Pas si cette raison vient uniquement de la religion, qui doit rester bien séparé de la loi.
Justement, elle n'en vient pas. On peut comparer ça à un autre cas. Dans l'antiquité romaine, on faisait assez peu de cas des enfants, en tout cas de bas âge :le père de famille avait droit de vie et de mort sur eux, et l'utilisait largement pour éliminer les enfants malformés, ou encore les filles en surnombre par exemple. Les juifs et les chrétiens refusaient cela, considérant que les enfants étaient des personnes humaines dont le droit à vivre était supérieur au droit du père de famille. Cette conception, ils l'appliquaient évidemment avant tout à eux-mêmes, et étaient largement incompris par le reste de la population. Mais cette conception avait une portée plus large, et a fini par devenir la règle, au point d'être imposée à tous par la loi : aujourd'hui, l'infanticide est considéré et réprimé comme tout homicide.
Le point commun ? On a une revendication à vocation universelle, qui dans ce cas précis est aujourd'hui unanimement comprise, qui était motivée par une compréhension éclairée par la religion, et totalement imcomprise du reste de la population.
Pour revenir à nos moutons, la revendication contre l'avortement volontaire n'est pas du tout unanimement comprise, et peut être juste ou erronée, mais elle est également à vocation universelle : si on le considère juste, on doit l'appliquer avant tout à soi-même, mais on veut l'appliquer à tout le monde (corollaire : si elle est reconnue juste, elle devra s'appliquer à tout le monde), et si on la considère fausse, à personne, évidemment.
Tu dis toi même que considérer qu'un embryon de moins de 3 semaines est un être humain n'est valable que dans ton cadre de pensée chretien.
Non, là tu restreins ce que j'ai dit, mais je peux expliciter : certains considèrent qu'un embryon ou un fœtus est un être humain vivant, d'autres non. Les chrétiens se placent généralement dans la première catégorie, mais rien n'empêche d'autres personnes d'y adhérer également.
[^] # Re: Moi aussi
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à -1.
Justement, elle n'en vient pas. On peut comparer ça à un autre cas. Dans l'antiquité romaine, on faisait assez peu de cas des enfants, en tout cas de bas âge :le père de famille avait droit de vie et de mort sur eux, et l'utilisait largement pour éliminer les enfants malformés, ou encore les filles en surnombre par exemple. Les juifs et les chrétiens refusaient cela, considérant que les enfants étaient des personnes humaines dont le droit à vivre était supérieur au droit du père de famille. Cette conception, ils l'appliquaient évidemment avant tout à eux-mêmes, et étaient largement incompris par le reste de la population. Mais cette conception avait une portée plus large, et a fini par devenir la règle, au point d'être imposée à tous par la loi : aujourd'hui, l'infanticide est considéré et réprimé comme tout homicide.
Le point commun ? On a une revendication à vocation universelle, qui dans ce cas précis est aujourd'hui unanimement comprise, qui était motivée par une compréhension éclairée par la religion, et totalement imcomprise du reste de la population.
Pour revenir à nos moutons, la revendication contre l'avortement volontaire n'est pas du tout unanimement comprise, et peut être juste ou erronée, mais elle est également à vocation universelle : si on le considère juste, on doit l'appliquer avant tout à soi-même, mais on veut l'appliquer à tout le monde (corollaire : si elle est reconnue juste, elle devra s'appliquer à tout le monde), et si on la considère fausse, à personne, évidemment.
Non, là tu restreins ce que j'ai dit, mais je peux expliciter : certains considèrent qu'un embryon ou un fœtus est un être humain vivant, d'autres non. Les chrétiens se placent généralement dans la première catégorie, mais rien n'empêche d'autres personnes d'y adhérer également.