Salut, je vais m'essayer au difficile exercice d'expliquer ce qu'est OpenStack. Je viens de rejoindre la société eNovance, on m'a pas mal expliqué comment ça marche :-) ( http://www.enovance.com/ : Youhou, eNovance recrute !)
À ce que j'en ai compris, le principe est de réutiliser des serveurs moyen de gamme et de considérer que le matériel n'est pas fiable. Le matériel est interchangeable, mais le logiciel doit toujours fonctionner. Les machines virtuelles peuvent par exemple migrer d'un serveur à un autre si la machine qui l'héberge pose problème. La machine peut alors être analysée, mise à jour, réparée, voir remplacée.
OpenStack n'impose aucune technologie : chaque brique est interchangeable. Exemple : les machines virtuelles peuvent être exécutée par KVM, LXC, Docker, ne pas utiliser de virtualisation (option "Bare Metal") ou encore plusieurs autres options. Pareil pour le réseau, on a le choix d'utiliser différents types de switch et routeur, matériels ou logiciels. Pareil pour les "block devices" (disque dur d'une machine virtuelle) : le stockage peut être local (sur le disque dur de la machine qui héberge la machine virtuelle) ou distribué (ex: DRBD, Ceph, iSCSI et une bonne dizaines d'autres options). Des solutions commet DRBD ou Ceph permettent de répliquer les données (sur au moins 3 machines différentes), toujours pour gérer les pannes et rester flexible sur le matériel.
Enfin, l'autre grand principe d'OpenStack est l'absence de limite matérielle. L'idée est de commencer petit, puis acheter (ou louer) du matériel quand le besoin augmente. Site web trop lent ? Hop, on rajoute quelques machines virtuelles avec de nouveaux serveurs MySQL. Stockage trop petit ? Hop, on rajoute des noeuds de stockage. Concrètement, les machines peuvent être hébergé dans sa propre entreprise (cloud privé) ou dans un data center où on paie ce qu'on utilise (cloud public).
OpenStack est conçu pour ne pas avoir de "single point of failure" et pour gérer de gros data center, plusieurs centaines de serveurs, voir plusieurs milliers. À cette échelle, rien ne doit être manuel : tout doit être automatisé. Créer une machine virtuelle ne doit pas nécessiter de taper une dizaine de commandes par SSH, mais juste de cliquer sur un gros bouton "Créer une VM Linux". La brique Heat ajoutée dans la version Havannah permet par exemple de créer et configurer de nouvelles VMs automatiquement en cas de forte charge.
[^] # Re: Explications
Posté par Victor STINNER (site web personnel) . En réponse à la dépêche OpenStack 2013.2 ("Havana") est sortie !. Évalué à 4.
Salut, je vais m'essayer au difficile exercice d'expliquer ce qu'est OpenStack. Je viens de rejoindre la société eNovance, on m'a pas mal expliqué comment ça marche :-) ( http://www.enovance.com/ : Youhou, eNovance recrute !)
À ce que j'en ai compris, le principe est de réutiliser des serveurs moyen de gamme et de considérer que le matériel n'est pas fiable. Le matériel est interchangeable, mais le logiciel doit toujours fonctionner. Les machines virtuelles peuvent par exemple migrer d'un serveur à un autre si la machine qui l'héberge pose problème. La machine peut alors être analysée, mise à jour, réparée, voir remplacée.
OpenStack n'impose aucune technologie : chaque brique est interchangeable. Exemple : les machines virtuelles peuvent être exécutée par KVM, LXC, Docker, ne pas utiliser de virtualisation (option "Bare Metal") ou encore plusieurs autres options. Pareil pour le réseau, on a le choix d'utiliser différents types de switch et routeur, matériels ou logiciels. Pareil pour les "block devices" (disque dur d'une machine virtuelle) : le stockage peut être local (sur le disque dur de la machine qui héberge la machine virtuelle) ou distribué (ex: DRBD, Ceph, iSCSI et une bonne dizaines d'autres options). Des solutions commet DRBD ou Ceph permettent de répliquer les données (sur au moins 3 machines différentes), toujours pour gérer les pannes et rester flexible sur le matériel.
Enfin, l'autre grand principe d'OpenStack est l'absence de limite matérielle. L'idée est de commencer petit, puis acheter (ou louer) du matériel quand le besoin augmente. Site web trop lent ? Hop, on rajoute quelques machines virtuelles avec de nouveaux serveurs MySQL. Stockage trop petit ? Hop, on rajoute des noeuds de stockage. Concrètement, les machines peuvent être hébergé dans sa propre entreprise (cloud privé) ou dans un data center où on paie ce qu'on utilise (cloud public).
OpenStack est conçu pour ne pas avoir de "single point of failure" et pour gérer de gros data center, plusieurs centaines de serveurs, voir plusieurs milliers. À cette échelle, rien ne doit être manuel : tout doit être automatisé. Créer une machine virtuelle ne doit pas nécessiter de taper une dizaine de commandes par SSH, mais juste de cliquer sur un gros bouton "Créer une VM Linux". La brique Heat ajoutée dans la version Havannah permet par exemple de créer et configurer de nouvelles VMs automatiquement en cas de forte charge.