• [^] # Re: Encore la théorie du genre...

    Posté par . En réponse à la dépêche Les femmes dans l'informatique. Évalué à 4.

    Il y a de très nombreuses différences physiologiques entre les hommes et les femmes: au niveau musculaire, de l'ossature, du métabolisme, de la taille... Et le cerveau aurait échappé à toute différentiation?

    L'inné ET l'acquis ont une influence sur notre fonctionnement. Ignorer l'acquis est de l'extrémisme. Ignorer l'inné en est tout autant, et c'est ce que fait la théorie du genre.

    Les partisans de cette théorie ne veulent pas l'égalité mais de l'égalitarisme. Que tout le monde soit pareil, faire disparaitre toute différence. Que chaque métier ait autant d'hommes que de femmes, que la mode soit unisexe, que les hommes et les femmes aient les même goûts, les même loisirs.

    Le fait que 90% des connections soient faites après la naissance ne veut en aucun dire que celles ci ne se feront que sur l'influence de l'acquis. Les hormones, des différences au niveau des neurotransmetteurs ont aussi à voir dans la façon dont se fait ce développement. Par exemple il y a des études récentes qui montrent qu'une des causes de l'autisme pourrait être un taux de chlore trop élevé dans le cerveau et qui ne diminue pas à la naissance comme il devrait le faire. Cela n'a rien à voir avec le sexe mais c'est un acteur ayant une grande influence sur le développement neuronal. D'autres études montrent que le mécanisme permettant de "réparer" les conséquences de cet excès de chlore ou autre problème neuronal similaire serait plus efficace chez les femmes. Ce qui pourrait expliquer qu'il y a 4 fois plus de garçons autistes que de filles alors qu'aucune cause liée à une différence sexuelle (chromosomes par exemple) n'a jamais été trouvée.

    http://www.neur-one.fr/SEXE%20ET%20CERVEAU.pdf

    Les femmes et les hommes diffèrent par leur physique et aussi par leur façon de résoudre les problèmes. On a longtemps prétendu que ces différences étaient minimes et qu'elles résultaient d'expériences différentes, au cours du développement, mais les hormones sexuelles agissent si tôt sur l'organisation du cerveau qu'à la naissance le cerveau des filles diffère déjà de celui des garçons

    http://www.psycho-ressources.com/bibli/femmes-et-hommes.html

    Il y également quelques expériences sur le fait d'élever des enfants de façon indifférenciée. Les résultats ne vont pas vraiment dans le sens de la théorie du genre.
    Par exemple le kibboutz Kiryat Yedidim ou malgré une organisation égalitariste et une éducation non sexuée des enfants les rôles différenciés ont fini par reprendre le dessus.
    Ou l'histoire de David Reimer. Suite à une circoncision ratée il fut opéré à l'age de 22 mois et élevé comme une fille. Mais son coté masculin n'a jamais disparu et il finira par se suicider. Ce n'est qu'un cas particulier et ne fait donc en aucun cas office de preuve mais montre le genre d'individu qui prône la théorie du genre et du genre de catastrophe qu'ils peuvent amener.