Très intéressant journal, donnant un exemple bien représentatif de la jungle abominable que peut être le développement web aujourd'hui. Il y a quelques mois, il y avait eu une depeche (ou un journal) intéressant sur le développement web moderne et toutes ces technos disponibles.
Dans cet exemple, on se retrouve donc avec une "stack" web :
pas intégrée aux distributions linux standard (debian/centos) : ce qui veut dire déploiement et maintenance (mise à jour, sauvegarde, réinstallation) à la main et donc laborieuse
Avec une gestion de paquets autonome & indépendante du système (cf remarque précédente)
2 moteurs différents pour le stockage, et avec lesquels on peut tirer un trait sur l'ACID (bon faut voir s'il est nécessaire pour cette appli, c'est vrai)
stack serveur, c'est déjà bien riche : 3 frameworks dont 1 pas mis à jour depuis 2 ans et à qui on relègue la gestion des processus, pid & log de l'application. Le bonheur pour tout admin système.
Langage serveur : un langage qui compile dans un autre langage. On me chuchote à l'oreille un truc de hipster (bah ouais, pour juste du "sucre syntaxique" (quelle expression moisie d'ailleurs), c'est cher payé). Qui plus est il est distribué comme "module" pour Node.js. Dans les faits ça veut dire que le développeur n'a pas la vie facile, on est loin du code-upload-test des familles quand on fasait du web dans les startups. Bref j'ai de gros doutes sur la facilité et l'accessibilité du déploiement de l'appli.
côté client, youpi, on a un préprocésseur CSS, déjà ça c'est bien rébarbatif, se taper de la compilation avant un déploiement pas très folichon. On pourra se moquer des serveurs d'applications Java EE
un bon gros framework MVC... côté client ! bah ouais, comme même, tout le boulot que vous ne faites pas côté serveur, faut bien le faire quelque part !
un petit peu de temps passé à bidouiller l'historique du navigateur avec le pushState
une bonne vieille bibilothèque pour gérer le réseau... avec son pendant serveur à installer également du côté du node.js
Dieu merci, le ruby a été évité.
Il est bien loin le temps où on pouvait se contenter d'installer apache & son module PHP (ou même un petit WAMP pour produire en local).
Le fait est que tout ça est devenu très complexe, mais, et c'est ça qui change, pour tous les acteurs du process de développement : développeurs de l'application, administrateurs, et designers.
Je décernerai un 0/20 à l'accessibilité aux nouveaux venus, un 5/20 pour le déploiement, et 7/20 côté industriel/maintenance à une telle architecture.
Quelqu'un qui plongerait dans cette architecture avec un simple slip de bain se noie directement. La courbe d'apprentissage et de maîtrise est plutôt raide et c'est selon moi un des gros inconvénients de se faire une architecture aux petits oignons pour une application web plutôt que de l'optimiser progressivement.
Mais pour autant ça n'en fait pas quelque chose d'inintéressant, bien au contraire, mais il faut savoir dans quoi on met les doigts...
# bloat
Posté par Axel . En réponse au journal S’il vous plaît... architecture-moi un Kanboard !. Évalué à 10.
Très intéressant journal, donnant un exemple bien représentatif de la jungle abominable que peut être le développement web aujourd'hui. Il y a quelques mois, il y avait eu une depeche (ou un journal) intéressant sur le développement web moderne et toutes ces technos disponibles.
Dans cet exemple, on se retrouve donc avec une "stack" web :
Dieu merci, le ruby a été évité.
Il est bien loin le temps où on pouvait se contenter d'installer apache & son module PHP (ou même un petit WAMP pour produire en local).
Le fait est que tout ça est devenu très complexe, mais, et c'est ça qui change, pour tous les acteurs du process de développement : développeurs de l'application, administrateurs, et designers.
Je décernerai un 0/20 à l'accessibilité aux nouveaux venus, un 5/20 pour le déploiement, et 7/20 côté industriel/maintenance à une telle architecture.
Quelqu'un qui plongerait dans cette architecture avec un simple slip de bain se noie directement. La courbe d'apprentissage et de maîtrise est plutôt raide et c'est selon moi un des gros inconvénients de se faire une architecture aux petits oignons pour une application web plutôt que de l'optimiser progressivement.
Mais pour autant ça n'en fait pas quelque chose d'inintéressant, bien au contraire, mais il faut savoir dans quoi on met les doigts...