Je sais qu'il y a une part de provocation dans la récupération de cette citation et son application à la propriété intellectuelle (PI), mais je pense que ça serait intéressant de distinguer deux types de protection intellectuelle.
Il y a d'abord la protection intellectuelle dite du droit d'auteur, qui permet entre autre au libre d'exister, car le droit sur une oeuvre permet de la lier à une licence d'utilisation. Sans la PI, le libre ne pourrait pas imposer à un utilisateur de fournir les sources ou la licence libre d'une application ou d'un module logiciel redistribué. Ce serait alors simplement du domaine publique, qui n'est paradoxalement pas le meilleur ami du libre.
Et il y a l'autre protection intellectuelle, dite industrielle, qui impiète sur le bien commun. C'est cette protection qui va empêcher quelqu'un de pouvoir légalement créer un produit informatique en lui donnnant (par exemple) un nom contenant une couleur d'un fruit délicieux que l'on mange en hiver, ou de jouer certaines musiques dans un espace accessible au public sans se voir imposer une taxe par un organisme gouvernemental très opaque. Les deux cas sont une restriction d'une liberté publique ou individuelle au profit d'un tiers, donné par l'état afin de favoriser une industrie, souvent au prétexte de l'innovation qu'il faut financer (car il est apparemment légitime de restreindre une liberté afin qu'un tiers puisse mieux s'enrichir).
# " La propriété intellectuelle c'est le vol"
Posté par davenouille . En réponse au journal La propriété intellectuelle c'est le vol et la censure - Le changement c'est quoi ?. Évalué à 1.
Je sais qu'il y a une part de provocation dans la récupération de cette citation et son application à la propriété intellectuelle (PI), mais je pense que ça serait intéressant de distinguer deux types de protection intellectuelle.
Il y a d'abord la protection intellectuelle dite du droit d'auteur, qui permet entre autre au libre d'exister, car le droit sur une oeuvre permet de la lier à une licence d'utilisation. Sans la PI, le libre ne pourrait pas imposer à un utilisateur de fournir les sources ou la licence libre d'une application ou d'un module logiciel redistribué. Ce serait alors simplement du domaine publique, qui n'est paradoxalement pas le meilleur ami du libre.
Et il y a l'autre protection intellectuelle, dite industrielle, qui impiète sur le bien commun. C'est cette protection qui va empêcher quelqu'un de pouvoir légalement créer un produit informatique en lui donnnant (par exemple) un nom contenant une couleur d'un fruit délicieux que l'on mange en hiver, ou de jouer certaines musiques dans un espace accessible au public sans se voir imposer une taxe par un organisme gouvernemental très opaque. Les deux cas sont une restriction d'une liberté publique ou individuelle au profit d'un tiers, donné par l'état afin de favoriser une industrie, souvent au prétexte de l'innovation qu'il faut financer (car il est apparemment légitime de restreindre une liberté afin qu'un tiers puisse mieux s'enrichir).