La différence, qui est signalée dans mon premier commentaire, est le fait que le prix du cd sera différent en fonction de nombre de consommateurs.
Or, le nombre de consommateur dépend du prix (plus le prix est élevé, plus certains vont préférer acheter 2 barrils de poudre de bonne qualité plutôt qu'un barril de poudre de même qualité).
Avec ce système, moins tu as de consommateurs, moins tu attires les consommateurs. Dans le système actuel, le consommateur s'en fout de combien de personnes achètent.
Avec les maisons d'éditions actuellement: un cd qui se vend 10x moins n'implique pas que son prix est soit censé être 10x plus cher.
Par contre, ce qui également possible, c'est que le cd qui se vend 10x moins se vende au même prix, mais le créateur accepte d'avoir une rémunération médiocre. C'est quelque chose qui existe dans les deux modèles (sauf que c'est pire avec le PM: le créateur ne peut pas espérer gagner plus qu'une rémunération médiocre, puisqu'il ne peut pas changer son "revenu total à atteindre" par la suite).
Dans le modèle traditionnel, un revenu médiocre n'est pas normal (c'est uniquement parce que les maisons d'édition ne jouent pas le role qu'ils prétendent jouer), et il peut exister des cas où on évite ça.
Dans ce nouveau modèle, c'est un postulat de base, et c'est très difficile à éviter.
C'est pour moi un défaut intrinsèque. On n'a pas réussi à me convaincre que ce défaut n'existe pas: les solutions proposées ne permettent que d'atteindre une situation un peu meilleure mais pire qu'actuellement (car les solutions proposées existent déjà actuellement, et de manière nettement plus facile à mettre en place).
Par exemple, on a d'un côté:
- redistribuer des bénéfices
de l'autre:
- prévoir les bénéfices, monter le "revenu total à atteindre", recalibrer le prix et recalculer les bénéfices en fonction du nouveau prix (et recommencer jusqu'à un élément stable)
Le premier cas est faisable pour un enfant de 10 ans et n'a aucun risque: tu fais ton truc, si par hasard t'as un bénéfice inattendu, tu redistribues.
Le deuxième cas est très très aléatoire: quel va être la courbe des ventes et comment va-t-elle évoluer en fonction du "revenu total à atteindre" qui va lui-même influencer le prix qui va lui-même influencer les ventes qui va lui-même influencer la confiance dans le pari des acheteurs ...
[^] # Re: Problème pour la diversité culturelle
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul. Évalué à 1.
La différence, qui est signalée dans mon premier commentaire, est le fait que le prix du cd sera différent en fonction de nombre de consommateurs.
Or, le nombre de consommateur dépend du prix (plus le prix est élevé, plus certains vont préférer acheter 2 barrils de poudre de bonne qualité plutôt qu'un barril de poudre de même qualité).
Avec ce système, moins tu as de consommateurs, moins tu attires les consommateurs. Dans le système actuel, le consommateur s'en fout de combien de personnes achètent.
Avec les maisons d'éditions actuellement: un cd qui se vend 10x moins n'implique pas que son prix est soit censé être 10x plus cher.
Par contre, ce qui également possible, c'est que le cd qui se vend 10x moins se vende au même prix, mais le créateur accepte d'avoir une rémunération médiocre. C'est quelque chose qui existe dans les deux modèles (sauf que c'est pire avec le PM: le créateur ne peut pas espérer gagner plus qu'une rémunération médiocre, puisqu'il ne peut pas changer son "revenu total à atteindre" par la suite).
Dans le modèle traditionnel, un revenu médiocre n'est pas normal (c'est uniquement parce que les maisons d'édition ne jouent pas le role qu'ils prétendent jouer), et il peut exister des cas où on évite ça.
Dans ce nouveau modèle, c'est un postulat de base, et c'est très difficile à éviter.
C'est pour moi un défaut intrinsèque. On n'a pas réussi à me convaincre que ce défaut n'existe pas: les solutions proposées ne permettent que d'atteindre une situation un peu meilleure mais pire qu'actuellement (car les solutions proposées existent déjà actuellement, et de manière nettement plus facile à mettre en place).
Par exemple, on a d'un côté:
- redistribuer des bénéfices
de l'autre:
- prévoir les bénéfices, monter le "revenu total à atteindre", recalibrer le prix et recalculer les bénéfices en fonction du nouveau prix (et recommencer jusqu'à un élément stable)
Le premier cas est faisable pour un enfant de 10 ans et n'a aucun risque: tu fais ton truc, si par hasard t'as un bénéfice inattendu, tu redistribues.
Le deuxième cas est très très aléatoire: quel va être la courbe des ventes et comment va-t-elle évoluer en fonction du "revenu total à atteindre" qui va lui-même influencer le prix qui va lui-même influencer les ventes qui va lui-même influencer la confiance dans le pari des acheteurs ...