• [^] # Re: Discrimination positive

    Posté par . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 6.

    Un exemple : les jurys d'évaluation pour candidature à un poste de maître de conf. Il y a des cas flagrants dans certains domaines, où malgré la compétence d'une candidate, c'est un autre qui récupère le poste. Je ne parle pas de ces postes ouverts « juste pour le principe » (parce que quelqu'un est déjà pressenti mais il faut une apparence d'ouverture), mais bien de postes où un candidat, bien que venant d'une bonne école, n'a par exemple pas vraiment eu de bonnes publis en 2 ans de postdoc, là où une autre candidate a publié dans les conférences du top 5 de son domaine... Alors il s'agit bien entendu d'un environnement particulier, le milieu académique qui a ses mandarins (même si au moins en sciences « dures » il me semble que ça s'améliore), etc. Un exemple tiré du figaro :

    Et c'est un phénomène extrêmement connu, aussi bien pour les MdC que pour les chercheurs CNRS: la qualité du dossier joue un rôle finalement mineur passé un certain seuil. Ensuite, c'est de la "co-optation" et surtout de l'arrangement entre "bons amis": "Toi t'as déjà eu 2 permanents de plus dans ton équipe en deux ans, donc cette année c'est le tour de Machin. Les quoi? Les dossiers? Ah oui, ben ils sont suffisamment bons tous les deux, pourquoi?"
    Ou encore mieux "Hé! C'est le candidat de Untel, vu nos relations vous comprendrez que je ne peux pas le laisser passer, normal, quoi!"
    Toujours est-il que ce n'est PAS un phénomène systématiquement homme contre femme (ce qui ne veut pas dire qu'il n'en est pas une composante).

    C'est quand même dommage ... D'après le même article, les femmes représentent ~57% de la population universitaire dans les facs (donc on parle d'étudiantes et postdoc/ATER). Sans aller jusqu'à dire qu'il faudrait faire du 50/50, une différence de 20% nécessite qu'on se pose des questions je trouve.

    Et quand on veut bien creuser un peu, on constate que ces 57% tout compris descendent déjà à 47% quand on arrive en doctorat. Je n'ai pas de chiffres pour les post-docs, mais je soupçonne que la proportion descend encore. Et enfin, quelle est la proportion de candidates aux concours MdC? Aucune idée!!

    Du coup, d'une part tu exagères le problème et de l'autre tu mets tout sur la gueule des jurys alors que peut-être ne jouent-ils aucun rôle dans cet écart!

    Discrimination contre les femmes?
    Verdict: preuves insuffisantes, et petit commentaire sur le ras-le-bol des présumés coupables et sur "tout ce qui affecte négativement une femme est forcément sexiste".

    Si tu veux attaquer du solide bien lourd, c'est pourtant pas difficile d'en trouver:

    https://www.google.com.hk/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=0CEkQFjAE&url=%68%74%74%70%3a%2f%2f%77%77%77%2e%63%61%72%62%6f%6f%63%65%61%6e%2e%6f%72%67%2f%75%70%6c%6f%61%64%2f%69%6d%61%67%65%73%2f%30%35%31%31%31%37%56%65%72%6f%6e%69%71%75%65%5f%52%61%64%69%65%72%2d%4e%6f%75%76%65%6c%5f%6f%62%73%65%72%76%61%74%65%75%72%2e%70%64%66&ei=v4vjUqGSAsnqiAfWlYHQDg&usg=AFQjCNGEBeVsuvvGImHWMM_4wi3slyPqoA&sig2=kZF-IetUmgEsREZgL7x-vg