• [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

    Posté par . En réponse au journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul. Évalué à 2.

    "Socialiser" l'ensemble de la culture numérique me parait quand même un peu exagéré. En ces temps de restrictions budgétaires, se fonder sur des taxes me semble pas vraiment être le moyen de donner les meilleures chance qui que ce soit. Borner les ressources du secteur me parait au contraire être un problème énorme.

    Je ne vois pas le rapport avec la socialisation (À moins de partir dans la politique. Si le PM se base sur des croyances politiques plutôt que des faits, cela ne risque pas de n'aider à mieux l'accepter).
    Vous disiez que borner les ressources est une mauvaise chose, j'ai donc pris un exemple de la vie courante où les ressources sont bornées, et j'ai constaté que ce n'est pas réellement un problème.
    Maintenant, si votre argument est: "une taxe n'est pas une bonne chose", c'est un autre argument (mais là aussi, je ne suis pas convaincu: la taxe permettra de réduire le budget des dépenses de la personne taxée).
    Mais je ne comprends pas pourquoi, en pratique (ou même en théorie), borner les ressources est un problème énorme (d'autant plus que rien n'empêche de revoir la borne chaque année par exemple).
    Cela dit, je ne suis pas pour la licence globale. Juste que si on me montre un inconvénient, j'aimerais comprendre pourquoi c'en est un (ou plutôt: pourquoi il est si grave alors qu'en réfléchissant et qu'en regardant les faits, je ne vois pas une telle gravité).

    Tout ça pourrait aussi être réglé par une contribution créative sans légalisation des échanges non marchands.

    Je ne suis pas sur de savoir de quoi vous parlez. S'agit-il d'une taxe pour aider le secteur sans aucune contrepartie pour le citoyen taxé ?
    Dans ce cas, je ne vois pas trop l'intérêt (surtout si par ailleurs on dit que les taxes ne sont pas une solution).

    Par ailleurs, je ne comprends vraiment pas le problème : si une maison d’édition vend des biens en partage marchand, qu’est-ce qui l’empêche de continuer à opérer une redistribution de l’argent a posteriori comme avant ?

    Le problème ne réside pas seulement dans le vendeur, mais également dans l'acheteur, qui va préférer le prix moins cher à qualité égale (et on suppose que c'est le cas ici, puisqu'on compare 2 chansons dont la popularité n'est pas la même à cause du fait que le petit public de l'un est inclu dans le grand public de l'autre).
    Comment, en pratique, faire une redistribution a posteriori avec le PM ?
    Par exemple, j'ai 2 artistes: A et B.
    1) soit je dis que A et B ont comme objectif X euros. Mais si A est plus populaire que B, son cd sera moins cher. Par contre, impossible de compenser pour B car A ne gagnera jamais plus que X euros (il n'y aura donc pas de "surplus" disponible pour renflouer B).
    2) soit je prévois que A soit populaire et B non. Je prévois que A a comme objectif X euros et B Y euros, avec X > Y. Mais pendant un certain temps, le cd de A coutera plus cher que le cd de B (car le nombre de vente n'est pas une droite, c'est sans doute plutôt une fonction de Poisson dont la largeur augmente avec la popularité), ce qui va réduire la popularité de A et fausser ma prédiction.
    2) soit je dis que mon objectif est 2X euros, et je vends A et B au même prix, qui depend du nombre total d'acheteurs. Mais dans ce cas, comment faire lorsqu'on sort des cd à des dates différentes, sans savoir à l'avance que dans 6 mois, on va sortir un cd populaire ?

    Bref, on se retrouve avec des machines à vapeurs pour pas grand chose.