Moi, ça fait des années que j'utilise ce mot. Du coup, ce sont ceux qui soudainement ont envie de réagir là-dessus qui me paraissent étranges.
Ensuite, on peut pinailler sur la nécessité de changer "chef" et pas "sentinelle", mais ce pinaillage me parait tout aussi stupide (voire plus, cf. ci-dessous) que ceux qui pinaillaient quand "cheffe" n'existaient pas.
Sinon, un moyen d'évaluer la pertinence d'une demande de changement, c'est de fermer les yeux et de regarder l'image mentale qu'on se fait d'une sentinelle. Moi, j'y vois un homme. Donc, il n'y a pas vraiment de problème, les hommes ne sont pas inconsciemment défavorisés pour cette profession. Si on me demande de faire la même chose avec "un chef d'entreprise", j'imagine aussi un homme et pas une femme. D'où l'intérêt d'utiliser "une cheffe" ou "une chef" (mais je préfère "cheffe", goût et couleur, tout ça). D'autant plus que les mots féminisés référent surtout aux activités des hautes classes (c'est pas du tout le cas pour "sentinelle" ou "recrue"), ce qui participe à une vision inconsciente où les hommes sont plus capables de ces fonctions que les femmes.
[^] # Re: À quand le Alan Turing day?
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Ada Lovelace day 2013, le bilan. Évalué à 2.
Moi, ça fait des années que j'utilise ce mot. Du coup, ce sont ceux qui soudainement ont envie de réagir là-dessus qui me paraissent étranges.
Ensuite, on peut pinailler sur la nécessité de changer "chef" et pas "sentinelle", mais ce pinaillage me parait tout aussi stupide (voire plus, cf. ci-dessous) que ceux qui pinaillaient quand "cheffe" n'existaient pas.
Sinon, un moyen d'évaluer la pertinence d'une demande de changement, c'est de fermer les yeux et de regarder l'image mentale qu'on se fait d'une sentinelle. Moi, j'y vois un homme. Donc, il n'y a pas vraiment de problème, les hommes ne sont pas inconsciemment défavorisés pour cette profession. Si on me demande de faire la même chose avec "un chef d'entreprise", j'imagine aussi un homme et pas une femme. D'où l'intérêt d'utiliser "une cheffe" ou "une chef" (mais je préfère "cheffe", goût et couleur, tout ça). D'autant plus que les mots féminisés référent surtout aux activités des hautes classes (c'est pas du tout le cas pour "sentinelle" ou "recrue"), ce qui participe à une vision inconsciente où les hommes sont plus capables de ces fonctions que les femmes.