Pour avoir encadré une équipe qui bossait dans la relation client pendant 3 ans et mené pas mal de recrutement, j'ai pu voir la façon dont des gens plus ou moins diplômés, souvent jeunes se débrouillaient avec l'usage courant de l'informatique.
Évidemment, tout dépend du contexte professionnel mais il y a fort à parier que dans une carrière ou au fil des boulots que quelqu'un peut prendre, il lui faudra s'adapter à des tas d'organisations et d'outils différents, probablement des applis métiers spécifiques, des façons de bosser différentes avec les mêmes outils et des versions différentes du même logiciel. L'adaptabilité est donc le seul truc qui compte. Oui, Word domine dans les entreprises mais la simple multiplicité des versions en circulation et des usages suffit à invalider l'argument.
Entre quelqu'un qui capte vite et quelqu'un qui déroule une procédure sans la comprendre, le choix est vite fait. Sauf bien entendu quand la personne qui recrute est elle-même un piètre utilisateur de l'informatique qui va avoir des sueurs froides à chaque fois que quelque chose de nouveau va se présenter à lui en matière d'outil informatique. A l’inverse, quelqu'un de débrouillard ira même chercher de nouvelles solutions pour améliorer sa façon de bosser, ce qui est éminemment profitable à l'organisation qui l'emploie.
Considérant que les arguments rationnels ne portent pas, on pourrait sans mal parler "d’illettrisme informatique" (ou trouver un mot qui désigne plus spécifiquement l'usage de l'informatique) pour désigner les gens qui sont incapables de se démerder avec des outils logiciels et renvoyer les défenseurs de l'enseignement de l'informatique en mode singe savant à une négation de l'individu et à vision mécaniste du travail où l'employé doit prétendument se contenter d'appliquer des consignes sans réfléchir (ce qui ne marche dans la pratique jamais, appliquer strictement la consigne mène systématiquement au blocage d'une organisation). Avec ce genre de discours, mon brave monsieur, c'est la compétitivité de l'économie française qu'on enterre.
# polyvalence
Posté par luk . En réponse à la dépêche Pourquoi Microsoft Word doit mourir ?. Évalué à 10.
Pour avoir encadré une équipe qui bossait dans la relation client pendant 3 ans et mené pas mal de recrutement, j'ai pu voir la façon dont des gens plus ou moins diplômés, souvent jeunes se débrouillaient avec l'usage courant de l'informatique.
Évidemment, tout dépend du contexte professionnel mais il y a fort à parier que dans une carrière ou au fil des boulots que quelqu'un peut prendre, il lui faudra s'adapter à des tas d'organisations et d'outils différents, probablement des applis métiers spécifiques, des façons de bosser différentes avec les mêmes outils et des versions différentes du même logiciel. L'adaptabilité est donc le seul truc qui compte. Oui, Word domine dans les entreprises mais la simple multiplicité des versions en circulation et des usages suffit à invalider l'argument.
Entre quelqu'un qui capte vite et quelqu'un qui déroule une procédure sans la comprendre, le choix est vite fait. Sauf bien entendu quand la personne qui recrute est elle-même un piètre utilisateur de l'informatique qui va avoir des sueurs froides à chaque fois que quelque chose de nouveau va se présenter à lui en matière d'outil informatique. A l’inverse, quelqu'un de débrouillard ira même chercher de nouvelles solutions pour améliorer sa façon de bosser, ce qui est éminemment profitable à l'organisation qui l'emploie.
Considérant que les arguments rationnels ne portent pas, on pourrait sans mal parler "d’illettrisme informatique" (ou trouver un mot qui désigne plus spécifiquement l'usage de l'informatique) pour désigner les gens qui sont incapables de se démerder avec des outils logiciels et renvoyer les défenseurs de l'enseignement de l'informatique en mode singe savant à une négation de l'individu et à vision mécaniste du travail où l'employé doit prétendument se contenter d'appliquer des consignes sans réfléchir (ce qui ne marche dans la pratique jamais, appliquer strictement la consigne mène systématiquement au blocage d'une organisation). Avec ce genre de discours, mon brave monsieur, c'est la compétitivité de l'économie française qu'on enterre.