• # Précision(s), suite (et fin?)

    Posté par . En réponse à la dépêche Les femmes dans l'informatique. Évalué à 10.

    Dernières choses que je tiens à préciser (et que j'aurais pu mettre dans la dépêche.)

    Tout d'abord lorsque j'ai décrit la situation, il était clair pour moi qu'il s'agissait un instant de notre société, et non d'une vérité immuable. Lorsque je lis sur le blog http://www.framablog.org/index.php/post/2008/10/21/femmes-et-logiciels-libres
    que "les femmes ont besoin d'être rassurées" ou que "les femmes préfèrent la coopération à la compétition", j'apporte foi à la personne qui l'a écrit, mais je pense toujours qu'une situation doit être mise dans un contexte et questionnée.

    Mon propos tient dans le chapeau de la dépêche. J'ai tenté de répondre aux questions (que je me suis moi-même posées, c'est bien pratique)
    Dans ces questions, il ne figure pas, par exemple "de l'influence des hormones sur la proportion de filles ou de garçons dans les filières universitaires" ni "les qualités intrinsèques (qu'on a vite fait de qualifier de génétique) des femmes dans la façon de coder", ni encore "les relations de synergie entre les chromosomes sexuels et la gestion de projet".
    Donc je n'y ai pas répondu. Je dois avouer que la classification inné/acquis qui se résume de plus en plus à "génétique/environnemental" me paraît extrêmement simpliste (au risque de me répéter, je recommande la lecture d'ouvrages de vulgarisation du généticien Albert Jacquard)
    En outre, les conclusions hâtives sur la génétique ont déjà eu des conséquences désastreuses que l'on sait.(à cette époque on parlait plutôt d'hérédité)

    J'invite les gens qui m'accuseraient de vouloir "nier la différence entre les sexes" ou de "vouloir le 50/50 à tout prix" à relire attentivement ne serait-ce que l'introduction: c'est une discussion valable, mais ce n'est pas mon sujet.

    J'ai un peu plus que des connaissances de base en biologie et en particulier en génétique, bien que je sois très loin d'être spécialiste en la matière.
    Si j'ai écarté ce point c'est pour une raison simple (outre le fait que rédiger un article demande du temps et qu'il n'était pas question d'écrire un essai): ce ne me semble pas être la manière la plus pertinente d'aborder le sujet.
    Ne trouverions-nous pas inadmissible qu'un dirigeant se défausse de ses responsabilités sur ses taux d'hormones? Autrement, qu'attendons-nous pour réclamer qu'en même temps que les cours de la bourse on sache jour par jour et heure par heure le dosage en insuline ou en cortisol de notre président...
    Ce qui m'intéresse dans la vie c'est la liberté qu'il nous reste en dépit de nos limitations personnelles, et donc les marges de manœuvre que nous avons pour faire changer les choses.