Jak n'a pas nié qu'il faut une limite, il a simplement fait remarquer que la limite imposée était mal évaluée
Le sieur Zenitram a écrit ceci :
Toi, tu veux juste faire comme tu as envie, en ayant rien à foutre de la loi. Pourquoi pour toi?
Après que j ́ai écrit ceci :
Justement, si un chauffeur déborde régulièrement, il y a des raisons de le chopper (sur 28 jours, ça se voit).
et ceci :
Et il se trouve en fait que c ́est assez simple à gérer pour être légal.
ce qui me semble un peu cavalier.
Je ne dis pas d ́ailleurs que la limite est mal évaluée (c ́est une limite décidée en fonction de toute une tripotée de critères qui vont de la sécurité du public à la gestion de la fatigue en passant par le respect des salariés), juste que parfois, ben, on rate la limite pour des raisons indépendantes de notre volonté. Changer la limite ne changera rien (exemples en gros : en Europe, on peut rouler 9H (et 2 fois dans la semaine 10H) sur une fenêtre de 15H, aux États-Unis, 11H sur une fenêtre de 14H et au Canada 13H sur une fenêtre de 16H).
De plus, il est vrai que j ́ai déjà dépassé mes heures de conduite pour convenance personnelle (mais on est très loin d ́une pratique régulière), et je ne nie pas que si j ́avais été arrêté, j ́aurais dû être verbalisé, je ne quémande pas la clémence.
De la même façon qu ́une condamnation pour excès de vitesse ou conduite en état d ́ivresse, il faut prendre ses responsabilités. Mais autant il est difficile de justifier un excès de vitesse ou un taux d ́alcoolémie trop élevé, autant, encore une fois, en ce qui concerne le dépassement de temps de conduite, il arrive que des situations l ́imposent.
Tiens, je repense encore à un cas intéressant survenu il y a quelques mois : après sa journée de travail (étalée de 22h à 13h le lendemain), un chauffeur s ́arrête juste après avoir rechargé chez un client, à un endroit où il y a juste la place pour un camion. Jusque là, normal, début de repos, et impossibilité réglementaire de bouger le camion avant que 9H de repos soient faites. 5H plus tard, réveil en sursaut : un incendie s ́est déclaré dans la zone d ́entreposage adjacente et menace de faire brûler le camion. Le chauffeur choisit donc de bouger pour aller se garer 5 minutes plus loin (pas de place de stationnement plus proche).
Aurait-il fallu laisser brûler le camion pour respecter à la lettre la réglementation (Arf, j ́imagine le coup de fil au patron) ? J ́en vois ici qui prétendent que oui.
[^] # Re: Pareil
Posté par Jak . En réponse au journal Taxe poids lourds. Évalué à 1.
Le sieur Zenitram a écrit ceci :
Après que j ́ai écrit ceci :
et ceci :
ce qui me semble un peu cavalier.
Je ne dis pas d ́ailleurs que la limite est mal évaluée (c ́est une limite décidée en fonction de toute une tripotée de critères qui vont de la sécurité du public à la gestion de la fatigue en passant par le respect des salariés), juste que parfois, ben, on rate la limite pour des raisons indépendantes de notre volonté. Changer la limite ne changera rien (exemples en gros : en Europe, on peut rouler 9H (et 2 fois dans la semaine 10H) sur une fenêtre de 15H, aux États-Unis, 11H sur une fenêtre de 14H et au Canada 13H sur une fenêtre de 16H).
De plus, il est vrai que j ́ai déjà dépassé mes heures de conduite pour convenance personnelle (mais on est très loin d ́une pratique régulière), et je ne nie pas que si j ́avais été arrêté, j ́aurais dû être verbalisé, je ne quémande pas la clémence.
De la même façon qu ́une condamnation pour excès de vitesse ou conduite en état d ́ivresse, il faut prendre ses responsabilités. Mais autant il est difficile de justifier un excès de vitesse ou un taux d ́alcoolémie trop élevé, autant, encore une fois, en ce qui concerne le dépassement de temps de conduite, il arrive que des situations l ́imposent.
Tiens, je repense encore à un cas intéressant survenu il y a quelques mois : après sa journée de travail (étalée de 22h à 13h le lendemain), un chauffeur s ́arrête juste après avoir rechargé chez un client, à un endroit où il y a juste la place pour un camion. Jusque là, normal, début de repos, et impossibilité réglementaire de bouger le camion avant que 9H de repos soient faites. 5H plus tard, réveil en sursaut : un incendie s ́est déclaré dans la zone d ́entreposage adjacente et menace de faire brûler le camion. Le chauffeur choisit donc de bouger pour aller se garer 5 minutes plus loin (pas de place de stationnement plus proche).
Aurait-il fallu laisser brûler le camion pour respecter à la lettre la réglementation (Arf, j ́imagine le coup de fil au patron) ? J ́en vois ici qui prétendent que oui.