• [^] # Re: Application au vote électronique ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le chiffrement homomorphe. Évalué à 10.

    En revanche, ce système donne les mêmes garanties (en dehors de la compréhension mathématique) qu'un vote normal, voire plus de sécurité en fait comme expliqué pour la comptabilisation des votes.

    La dématérialisation rend impossible de constater ce qui se passe avec les sens d'un humain. Donc il faut passer par un intermédiaire technique pour accéder à une information, et toute la difficulté est techniquement de rendre cet intermédiaire fiable. C'est le souci de l'exactitude du processus pratique (le matériel sur toute la chaîne fait juste ce qu'il doit, le logiciel sur toute la chaîne fait juste ce qu'il doit, les humains sur toute la chaîne font juste ce qu'ils doivent, etc.).

    La compréhension complète du processus théorique est un autre point (pourquoi les matériels/logiciels/humains font ce qu'ils font dans le processus et comment on s'en assure, pourquoi ça me donne confiance dans ce processus démocratique).

    Maintenant, quelle est vraiment la différence entre faire confiance à des dépouilleurs et faire confiance à des experts qui certifie le système ?

    Les dépouilleurs ont des intérêts divergents. Les dépouilleurs ne sont pas choisis par une seule partie prenante.

    Sachant que : les experts sont des associations, le gouvernement, des chercheurs, et c'est sous-entendu que n'importe qui peut prétendre à être expert ou à contre-vérifier le système disons, et bien sur que n'importe qui peut vérifier la signature du système quand il est déployé.

    En France, actuellement, ça n'arrive pas, ni en vote par ordinateurs de vote, ni en vote par internet (contexte institutionnel ou professionnel), l'organisateur de l'élection et/ou le fournisseur de la solution impose des contraintes de secret industriel/commercial, de restrictions de sécurité ou de confidentialité, des contraintes techniques, etc. qui font que les experts sont choisis par une partie prenante (ça va être l'ANSSI, la CNIL, un expert choisi par le ministère, le prestataire payé par l'organisateur, etc.). Mais jamais « n'importe qui », pas n'importe quel électeur, pas n'importe quel représentant des électeurs. (Et même les experts choisis n'ont pas forcément accès à tout.)

    N'importe qui peut. N'importe qui ne le fait pas. Mais n'importe qui de motivé peut le faire. Tandis que dans le vote électronique, jusque là, c'est n'importe qui d'autorisé peut.