La raison est que renforcer la présence d'hommes dans la filière artistique n'aura aucun effet sur le statut social du groupe social des hommes, tandis que renforcer la présence de femmes dans une filière ayant un statut social élevé va pouvoir (éventuellement) faire petit à petit disparaitre l'a priori comme quoi les femmes ne sont pas capables de parvenir à ces statuts "élevés".
Mais souvent, ceci est vu comme un acte "anti-homme".
J'aurais beaucoup à dire sur ce paragraphe.
Je commencerai par le gros sous-entendu que les filières artistiques ne procurent pas un statut social élevé. C'est sympa pour tous ceux et celles qui y sont.
Ensuite, vouloir plus de femmes dans certaines filières, c'est très louable, et peut-être que certains y voient un acte "anti-homme", sauf que je ne crois pas avoir jamais lu, par exemple, quelqu'un dire que les femmes ne devraient pas faire d'informatique.
Par contre, je vois deux problèmes qui arrivent immédiatement derrière:
-Le premier, c'est la méthode. Assurer un quota de femmes informaticiennes en leur fournissant des bourses et en leur mettant automatiquement des bonnes notes indépendamment de leur niveau, je ne suis pas du tout convaincu que soit la meilleure chose à faire, pourtant ça existe (relaté dans un commentaire plus haut). Pire: ça veut dire qu'on va trouver des nulles diplômées qui iront alimenter l'argumentaire "les femmes ne peuvent pas faire de bonnes informaticiennes", et on sait déjà que ça génère de gros préjugés "elle a eu son diplôme parce que c'est une femme!".
-Le deuxième, c'est le postulat qu'en l'absence de tout biais par la société, il y aurait forcément 50% d'hommes et de femmes dans toutes les filières, et donc partout où les femme sont peu nombreuses mais la filière est considérée comme "valorisante", il faut absolument faire des efforts frénétiques pour augmenter la présence féminine.
Moi je pense que dans pas mal de filières, statistiquement, il y a moins de femmes intéressées que d'hommes. Ça ne veut pas dire que les femmes n'ont rien à y faire, ni même qu'elles seraient moins douées, et certainement pas que celles qui y viennent sont moins motivées que les hommes, mais que d'une manière générale, elles seront moins nombreuses à s'y intéresser. Du coup je ne comprends pas bien l'objectif des quota de femmes à remplir un peu partout au chausse-pied si nécessaire.
On trouve d'ailleurs des filières avec très peu d'hommes, et je ne comprendrais pas bien non plus l'intérêt d'en vouloir absolument plus.
Pourtant, du point de vue féministe, je dirais qu'avoir plus d'hommes secrétaires permettrait certainement de balayer bien des clichés sur les secrétaires, et ainsi de suite.
[^] # Re: J'ai bien ri
Posté par Maclag . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 6.
J'aurais beaucoup à dire sur ce paragraphe.
Je commencerai par le gros sous-entendu que les filières artistiques ne procurent pas un statut social élevé. C'est sympa pour tous ceux et celles qui y sont.
Ensuite, vouloir plus de femmes dans certaines filières, c'est très louable, et peut-être que certains y voient un acte "anti-homme", sauf que je ne crois pas avoir jamais lu, par exemple, quelqu'un dire que les femmes ne devraient pas faire d'informatique.
Par contre, je vois deux problèmes qui arrivent immédiatement derrière:
-Le premier, c'est la méthode. Assurer un quota de femmes informaticiennes en leur fournissant des bourses et en leur mettant automatiquement des bonnes notes indépendamment de leur niveau, je ne suis pas du tout convaincu que soit la meilleure chose à faire, pourtant ça existe (relaté dans un commentaire plus haut). Pire: ça veut dire qu'on va trouver des nulles diplômées qui iront alimenter l'argumentaire "les femmes ne peuvent pas faire de bonnes informaticiennes", et on sait déjà que ça génère de gros préjugés "elle a eu son diplôme parce que c'est une femme!".
-Le deuxième, c'est le postulat qu'en l'absence de tout biais par la société, il y aurait forcément 50% d'hommes et de femmes dans toutes les filières, et donc partout où les femme sont peu nombreuses mais la filière est considérée comme "valorisante", il faut absolument faire des efforts frénétiques pour augmenter la présence féminine.
Moi je pense que dans pas mal de filières, statistiquement, il y a moins de femmes intéressées que d'hommes. Ça ne veut pas dire que les femmes n'ont rien à y faire, ni même qu'elles seraient moins douées, et certainement pas que celles qui y viennent sont moins motivées que les hommes, mais que d'une manière générale, elles seront moins nombreuses à s'y intéresser. Du coup je ne comprends pas bien l'objectif des quota de femmes à remplir un peu partout au chausse-pied si nécessaire.
On trouve d'ailleurs des filières avec très peu d'hommes, et je ne comprendrais pas bien non plus l'intérêt d'en vouloir absolument plus.
Pourtant, du point de vue féministe, je dirais qu'avoir plus d'hommes secrétaires permettrait certainement de balayer bien des clichés sur les secrétaires, et ainsi de suite.