiter autour de ces champions et les fournir en pièces, IP, équipements, etc.
En ce qui concerne la fin de l'article, qui "dénonce" une collusion entre toutes les entités concernées (mêmes dirigeants dans le fonds d'investissement, les lobbys et les entreprises), l'auteur s'inquiète que Aldebaran-Robotics élimine toute concurrence avec des procédés plus ou moins étiques mais aussi s'offre à une boite étrangère. Il s'indigne que son article ait été censuré dans un magazine qui, sans appartenir à Aldebaran-Robotics, en est très dépendant financièrement.
Il est inutile de blâmer Aldebran-Robotics: une boite fait toujours ce qu'elle peut sans son intérêt, y compris flinguer la concurrence. S'ils ont les moyens et le droit de le faire, ce n'est pas à leur porte qu'il faut frapper. S'ils n'utilisent pas les boutons à leur disposition, quelqu'un d'autre le fera! Le problème ce sont les boutons qu'on leur met à disposition.
Racheter un petit concurrent potentiel avant qu'il ne devienne trop gros, c'est pas un procédé vraiment nouveau, et il faut arrêter de voir la lutte du bien contre le mal, l'auteur pense que c'est uniquement pour enterrer la boite sans rien en garder?
-Soit Aldebaran est gérée par des neuneus agressifs qui ne connaissent rien du monde du business, et dans ce cas je me demande comment ils ont réussi jusqu'ici...
-Soit ils ont intégré ou sont en train d'intégrer ce qu'ils voient chez Gotsai comme une plus-value pour eux. Si l'intégration ne comprend pas ce que l'auteur aime de chez Gotsai, ça ne veut pas dire que Aldebaran est "maléfique".
-Si Aldebaran arrête le développement du robot de Gotsai, c'est certainement parce que soit leur propre robot va rattraper la différence grâce au savoir-faire de Gotsai, soit leur étude de marché leur dit que leur robot a plus de potentiel côté business.
Si un magazine est fortement dépendant d'un seul "sponsor" pour sa survie, ce n'est plus un magazine d'information objective. Si je bosse chez Aldebaran Robotics, ça me ferait chier de financer presque tout seul un magazine pour qu'il puisse laisser n'importe qui casser du sucre sur mon dos, légitimement ou pas d'ailleurs. En publiant régulièrement dans le magazine, Caliban lui a accordé sa crédibilité sans regarder ce qu'il y a derrière.
Et voilà!
C'est une leçon qu'ils devraient retenir.
Si un magazine sur les OS est bourré jusqu'à la gueule de pubs MS ou Apple, ou Google, faudra pas s'étonner si un tri s'opère dans les articles!
Si une boite française peut ramasser la presque totalité des subventions de son secteur avant de se vendre à l'étranger, il faut se demander comment sont données ces subventions plutôt que pourquoi la boite agit de la sorte. La réponse à cette dernière question est simple: parce qu'elle le peut, et parce que c'est dans les intérêts des investisseurs qui possèdent des parts de la boite!
Alors l'État donnerait l'argent du contribuable sans aucune contrepartie et sans grande réflexion, et ce serait la faute du bénéficiaire?
Les entreprises ne sont ni bonnes ni mauvaises, elle n'obéissent juste pas à la même logique que les passionnés, amateurs, ou simplement le commun des individus.
# Pas nouveau
Posté par Maclag . En réponse au journal Robovolution, politique économique et copains. Évalué à 10.
D'une part, c'est pas nouveau que des grosses boites trouvent un moyen d'accaparer les subventions, d'autre part, l'État s'y retrouve:
Le but c'est de faire émerger un ou deux super-champions reconnus dans le monde entier, et pas une myriade de PME qui font des trucs intéressants.
Les PME, elles doivent orbiter autour de ces champions et les fournir en pièces, IP, équipements, etc.
En ce qui concerne la fin de l'article, qui "dénonce" une collusion entre toutes les entités concernées (mêmes dirigeants dans le fonds d'investissement, les lobbys et les entreprises), l'auteur s'inquiète que Aldebaran-Robotics élimine toute concurrence avec des procédés plus ou moins étiques mais aussi s'offre à une boite étrangère. Il s'indigne que son article ait été censuré dans un magazine qui, sans appartenir à Aldebaran-Robotics, en est très dépendant financièrement.
Il est inutile de blâmer Aldebran-Robotics: une boite fait toujours ce qu'elle peut sans son intérêt, y compris flinguer la concurrence. S'ils ont les moyens et le droit de le faire, ce n'est pas à leur porte qu'il faut frapper. S'ils n'utilisent pas les boutons à leur disposition, quelqu'un d'autre le fera! Le problème ce sont les boutons qu'on leur met à disposition.
Racheter un petit concurrent potentiel avant qu'il ne devienne trop gros, c'est pas un procédé vraiment nouveau, et il faut arrêter de voir la lutte du bien contre le mal, l'auteur pense que c'est uniquement pour enterrer la boite sans rien en garder?
-Soit Aldebaran est gérée par des neuneus agressifs qui ne connaissent rien du monde du business, et dans ce cas je me demande comment ils ont réussi jusqu'ici...
-Soit ils ont intégré ou sont en train d'intégrer ce qu'ils voient chez Gotsai comme une plus-value pour eux. Si l'intégration ne comprend pas ce que l'auteur aime de chez Gotsai, ça ne veut pas dire que Aldebaran est "maléfique".
-Si Aldebaran arrête le développement du robot de Gotsai, c'est certainement parce que soit leur propre robot va rattraper la différence grâce au savoir-faire de Gotsai, soit leur étude de marché leur dit que leur robot a plus de potentiel côté business.
Si un magazine est fortement dépendant d'un seul "sponsor" pour sa survie, ce n'est plus un magazine d'information objective. Si je bosse chez Aldebaran Robotics, ça me ferait chier de financer presque tout seul un magazine pour qu'il puisse laisser n'importe qui casser du sucre sur mon dos, légitimement ou pas d'ailleurs. En publiant régulièrement dans le magazine, Caliban lui a accordé sa crédibilité sans regarder ce qu'il y a derrière.
Et voilà!
C'est une leçon qu'ils devraient retenir.
Si un magazine sur les OS est bourré jusqu'à la gueule de pubs MS ou Apple, ou Google, faudra pas s'étonner si un tri s'opère dans les articles!
Si une boite française peut ramasser la presque totalité des subventions de son secteur avant de se vendre à l'étranger, il faut se demander comment sont données ces subventions plutôt que pourquoi la boite agit de la sorte. La réponse à cette dernière question est simple: parce qu'elle le peut, et parce que c'est dans les intérêts des investisseurs qui possèdent des parts de la boite!
Alors l'État donnerait l'argent du contribuable sans aucune contrepartie et sans grande réflexion, et ce serait la faute du bénéficiaire?
Les entreprises ne sont ni bonnes ni mauvaises, elle n'obéissent juste pas à la même logique que les passionnés, amateurs, ou simplement le commun des individus.