Où? Mais où?? Très sincèrement, si c'est cela que tu as perçu, je te présente mes excuses. Je n'ai pas de haine. Du moins pas consciente.
Disons que le ton n'était pas tout à fait engageant pour une conversation saine et constructive. Elle sentait la condescendance du genre... « Womansplaining » : Ecoute mon grand, parce que je suis une femme, je vais t'expliquer comment toi homme tu dois te comporter pour lutter contre le sexisme. Et ce n'est pas grave si je me plante, comme je suis une femme, je sais mieux que toi.
Mais j'étais p'tet un peu chatouilleux pour le coup. Sans rancune hein ?
Si c'est valable pour ça, ça l'est pour tout le reste. Et cette éducation reçue est le prisme par lequel l'enfant va plus tard regarder la vie et appréhender les autres. Si dès le plus jeune âge on dit aux filles qu'elles ne peuvent faire telle ou telle chose, apprécier telle ou telle chose, sous le seul prétexte qu'elles sont des filles, on est loin de faire évoluer les choses dans le bon sens.
On est d'accord, et cela vaut bien sûr aussi pour les garçons. La question est: comment fait-on? Car le problème est qu'on ne maîtrise pas complètement ce que l'on transmet.
Oh que oui on est d'accord. Maintenant, il se trouve que j'ai à la maison deux filles, et que du coup, les méthodes pour amener vers les « bons comportements » ne seront pas forcément les mêmes qu'avec les garçons.
Je vais peut-être te surprendre, mais je suis à la maison celui qui fait le plus remarquer que attention, là, dans telle situation, c'est du sexisme. Dirigé contre les filles ou les garçons, j'essaye de montrer que le sexisme en général est une notion à éviter. Et ce n'est pas tous les jours facile. Une amie à nous est confrontée au problème inverse puisqu'elle a deux garçons. Et les préjugés, concernant un genre ou l'autre sont tenaces, surtout chez les petits. Mais notre devoir est de leur faire ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure et à les préparer à affronter tous les obstacles dus à leur genre qu'ils pourront rencontrer. Si un des garçon de mon amie veut faire infirmière, ce n'est pas une « tapette » ou une chochotte.
De la même manière, au bureau, je me bat contre justement, les expressions liant systématiquement les homosexuels à des sous-hommes. Et là encore, c'est difficile, surtout dans un milieu principalement masculin où les femmes ne sont que très peu représentées. Les réflexions qui sous-entendent qu'une des responsables du site a couché pour arriver là me font sortir de mes gonds. Bref...
Cette image du couple, obligée, morale, normée, entretient aussi la femme dans son rôle de soumission à l'homme. Dans la culture, dans les relations sociales.
Gros, énorme point d'achoppement. Cette question m'intéresse, d'ailleurs je suis en train d'y travailler avec un copain. Là j'ai pas le temps de développer. Mais pour moi la morale judéo-chrétienne n'est pas du tout antinomique avec le porno. Mais discussion intéressante en perspective!
On a systématiquement dans la morale religieuse qui nous est servie une diabolisation du corps et de l'acte sexuel. La Bible interdit explicitement la sodomie (Genèse 18:20-21 l'épisode de Sodome) et l'homosexualité (Lévitique 18:22 Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ; ce serait une abomination).
On pourrait aussi parler de l'image de la femme, par exemple dans Exode 20:17 : Tu n'auras pas de visée sur la maison de ton prochain. Tu n'auras pas de visée ni sur la femme de ton prochain, ni sur son serviteur, sa servante, son bœuf ou son âne, ni sur rien qui appartienne à ton prochain où on voit bien que la femme est réifiée et n'est pas considérée mieux que du bétail.
Certes, on me reprochera de me baser sur le pentateuque, mais, à ma connaissance, rien dans le Nouveau Testament ne vient abroger ces règles. Je ne crois pas que Jésus ait quand il a dit Evangile selon St Jean, 15:12 « Voici mon commandement : aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé », pensé à « Partousez en chœur les amis, éclatez-vous, envoyez-vous en l'air ».
De plus, les différentes bulles et autres encycliques n'ont, à ma connaissance, jamais encouragé les gens à s'enculer dans la bonne humeur ou encore à pratiquer le poly-amour. Par contre, des curés qui balancent pas de sexe avant le mariage ou la capote c'est mal, je t'en trouve à la pelle. Plus que de curés ouverts sur la chose malheureusement. Enfin, tant que les curés ne pourront pas se marier, ils ne seront pas, de mon point de vue, légitimes, à causer de cul.
Hum. Je vais avoir du mal à faire court. J'ai forcément pris ça pour moi, mais comment faire autrement? Bien sûr, un dominé est responsable de sa domination, et un dominant n'est pas seulement gagnant (cf dialectique du maître et de l'esclave). Oui, les mères élèvent leurs enfants la plupart du temps dans le maintien de l'ordre établi. Mais le rapport de force demeure inégal!
