« Puis, après, aucun prix fixe maximum n'est défini. Seul le prix minimum l'est ».
Il est vrai que cela implique un changement de mentalité, qui ne sera peut-être pas possible pour tous. Mais le prix maximum pourrait aussi être relativement élevé et les ventes facilitées par le fait que les coûts soient réduits. Ça n’empêcherait donc finalement pas un bon retour sur investissement. Ce serait un choix à faire, éventuellement après une étude de marché.
« J'ai pourtant entendu des voix du partage non-marchand avancer des "ils n'ont qu'à faire un boulot à côté" (oui, parce que être auteur, c'est un hobby :) »
Moui. Terrible. À croire qu’ils ne se rendent pas compte qu’un auteur sera nécessairement moins prolifique en ayant un boulot à côté et que ça revient finalement à se priver d’une partie de la culture potentielle.
Il y a aussi la théorie que les auteurs (voir nous tous, comme nous sommes tous un peu créateur) n’avons plus besoin de travailler avec le développement de l’automatisation, les machines effectuant la plupart des tâches laborieuses. Il s’agirait alors d’instaurer un revenu de base qui permettrait à tous d’être pleinement auteurs, toutes les œuvres revenant dans une sorte de « pot commun », puisque tout le monde contribuerait nécessairement.
Mais le revenu de base n’est pas encore instauré et n’a pas vraiment vocation à constituer une source unique de revenu. À voir aussi son montant s’il est instauré. Même si le chômage progresse, je ne suis pas non plus certain qu'on peut se passer du travail humain. Somme toute, les théories les plus farfelues les unes que les autres ne cessent d’émerger.
« C'est le principe de la diffusion: vous "louez" votre place de cinéma à 10€. Vous vous louez la VOD à environ 7,ドル puis les films plus anciens à moins que cela, puis diffusion sur les chaînes non cryptées: 0€. (oui, je sais, il parle que des livres :) ».
Il y a quand même une grande différence. Dans cette hypothèse, on paye pour des biens différents : une place de ciné et la VOD ne représentent pas la même chose. Là, il s’agirait exactement du même bien, le coût de départ initial serait plus faible et le processus de déclin tarifaire serait beaucoup plus rapide. Par ailleurs, lorsqu'on loue une place de cinéma ou un VOD, on n’est pas remboursé au fur et à mesure des "ventes" d’une partie du montant qu'on a investit dans la location. C’est vraiment beaucoup plus intéressant. L’intérêt serait aussi de faire entrer les œuvres dans le domaine public plus rapidement, et non juste de les avoir moins cher.
Et non, il ne parle pas que des livres. ;) On pourrait vendre n’importe quel bien immatériel via ce procédé.
« Effet pervers que je vois assez rapidement: Alors l'ayant droit lèvera donc le seuil du montant rémunérateur pour que le 0 ne s'atteigne jamais ou le plus tardivement possible ».
A priori, le créateur ne pourrait pas relever le seuil. Pour ma part, ce qui m’embête, c’est qu’il n’y a pas de limite fixée dans le temps, comme souvent dans le crowdfounding.
Et ce qui m’ennuie aussi, c’est que Laurent Fournier ne prévoit actuellement pas d’imposer que les œuvres soient sous licence creative commons ou sous une quelconque licence libre. Ça ne gène personne ?
« Le passage d’un coût marginal faible (cas de la production industrielle) à une valeur nulle (cas du Net) change toute la donne. Quand on passe sur les 3/4 des coûts effectivement :)
Dans les coûts de production, la distribution en elle-même() est une quasi-goutte d'eau.
( distribution de l'oeuvre et non le travail d'un distributeur) »
Il serait possible d’intégrer l’ensemble des coûts de production dans le prix global de vente. Il est même possible de répartir le revenu escompté entre plusieurs personnes. De nombreuses œuvres sont réalisées à plusieurs, certains éditeurs jouent un rôle fondamental,...
[^] # Re: feedbacks
Posté par Menbiens . En réponse au journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul. Évalué à 3.
Il est vrai que cela implique un changement de mentalité, qui ne sera peut-être pas possible pour tous. Mais le prix maximum pourrait aussi être relativement élevé et les ventes facilitées par le fait que les coûts soient réduits. Ça n’empêcherait donc finalement pas un bon retour sur investissement. Ce serait un choix à faire, éventuellement après une étude de marché.
Moui. Terrible. À croire qu’ils ne se rendent pas compte qu’un auteur sera nécessairement moins prolifique en ayant un boulot à côté et que ça revient finalement à se priver d’une partie de la culture potentielle.
Il y a aussi la théorie que les auteurs (voir nous tous, comme nous sommes tous un peu créateur) n’avons plus besoin de travailler avec le développement de l’automatisation, les machines effectuant la plupart des tâches laborieuses. Il s’agirait alors d’instaurer un revenu de base qui permettrait à tous d’être pleinement auteurs, toutes les œuvres revenant dans une sorte de « pot commun », puisque tout le monde contribuerait nécessairement.
Mais le revenu de base n’est pas encore instauré et n’a pas vraiment vocation à constituer une source unique de revenu. À voir aussi son montant s’il est instauré. Même si le chômage progresse, je ne suis pas non plus certain qu'on peut se passer du travail humain. Somme toute, les théories les plus farfelues les unes que les autres ne cessent d’émerger.
Il y a quand même une grande différence. Dans cette hypothèse, on paye pour des biens différents : une place de ciné et la VOD ne représentent pas la même chose. Là, il s’agirait exactement du même bien, le coût de départ initial serait plus faible et le processus de déclin tarifaire serait beaucoup plus rapide. Par ailleurs, lorsqu'on loue une place de cinéma ou un VOD, on n’est pas remboursé au fur et à mesure des "ventes" d’une partie du montant qu'on a investit dans la location. C’est vraiment beaucoup plus intéressant. L’intérêt serait aussi de faire entrer les œuvres dans le domaine public plus rapidement, et non juste de les avoir moins cher.
Et non, il ne parle pas que des livres. ;) On pourrait vendre n’importe quel bien immatériel via ce procédé.
A priori, le créateur ne pourrait pas relever le seuil. Pour ma part, ce qui m’embête, c’est qu’il n’y a pas de limite fixée dans le temps, comme souvent dans le crowdfounding.
Et ce qui m’ennuie aussi, c’est que Laurent Fournier ne prévoit actuellement pas d’imposer que les œuvres soient sous licence creative commons ou sous une quelconque licence libre. Ça ne gène personne ?
Il serait possible d’intégrer l’ensemble des coûts de production dans le prix global de vente. Il est même possible de répartir le revenu escompté entre plusieurs personnes. De nombreuses œuvres sont réalisées à plusieurs, certains éditeurs jouent un rôle fondamental,...
Merci beaucoup pour ce retour. :)
Menbiens