C'est un avantage, il ne faut rien modifier car le rendu est toujours excellent.
C'est faux, et c'est même un problème. Par exemple, le traitement par défaut des overfull box est catastrophique : Latex ne fait rien, ce qui génère un rendu dégueu. Certes, avec des Warnings, mais ce n'est pas ce que j'attends d'un traitement de texte : je veux les warnings ET le meilleur rendu possible étant donné la situation.
Concrètement, quand Latex n'arrive pas à faire une césure, il fait dépasser le texte dans la marge de droite, ce qui est la pire des solutions : le rendu avec l'option \sloppy est bien moins désagraéable.
Un autre exemple évident est l'alignement des figures à gauche. Pourquoi pas, mais quand la figure est plus large que la zone de texte, Latex la fait dépasser sur la marge de droite, voire tronque la figure quand elle est trop large pour la page, ce qui encore est visuellement choquant. Il faut manuellement inclure les figures et tableaux dans des mbox centrées pour obtenir un rendu acceptable (figure centrée par rapport à la zone de texte).
Par défaut, Latex n'évite pas les veuves et les orphelines, ce qui est aussi considéré comme une bonne pratique en typographie.
Par défaut, la taille et la police des légendes des figures est identique au texte, ce qui pose des problèmes de lecture quand les figures sont insérées en haut de page, ou quand les légendes sont importantes.
Par défaut, avec l'option frencb, Latex insère des espaces insécables avant les doubles ponctuations, mais ces espaces ne sont pas fines.
J'aurais plein d'exemples comme ça : Latex a une certaine flexibilité, mais les options par défaut ne sont pas nécessairement bien choisies, et certains comportements sont extrêmement déroutants. Le terminal est floodé par des underful et des overful boxes, et Latex choisit parfois la pire des options quand il n'arrive pas à rendre les choses correctement. Bref, c'est faux de dire que le rendu par défaut est parfait : pour avoir un rendu typographiquement très bon, il faut régler un grand nombre de détails à la main.
Et si tu veux modifier un petit detail c'est que tu n'as pas besoin de le modifier.
Ouais, tu sais mieux que l'utilisateur ce qu'il souhaite. "It's not a bug, it's a feature".
Si tu dois te corformer à un style particulier (soumission à une revue scientifique, typiquement), alors tu dois gérer tout plein de petits détails idiots : changer la numérotation, mettre des titres en italique, etc.
Si tu dois fournir un nombre de pages précis, tu vas devoir gérer la taille des marges, des interlignes, etc.
Si tu dois produire un document professionnel, tu peux vouloir coller au style de document que tes collègues créent à partir de Word, quitte à reproduire des petites imperfections typographiques.
A force j'ai accepter que latex me mette les image ou il veut, finalement c'est vraiment mieux structuré ainsi.
Pas d'accord, Latex insiste souvent pour privilégier le rendu (équilibre texte/figures) au confort de lecture. En pratique, Latex n'anticipe jamais l'insertion des figures, alors que la logique veut dans beaucoup de cas que la figure soit affichée sur la même page (ou la même double page dans un livre) que le texte où elle est appelée, afin de ne pas devoir feuilleter le document pour comparer cette figure au texte correspondant. Latex ne sait pas prendre ça en compte, et je trouve ça super lourd.
En bref, tu sembles croire que les règles typographiques sont uniques, universelles, et fixes. Tu sembles aussi croire que les règles implémentées dans Latex sont consensuelles. Les deux idées sont fausses.
[^] # Re: Langage
Posté par arnaudus . En réponse au journal Le HTML (epub3) peut il détrôner latex (surtout beamer) ?. Évalué à 10.
C'est faux, et c'est même un problème. Par exemple, le traitement par défaut des overfull box est catastrophique : Latex ne fait rien, ce qui génère un rendu dégueu. Certes, avec des Warnings, mais ce n'est pas ce que j'attends d'un traitement de texte : je veux les warnings ET le meilleur rendu possible étant donné la situation.
Concrètement, quand Latex n'arrive pas à faire une césure, il fait dépasser le texte dans la marge de droite, ce qui est la pire des solutions : le rendu avec l'option \sloppy est bien moins désagraéable.
Un autre exemple évident est l'alignement des figures à gauche. Pourquoi pas, mais quand la figure est plus large que la zone de texte, Latex la fait dépasser sur la marge de droite, voire tronque la figure quand elle est trop large pour la page, ce qui encore est visuellement choquant. Il faut manuellement inclure les figures et tableaux dans des mbox centrées pour obtenir un rendu acceptable (figure centrée par rapport à la zone de texte).
Par défaut, Latex n'évite pas les veuves et les orphelines, ce qui est aussi considéré comme une bonne pratique en typographie.
Par défaut, la taille et la police des légendes des figures est identique au texte, ce qui pose des problèmes de lecture quand les figures sont insérées en haut de page, ou quand les légendes sont importantes.
Par défaut, avec l'option frencb, Latex insère des espaces insécables avant les doubles ponctuations, mais ces espaces ne sont pas fines.
J'aurais plein d'exemples comme ça : Latex a une certaine flexibilité, mais les options par défaut ne sont pas nécessairement bien choisies, et certains comportements sont extrêmement déroutants. Le terminal est floodé par des underful et des overful boxes, et Latex choisit parfois la pire des options quand il n'arrive pas à rendre les choses correctement. Bref, c'est faux de dire que le rendu par défaut est parfait : pour avoir un rendu typographiquement très bon, il faut régler un grand nombre de détails à la main.
Ouais, tu sais mieux que l'utilisateur ce qu'il souhaite. "It's not a bug, it's a feature".
Si tu dois te corformer à un style particulier (soumission à une revue scientifique, typiquement), alors tu dois gérer tout plein de petits détails idiots : changer la numérotation, mettre des titres en italique, etc.
Si tu dois fournir un nombre de pages précis, tu vas devoir gérer la taille des marges, des interlignes, etc.
Si tu dois produire un document professionnel, tu peux vouloir coller au style de document que tes collègues créent à partir de Word, quitte à reproduire des petites imperfections typographiques.
Pas d'accord, Latex insiste souvent pour privilégier le rendu (équilibre texte/figures) au confort de lecture. En pratique, Latex n'anticipe jamais l'insertion des figures, alors que la logique veut dans beaucoup de cas que la figure soit affichée sur la même page (ou la même double page dans un livre) que le texte où elle est appelée, afin de ne pas devoir feuilleter le document pour comparer cette figure au texte correspondant. Latex ne sait pas prendre ça en compte, et je trouve ça super lourd.
En bref, tu sembles croire que les règles typographiques sont uniques, universelles, et fixes. Tu sembles aussi croire que les règles implémentées dans Latex sont consensuelles. Les deux idées sont fausses.