Pourquoi donc, que ce soit par nature ou par culture, ça change quoi au juste ?
Ça me paraît évident: si il s'avère que la préférence ou le dégoût est inscrite dans la nature de la personne en raison de son sexe (mais ce raisonnement vaudrait pour n'importe quelle caractéristique biologique), alors il est inutile d'essayer de changer quoi que ce soit aux tendances du groupe. Dans notre exemple, si tu postules que par nature les femmes ont peu de goût ou peu d'aptitude pour l'informatique, alors il est inutile d'essayer de les intéresser à cette discipline ni même de se poser la question de pourquoi elle sont si peu nombreuses dans ce domaine.
Symétriquement, on pourrait dire que les hommes n'ont aucun goût ni aucun talent pour changer des couches ou récurer les surfaces.
C'est bien pratique, mais la dimension sociale de la question est ainsi complètement occultée.
Il apparaît déjà une contradiction puisqu'on trouve des femmes dans l'informatique, et ce malgré la difficulté qu'il y a de s'intégrer pour elles dans un milieu masculin, avec des codes (sans jeu de mot!) particuliers qui peuvent être source d'exclusion ou de mise à l'écart.
Mais si l'on écarte cette hypothèse, alors on doit se demander par quels mécanismes on en arrive à cette situation, et si elle est juste.
Chez la plupart des animaux, les mâles se font remarquer par leur parure, chez nous c'est plutôt le contraire, est-ce naturel ou culturel ?
Les animaux ne s'habillent pas, que je sache. Et puis, ne soyons ni européocentristes, ni vingtetunièmocentriste: en d'autres temps, en d'autres lieux, on voit des hommes se parer et se vêtir de façon moins terne qu'en France aujourd'hui...
Les noirs sont meilleurs en course à pied, si on pense que c'est par nature c'est raciste, mais si c'est par culture c'est bon ?
Les noirs? Tu veux dire ceux qui vivent dans le pays qui s'appelle l'Afrique?
[^] # Re: À quand le Alan Turing day?
Posté par paralax . En réponse au journal Ada Lovelace day 2013, le bilan. Évalué à 3.
Ça me paraît évident: si il s'avère que la préférence ou le dégoût est inscrite dans la nature de la personne en raison de son sexe (mais ce raisonnement vaudrait pour n'importe quelle caractéristique biologique), alors il est inutile d'essayer de changer quoi que ce soit aux tendances du groupe. Dans notre exemple, si tu postules que par nature les femmes ont peu de goût ou peu d'aptitude pour l'informatique, alors il est inutile d'essayer de les intéresser à cette discipline ni même de se poser la question de pourquoi elle sont si peu nombreuses dans ce domaine.
Symétriquement, on pourrait dire que les hommes n'ont aucun goût ni aucun talent pour changer des couches ou récurer les surfaces.
C'est bien pratique, mais la dimension sociale de la question est ainsi complètement occultée.
Il apparaît déjà une contradiction puisqu'on trouve des femmes dans l'informatique, et ce malgré la difficulté qu'il y a de s'intégrer pour elles dans un milieu masculin, avec des codes (sans jeu de mot!) particuliers qui peuvent être source d'exclusion ou de mise à l'écart.
Mais si l'on écarte cette hypothèse, alors on doit se demander par quels mécanismes on en arrive à cette situation, et si elle est juste.
Les animaux ne s'habillent pas, que je sache. Et puis, ne soyons ni européocentristes, ni vingtetunièmocentriste: en d'autres temps, en d'autres lieux, on voit des hommes se parer et se vêtir de façon moins terne qu'en France aujourd'hui...
Les noirs? Tu veux dire ceux qui vivent dans le pays qui s'appelle l'Afrique?