Tu veux jouer à ça ? [...]
Avec R=0,06 m, \omega = 1000 rad/s et \rho = 2500 kg/m³ (pour de l'époxy), ça nous fait une tension maximale de 5 MPa. Sachant que les tensions de rupture des matériaux courants sont de l'ordre de 100 MPa, on est encore loin du compte.
Conclusion, soit certains CD sont bien merdiques et avec un bon CD on va être largement plus emmerdé avec la vitesse du son qu'avec la résistance du matériau, soit il y a un autre phénomène auquel ni toi ni moi n'avons pensé.
Je reconnais que le début de mon commentaire était un peu moqueur, mais tu as souvent l'air assez sûr de toi, c'était tentant.
Tu parles de tension de rupture des matériaux courants mais tu ne dis pas de quels matériaux il s'agit, ça manque de précision (le métal, le bois et les plastiques n'ont pas la même solidité).
Je ne m'y connais pas en formules dans la résistance des matériaux (je suis plutôt matheux que physicien), mais sans recourir à des calculs (que j'avais fait pas curiosité), il n'est pas difficile d'imaginer qu'un disque de bête plastique non conçu pour ça ait du mal à encaisser des taux de rotation que n'atteignaient pas les disques durs il y a encore quelques années.
Les expériences poursuivies par le chercheur montrent bien qu'un CD ne tient pas le coup, et ce bien avant la vitesse du son. J'ai cité le chiffre de 10 000 tr/min mais même à 27 000 tr/min (vitesse de ses tests) la vitesse du bord du disque n'est que la moitié de celle du son (et l'accélération encore plus dingue, de l'ordre de 48 000 g). Je me demande même si on ne pourrait pas faire dépasser la vitesse du son à un disque de métal (ou d'un composite bien choisi), c'est une question de puissance.
[^] # Re: Explosion en vol de CD-ROM
Posté par Olivier Jeannet . En réponse à la dépêche Explosion en vol de CD-ROM. Évalué à 1.
Avec R=0,06 m, \omega = 1000 rad/s et \rho = 2500 kg/m³ (pour de l'époxy), ça nous fait une tension maximale de 5 MPa. Sachant que les tensions de rupture des matériaux courants sont de l'ordre de 100 MPa, on est encore loin du compte.
Conclusion, soit certains CD sont bien merdiques et avec un bon CD on va être largement plus emmerdé avec la vitesse du son qu'avec la résistance du matériau, soit il y a un autre phénomène auquel ni toi ni moi n'avons pensé.
Je reconnais que le début de mon commentaire était un peu moqueur, mais tu as souvent l'air assez sûr de toi, c'était tentant.
Tu parles de tension de rupture des matériaux courants mais tu ne dis pas de quels matériaux il s'agit, ça manque de précision (le métal, le bois et les plastiques n'ont pas la même solidité).
Je ne m'y connais pas en formules dans la résistance des matériaux (je suis plutôt matheux que physicien), mais sans recourir à des calculs (que j'avais fait pas curiosité), il n'est pas difficile d'imaginer qu'un disque de bête plastique non conçu pour ça ait du mal à encaisser des taux de rotation que n'atteignaient pas les disques durs il y a encore quelques années.
Les expériences poursuivies par le chercheur montrent bien qu'un CD ne tient pas le coup, et ce bien avant la vitesse du son. J'ai cité le chiffre de 10 000 tr/min mais même à 27 000 tr/min (vitesse de ses tests) la vitesse du bord du disque n'est que la moitié de celle du son (et l'accélération encore plus dingue, de l'ordre de 48 000 g). Je me demande même si on ne pourrait pas faire dépasser la vitesse du son à un disque de métal (ou d'un composite bien choisi), c'est une question de puissance.