Le premier étant la notion même de citoyen, qui est excluante dans sa définition. Qui est citoyen, qui ne l'est pas, titre qui se mérite, ou qui se perd (par exemple en prison, etc.). Chez les grecs, c'était gross-modo 20-25% de la population. On pourrait donc qualifier ce système de « citoyenocratie » plutôt que de démocratie. (c'est pas tout le peuple qui a le pouvoir).
Le deuxième, celui que tu cite, est à mon avis un mal nécessaire (et pas tant un mal que ça). Déjà, à l'époque de la démocratie athénienne, Aristote se moquait du fort taux d'absence aux assemblées. La politique, ça n’intéressera jamais tout le monde. Et de forcer les gens (comme avec le service militaire), ne serait sûrement pas la méthode la plus efficace. Ensuite si on demande l'avis, sur un sujet, à quelqu'un qui s'en fout, il dira un truc un peu au hasard, même si le contraire ne le dérange pas plus que ça. Et pour finir, se baser sur les volontaires, c'est un peu le fonctionnement d'internet et des logiciels libres, et ça marche pas si mal que ça.
En tout cas, même si ça fait un biais, ça me parait beaucoup plus léger que les biais actuellement en place. Cela donnerai la possibilité réel à tout le monde, si il le souhaite, de changer les lois, et non pas simplement de déléguer ce pouvoir.
[^] # Re: Est ce que le peuple doit avoir le pouvoir
Posté par gnujsa . En réponse au journal Démocratie : histoire d'un malentendu. Évalué à 1.
Oui, il y a un biais. Plusieurs même.
Le premier étant la notion même de citoyen, qui est excluante dans sa définition. Qui est citoyen, qui ne l'est pas, titre qui se mérite, ou qui se perd (par exemple en prison, etc.). Chez les grecs, c'était gross-modo 20-25% de la population. On pourrait donc qualifier ce système de « citoyenocratie » plutôt que de démocratie. (c'est pas tout le peuple qui a le pouvoir).
Le deuxième, celui que tu cite, est à mon avis un mal nécessaire (et pas tant un mal que ça). Déjà, à l'époque de la démocratie athénienne, Aristote se moquait du fort taux d'absence aux assemblées. La politique, ça n’intéressera jamais tout le monde. Et de forcer les gens (comme avec le service militaire), ne serait sûrement pas la méthode la plus efficace. Ensuite si on demande l'avis, sur un sujet, à quelqu'un qui s'en fout, il dira un truc un peu au hasard, même si le contraire ne le dérange pas plus que ça. Et pour finir, se baser sur les volontaires, c'est un peu le fonctionnement d'internet et des logiciels libres, et ça marche pas si mal que ça.
En tout cas, même si ça fait un biais, ça me parait beaucoup plus léger que les biais actuellement en place. Cela donnerai la possibilité réel à tout le monde, si il le souhaite, de changer les lois, et non pas simplement de déléguer ce pouvoir.