• [^] # Re: Province ?

    Posté par . En réponse au journal Les JT c'était déjà pas glorieux, mais là on atteint des sommets.... Évalué à 0. Dernière modification le 05 novembre 2013 à 23:27.

    Tu conçois donc qu'il peut y avoir des raisons techniques (bassin de population, économie, réseaux routiers et ferroviaires, infrastructures, etc.) qui font qu'on prend en considération la différence entre la région parisienne d'une part, et le reste de la France d'autre part.

    Certainement pas. Je conçois en revanche qu'il peut y avoir des raisons techniques qui fassent qu'on prenne en compte les spécificité d'une région, quelle qu'elle soit.

    Et je repose la question, parce qu'il y a toujours autant de critique, mais toujours pas de réponse : À l'époque où il fallait faire 16-1 pour appeler la région parisienne depuis l'extérieur de la région parisienne, comment devait-on dire ? Dans une émission télévisée par exemple.
    « Pour appeler, faites le 16-1 depuis l'extérieur de la région parisienne, puis XX-XX-XX-XX ». C'est peut être plus beaucoup mieux, mais c'est un poil plus long que « depuis la province ».

    Je sais qu'il faut faire le +33 pour m'appeler d'un autre pays, ce n'est pas pour ça que je le spécifie à mes contacts français. Il aurait suffit d'indiquer le numéro le plus universel, celui avec le préfixe. Je suppose que même facultatif, il fonctionnait aussi pour les habitants de la région parisienne ? (ce n'est pas une question réthorique, je n'en sais vraiment rien).

    Et aujourd'hui la situation est-elle beaucoup mieux ? On utilise le même préfixe téléphonique (04) pour appeler un Corse, un Auvergnat ou un Lyonnais. Pourtant c'est pas tout à fait la même culture, la même économie, la même géographie, etc.
    Comment ose-t-on faire un gros pâté « sud-est » alors que ça n'a rien à voir ? Encore un coup de ces salauds de Parisiens !

    Et c'est moi qui tombe dans le délire de persécution :)
    Pour être clair : je ne pense pas que quiconque pense à mal en utilisant le terme de province, sauf certains pédants assumés, je dis que ce terme, même utilisé sans méchanceté, porte une connotation péjorative et méprisante.

    Tu peux offrir à une ville une infrastructure particulière en raison de diverses considérations techniques. Personnelement, je me fous éperduement que Paris ait pu disposer de son propre préfixe téléphonique, qui était par ailleurs dans sa notation une dérogation au préfixe standard : 16, la norme, 16-1, l'exception.

    Le concept de province est à mon sens porteur de considérations bien plus culturelles que technique. Il s'agit – de façon amoindrie, certes – du même type de rapports qu'entretenaient les Grecs avec les « Barbares », les autres, ceux qui étaient à l'extérieur de la cité. Et ça, rien ne peut le justifier.

    Tu viens de comprendre que le terme n'existe pas pour séparer les bons parisiens des méchants provinciaux, mais bien parce qu'il y a une disparité, une asymétrie, qui existe. L'histoire de la France fait que c'est centré sur Paris, ça aurait pu être ailleurs.

    Merci pour la leçon. Je veux bien un susucre, en passant.
    Il y a une asymétrie entre n'importe quel endroit et le reste du monde. Ce n'est certainement pas pour cela que tu peux imposer cette conception à ce qui est précisément le reste du monde. Tu ne m'as pas répondu non plus : considère-tu qu'un chinois est un « étranger » dans l'absolu, ou bien ne l'est-il que de ton point de vue de français ? La province n'existe au même titre que dans les yeux du parisien, elle n'a aucune existence propre. Les « autres » ne dénient pas aux Parisiens leur identité, merci de faire d'en faire autant.