Le soucis, c'est que tu as zappé un truc dans ce que j'ai dit. Je te le redis, en mettant de l'emphase :
Ce que je dis, c'est que certaines femmes participent à la domination masculine des femmes de manière active ou en étant a minima complices
Alors oui, de nombreuses femmes s'élèvent contre cette domination, mais d'autres, et ne viens pas me dire le contraire quand on entend par exemple le discours de la manif pour tous ou de Christine Bouttin, et qui ont le pouvoir d'être entendues, participent à cette domination de l'homme sur la femme, et ce de manière très active.
Oui, le rapport de force est inégal, mais le soucis, c'est que souvent, dans le discours féministe, on entend le même amalgame. Les hommes par ci, les hommes par là, dominants, bla bla en mettant de côté les hommes qui sont justement pour plus d'égalité et qui luttent aussi, à leur manière pour que tous les genres soient considérés de la même manière. Et, à mon avis, le rapport de force est inégal parce que justement, les hommes qui pensent dans le bon sens ne sont pas associés au mouvement.
On me dira que certains blogs, une partie de la littérature féministe, les études ne font pas cet amalgame, mais il ne faut pas se voiler la face, pour la majorité des gens, la grand messe du 20h de TF1 fait force de loi et que ce n'est pas là que l'on va avoir ce discours là. L'instantanéité des médias, le fait qu'il faille que l'information soit toujours plus rapide induit nécessairement un appauvrissement du discours pour aller au plus percutant. Et tout le monde ne regarde pas Arte ou Frédéric Taddei à pas d'heure pour se renseigner.
N'es-tu pas sûre que tu vois des inexactitudes là où tu veux les voir ?
Évidemment. Et alors? N'en existent-elles pas moins?
Ma foi, il y en a sûrement, sont-elles pour autant aussi criantes et fausses que ce que tu pouvais le penser avant me concernant ?
Que ma réflexion ne soit pas tout à fait juste, surtout jetée comme ça sur le net entre deux réponses au téléphone et un déplantage de la prod en catastrophe limite forcément ma capacité à exprimer un point de vue argumenté.
Et en plus, ça devient vite un gros pavé qui risque de ne pas être lu ;-) J'avoue aussi céder à la facilité. J'avoue avoir cédé au sensationnalisme et aux astuces de nos amis les journaleux pour attirer le chaland. Et ainsi provoquer le vrai débat, celui qui nous menons en ce moment.
Et bien, dis-moi. Je serai très curieux de savoir quelles sont ces inexactitudes afin de les corriger. Mais, si possible, tu pourrais me les montrer sans penser tout de suite que je ne suis qu'un méchant homme ? Hum ? Et sans me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes ?
Là j'ai plus le temps. Mais pourquoi penserai-je que tu es un méchant homme, alors que je ne te connais pas? Je ne me place pas sur un terrain affectif, ce n'est évidemment pas la question. De même je ne sais pas quelles intentions je pourrais te prêter (et puis, nous ne sommes pas seuls, alors... un peu de retenue!)
Car de la même manière que certaines féministes généralisent sur les hommes, je me permets de généraliser sur les féministes.
Disons que, en tant qu'homme, engagé, profondément pour l'égalité des genres, quand des féministes viennent me balancer que parce que je suis un homme je suis nécessairement du côté des oppresseurs, ça a tendance à me mettre un peu hors de moi. Je ne dis pas ça pour toi, mais tu avoueras que certaines opinions exprimées ici, ou sur d'autres fils de discussions plus anciens ont une légère tendance à être un peu des jugements à l'emporte-pièce. Et je suis le premier à en faire aussi.
Donc, je dirais, maintenant que les choses sont claires, enfin, de mon point de vue, nous allons pouvoir avoir une discussion saine et constructive.
[^] # Re: J'ai bien ri
Posté par Fopossum . En réponse au journal Le féminisme me gonfle. Évalué à 5.
Disons que le ton n'était pas tout à fait engageant pour une conversation saine et constructive. Elle sentait la condescendance du genre... « Womansplaining » : Ecoute mon grand, parce que je suis une femme, je vais t'expliquer comment toi homme tu dois te comporter pour lutter contre le sexisme. Et ce n'est pas grave si je me plante, comme je suis une femme, je sais mieux que toi.
Mais j'étais p'tet un peu chatouilleux pour le coup. Sans rancune hein ?
Oh que oui on est d'accord. Maintenant, il se trouve que j'ai à la maison deux filles, et que du coup, les méthodes pour amener vers les « bons comportements » ne seront pas forcément les mêmes qu'avec les garçons.
Je vais peut-être te surprendre, mais je suis à la maison celui qui fait le plus remarquer que attention, là, dans telle situation, c'est du sexisme. Dirigé contre les filles ou les garçons, j'essaye de montrer que le sexisme en général est une notion à éviter. Et ce n'est pas tous les jours facile. Une amie à nous est confrontée au problème inverse puisqu'elle a deux garçons. Et les préjugés, concernant un genre ou l'autre sont tenaces, surtout chez les petits. Mais notre devoir est de leur faire ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure et à les préparer à affronter tous les obstacles dus à leur genre qu'ils pourront rencontrer. Si un des garçon de mon amie veut faire infirmière, ce n'est pas une « tapette » ou une chochotte.
