• # Mon opinion à deux francs six sous

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La GPL est un échec (FreeBSD 10 est sorti). Évalué à 10.

    Les licences GPL et BSD n'ont pas les même finalités parce qu'elles n'avaient pas, à leur origine, les mêmes objectifs.

    La GPL est née de l'idée qu'il existe une/des communauté(s) de partage et qu'il est nécessaire de la protéger et de la promouvoir (attention, ne pas confondre communauté et contributeurs) ; cette communauté a, selon la FSF, une essence philosophique et politique. Au regard de ceci, la GPL a été définie avant tout pour assurer les auteurs et les contributeurs d'un projet que tout dérivé de ce dernier retombe dans le pot commun et profite à la communauté et donc aux utilisateurs. Elle est là pour éviter que quelqu'un (individu ou raison social) cache, rend privé, ses modifications et améliorations du projet communautaire à ses seuls fins et au détriment des utilisateurs et in fine de la communauté. La GPL considère la privatisation des efforts communs comme un mal à éviter.

    La BSD est née à l'université de Californie Berkeley et, sauf erreur de ma part, a été définie pour permettre aux étudiants de pouvoir monter une boite autour de leur projet universitaire et de le commercialiser. Raison de sa plus grande flexibilité. Dans la naissance de la BSD, il n'y a eu, derrière, aucune conscience d'une quelconque communauté. Les fondations BSD ou dérivée ne sont là que pour mutualiser les moyens et ne sont pas véhicules d'une quelconque philosophie ou politique du partage ; s'il y a philosophie, elle est avant tout véhiculée par des contributeurs ou des auteurs de tel ou tel projet sous licence BSD ou dérivée. La BSD ne considère pas la privatisation d'un projet, du "savoir", comme un mal.