• [^] # Re: J'ai bien ri (jaune)

    Posté par . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 2.

    un peu comme si je débarquais sur un forum de motards en disant: je n'ai rien contre la moto mais les motards me gonflent, la barbe c'est pas beau et en plus tout ce que je connais de la mécanique c'est la transmission bielle-manivelle.

    Tu veux dire un peu comme les journaux qui traitent des motards ici?
    Et si tu veux faire le parallèle, je te signale qu'il ne reproche pas aux féministes (encore que je devrais dire à certain(e)s féministes) d'être féministes, mais de venir effectivement faire chier les gens pour tout et n'importe quoi.

    En plus tu semble réagir suite à une espèce de discussion à base de nichon anglais de l'internet. Franchement, c'était pas de haute volée, je ne comprends pas comment tu as pu faire le lien avec le féminisme. Presque vexant.

    Faudra propager le message, parce qu'il y avait plusieurs participants qui se réclamaient du féminisme, c'est peut-être là aussi le problème.

    Pendant ce temps, les inégalités persistent malgré l'absence de de mention dans la loi et dans les institutions. De tête (attention, chiffres non exacts):

    D'autres ont déjà répondu plus haut, mais tant pis:

    -montant retraite femme=2/3 montant retraite homme (pendant la carrière: (plafond de verre)+(grosses==cotisations moindres))

    Le montant des retraites n'est pas calculé de la même manière pour tout le monde? Si, alors si la retraite n'est pas la même à la fin, c'est que la différence se trouve au début. Tes deux premiers points n'en sont qu'un.

    -quelques 20% de salaire en moins pour les femmes (part injustifiable autrement que par de la discrimination pure)

    Discrimination faite contre les mi-temps (franchement dégueu de les payer moins que les temps complets),
    discrimination contre le niveau des postes (et oui, malheureusement il y a beaucoup de femmes à des postes en bas de l'échelle, mais c'est pareil: la cause est en amont, inutile de taper sur les entreprises),
    discrimination contre les interruptions de carrière (sujet bien plus pertinent, déjà: suffirait-il d'imposer un congé paternité pour gommer cette différence? et si on autorisait les employeurs à poser LA question des enfants potentiellement à venir aux employé(e)s? Bref, tu as décrété que c'était uniquement par discrimination alors qu'il y a une logique derrière, c'est juste que tu n'aimes pas cette logique.
    Les entreprises ne font jamais de cadeaux, ni aux femmes, ni aux hommes. Un autre indicateur que tu oublies un peu vite: le taux de chômage. Il a longtemps été plus élevé chez les femmes, et depuis l'année dernière, il semble s'inverser. Crois-moi ou pas, mais quand une entreprise peut choisir, elle préfère, à compétences égales, le candidat ou la candidate la moins chère!

    Soit dit en passant, il y a plus de femmes que d'hommes en RH, et à la fin les femmes sont quand même discriminées, sans aucune autre raison que leur sexe, et à très grande échelle?

    Que ça existe, je ne le nierais certainement pas, que ce soit à hauteur de 20% généralisés, c'est bon pour TF1 une fois par an.

    Mais comme d'habitude, on va mettre le monde entier dans le même sac, on a un chiffre trompeur mais assez spectaculaire, ça va donner quand on va le balancer à heure de grande écoute.

    -je finis par les diverses violences (1 mort tous les 3 jours par violence conjugales/70000 viols par an déclarés (à 90% commis par homme sur femme)

    Je ne sais même pas si j'ai envie de commenter ça. C'est effectivement discriminatoire, on devrait peut-être promouvoir le viol des hommes par des femmes et la violence conjugale par des femmes?
    En fait, je ne vois même pas trop le rapport avec une "lutte" féministe, vu que je ne me souviens pas avoir jamais entendu quelqu'un dire que ce n'étaient pas déjà des problèmes extrêmement graves.

    CECI DIT (tous ces chiffres sont à affiner mais facilement disponibles) je ne veux accabler personne et les hommes pas concernés ne se sentiront pas concernés. Mais on peut déjà essayer de se mettre d'accord sur un constat: chiffres, études, etc...

    Ben voyons. Je constate surtout que tu balances des chiffres biaisés, que tu justifies tout par le mot magique "discrimination" et tu mets une petite couche à la fin pour dire qui doit se sentir visé et qui ne le doit pas. Pratique.

    Et réfléchir au revers de la médaille: l'impossibilité de l'aveu d'échec, de faille, de sensibilité, d'impuissance (avec ou sans jeu de mot) pour les hommes, la compétition permanente, les liens familiaux plus relâchés notamment avec les enfants (pas dans tous les cas et pas le mien en particulier). Illustration: taux de suicide (pas le chiffre, mais beaucoup plus élevé chez les hommes que chez les femmes. D'ailleurs, et pour terminer j'ai vu passer remarque acerbement gratuite de Z.: "ah bah les féministes elles pourraient réclamer l'alignement du taux de suicide", riche idée)

    Le taux de suicide plus élevé chez les hommes est-il totalement indépendant des postes occupés au travail? Beaucoup de femmes se suicident dans les quartiers défavorisés parce qu'elles ont une famille entière à gérer avec des revenus de misère alors que Monsieur s'est courageusement barré sans laisser de traces. Ça arrive souvent des hommes qui se suicident dans ces conditions? Le taux de suicide ne peut pas apprendre grand chose tout seul.

    Pardon de ne pas avoir répondu point par point.
    Maintenant j'ai faim. Kebab avec les collègues.

    Bon appétit, mais je pense que tu devrais arrêter de torcher tes commentaires.