Ce texte me parait sensé, même si globalement sans intérêt. Encore une fois, si le terme mademoiselle présume du statut marital (personne non actuellement mariée), en 2014 ça ne présume en rien de son célibat. A titre d'exemple, en 2013, selon l'INSEE, 57,1 % des enfants sont nés hors mariage. En terme de sexisme, madame et monsieur distinguent les sexes dans les documents administratifs. Tout ceci est peut-être un archaïsme de l'administration, mais ce n'est pas cela qui provoque le sexisme dans la société.
Tollinchi pouvait bien dire ce qu'il veut, je m'en moque. Voir dans l'usage du féminin et du masculin dans la langue française comme du machisme, il s'agit d'un hors-sujet complet et de paranoïa aigüe. Le genre provient de l'histoire et de l'étymologie des mots et des langues, pas d'une volonté de nuire ou de discriminer : le genre grammatical n’est pas le sexe. Donnons des exemples.
En français, lune est un nom féminin et soleil est un nom masculin, en allemand c'est exactement l'inverse. On dit une antilope mais un gnou, un kangourou mais une autruche (peu importe le sexe de l'animal) ; une église mais un temple alors que grosso modo, il s'agit pourtant de la même chose. C'est vrai, les noms de métiers sont souvent masculins car autrefois ils étaient exercés par des hommes uniquement ; aujourd'hui tout le monde sait que le procureur peut être un individu de sexe féminin (le monde de la justice est d'ailleurs largement féminisé), comme le fait qu'une sage-femme puisse avoir "monsieur" pour civilité. Quant à l'accord du pluriel, il n'a rien de machiste non plus. Par exemple, des marchands ne donne aucune information sur le nombre de femmes et d'hommes présents parmi les vendeurs ; des marchandes apporte simplement une précision, mais ce n'est pas une discrimination. Si on veut insister sur le sexe des protagonistes, on peut dire des marchands et des marchandes.
[^] # Re: mon avis
Posté par Jiel (site web personnel) . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 3.
Ce texte me parait sensé, même si globalement sans intérêt. Encore une fois, si le terme mademoiselle présume du statut marital (personne non actuellement mariée), en 2014 ça ne présume en rien de son célibat. A titre d'exemple, en 2013, selon l'INSEE, 57,1 % des enfants sont nés hors mariage. En terme de sexisme, madame et monsieur distinguent les sexes dans les documents administratifs. Tout ceci est peut-être un archaïsme de l'administration, mais ce n'est pas cela qui provoque le sexisme dans la société.
Tollinchi pouvait bien dire ce qu'il veut, je m'en moque. Voir dans l'usage du féminin et du masculin dans la langue française comme du machisme, il s'agit d'un hors-sujet complet et de paranoïa aigüe. Le genre provient de l'histoire et de l'étymologie des mots et des langues, pas d'une volonté de nuire ou de discriminer : le genre grammatical n’est pas le sexe. Donnons des exemples.
En français, lune est un nom féminin et soleil est un nom masculin, en allemand c'est exactement l'inverse. On dit une antilope mais un gnou, un kangourou mais une autruche (peu importe le sexe de l'animal) ; une église mais un temple alors que grosso modo, il s'agit pourtant de la même chose. C'est vrai, les noms de métiers sont souvent masculins car autrefois ils étaient exercés par des hommes uniquement ; aujourd'hui tout le monde sait que le procureur peut être un individu de sexe féminin (le monde de la justice est d'ailleurs largement féminisé), comme le fait qu'une sage-femme puisse avoir "monsieur" pour civilité. Quant à l'accord du pluriel, il n'a rien de machiste non plus. Par exemple, des marchands ne donne aucune information sur le nombre de femmes et d'hommes présents parmi les vendeurs ; des marchandes apporte simplement une précision, mais ce n'est pas une discrimination. Si on veut insister sur le sexe des protagonistes, on peut dire des marchands et des marchandes.