De la même manière, au bureau, je me bat contre justement, les expressions liant systématiquement les homosexuels à des sous-hommes. Et là encore, c'est difficile, surtout dans un milieu principalement masculin où les femmes ne sont que très peu représentées. Les réflexions qui sous-entendent qu'une des responsables du site a couché pour arriver là me font sortir de mes gonds. Bref...
On a systématiquement dans la morale religieuse qui nous est servie une diabolisation du corps et de l'acte sexuel. La Bible interdit explicitement la sodomie (Genèse 18:20-21 l'épisode de Sodome) et l'homosexualité (Lévitique 18:22 Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ; ce serait une abomination).
On pourrait aussi parler de l'image de la femme, par exemple dans Exode 20:17 : Tu n'auras pas de visée sur la maison de ton prochain. Tu n'auras pas de visée ni sur la femme de ton prochain, ni sur son serviteur, sa servante, son bœuf ou son âne, ni sur rien qui appartienne à ton prochain où on voit bien que la femme est réifiée et n'est pas considérée mieux que du bétail.
Certes, on me reprochera de me baser sur le pentateuque, mais, à ma connaissance, rien dans le Nouveau Testament ne vient abroger ces règles. Je ne crois pas que Jésus ait quand il a dit Evangile selon St Jean, 15:12 « Voici mon commandement : aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé », pensé à « Partousez en chœur les amis, éclatez-vous, envoyez-vous en l'air ».
De plus, les différentes bulles et autres encycliques n'ont, à ma connaissance, jamais encouragé les gens à s'enculer dans la bonne humeur ou encore à pratiquer le poly-amour. Par contre, des curés qui balancent pas de sexe avant le mariage ou la capote c'est mal, je t'en trouve à la pelle. Plus que de curés ouverts sur la chose malheureusement. Enfin, tant que les curés ne pourront pas se marier, ils ne seront pas, de mon point de vue, légitimes, à causer de cul.
Le soucis, c'est que tu as zappé un truc dans ce que j'ai dit. Je te le redis, en mettant de l'emphase :
Alors oui, de nombreuses femmes s'élèvent contre cette domination, mais d'autres, et ne viens pas me dire le contraire quand on entend par exemple le discours de la manif pour tous ou de Christine Bouttin, et qui ont le pouvoir d'être entendues, participent à cette domination de l'homme sur la femme, et ce de manière très active.
Oui, le rapport de force est inégal, mais le soucis, c'est que souvent, dans le discours féministe, on entend le même amalgame. Les hommes par ci, les hommes par là, dominants, bla bla en mettant de côté les hommes qui sont justement pour plus d'égalité et qui luttent aussi, à leur manière pour que tous les genres soient considérés de la même manière. Et, à mon avis, le rapport de force est inégal parce que justement, les hommes qui pensent dans le bon sens ne sont pas associés au mouvement.
On me dira que certains blogs, une partie de la littérature féministe, les études ne font pas cet amalgame, mais il ne faut pas se voiler la face, pour la majorité des gens, la grand messe du 20h de TF1 fait force de loi et que ce n'est pas là que l'on va avoir ce discours là. L'instantanéité des médias, le fait qu'il faille que l'information soit toujours plus rapide induit nécessairement un appauvrissement du discours pour aller au plus percutant. Et tout le monde ne regarde pas Arte ou Frédéric Taddei à pas d'heure pour se renseigner.
Ma foi, il y en a sûrement, sont-elles pour autant aussi criantes et fausses que ce que tu pouvais le penser avant me concernant ?
Que ma réflexion ne soit pas tout à fait juste, surtout jetée comme ça sur le net entre deux réponses au téléphone et un déplantage de la prod en catastrophe limite forcément ma capacité à exprimer un point de vue argumenté.
Et en plus, ça devient vite un gros pavé qui risque de ne pas être lu ;-) J'avoue aussi céder à la facilité. J'avoue avoir cédé au sensationnalisme et aux astuces de nos amis les journaleux pour attirer le chaland. Et ainsi provoquer le vrai débat, celui qui nous menons en ce moment.
Car de la même manière que certaines féministes généralisent sur les hommes, je me permets de généraliser sur les féministes.
Disons que, en tant qu'homme, engagé, profondément pour l'égalité des genres, quand des féministes viennent me balancer que parce que je suis un homme je suis nécessairement du côté des oppresseurs, ça a tendance à me mettre un peu hors de moi. Je ne dis pas ça pour toi, mais tu avoueras que certaines opinions exprimées ici, ou sur d'autres fils de discussions plus anciens ont une légère tendance à être un peu des jugements à l'emporte-pièce. Et je suis le premier à en faire aussi.
Donc, je dirais, maintenant que les choses sont claires, enfin, de mon point de vue, nous allons pouvoir avoir une discussion saine et constructive.
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