• # Pétition sur le site de l'Assemblée Nationale

    Posté par . Évalué à 7 (+5/-0).

  • # Extrait

    Posté par (site web personnel) . Évalué à 9 (+7/-0).

    Il s'agit d'une entrevue avec Olivier Cahn (Professeur de droit, Université Paris Nanterre).

    Le texte entier est intéressant mais si vous n'avez pas l'envie ou le temps, voici quelques extraits notables :

    O. C. : Régulièrement, les rapports de l’inspection générale de la police nationale, l’IGPN, indiquent que l’un des problèmes que posent les policiers dans le cadre des procédures judiciaires est qu’ils n’hésitent pas à mentir, c’est-à-dire à faire de faux procès-verbaux, à falsifier les circonstances de faits pour essayer de leur donner l’apparence de la légalité. Aujourd’hui, lorsqu’un policier ou un gendarme fait un usage suspect de son arme, il peut être immédiatement placé en garde à vue, ce qui permet de l’entendre avant qu’il ait pu se coordonner avec les autres policiers présents au moment des faits.

    Par la réforme envisagée, on supprime cette possibilité. Les agents vont ainsi disposer d’un temps pour visionner leurs images, discuter entre eux et se mettre d’accord sur une version « légale » des faits. Le contrôle judiciaire susceptible d’être exercé sur le tir litigieux en sera compliqué d’autant.

    La dernière question :

    La réglementation du recours aux armes par les forces de police est-elle très différente dans d’autres pays d’Europe ? La France est-elle une exception ?

    O. C. : Dans les pays voisins, par exemple le Royaume-Uni, la Belgique ou l’Allemagne, les règles qui s’appliquent sont simplement celles qui découlent de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. L’usage des armes par la police ne fait pas débat et la volonté d’assouplir les règles reste un marqueur de l’extrême droite. En Angleterre et en Allemagne, les policiers ont refusé d’être dotés de certaines armes et de voir les autorisations de tirer élargies. Il y a une pression des syndicats de policiers français dont on ne trouve pas nécessairement l’écho dans d’autres États.

    Le seul pays qui connaisse une évolution comparable à celle voulue par le législateur français est l’Italie, à la suite des réformes élargissant le champ de la légitime défense, adoptée en 2019 et en 2024, à l’initiative de M. Salvini, ministre d’extrême droite et chef de la Ligue du Nord, et de la création d’un « bouclier pénal » au profit des policiers. Il en a principalement résulté l’accroissement des condamnations de l’Italie par la Cour européenne des droits de l’homme pour des faits de violence de la part des policiers.

    • [^] # Re: Extrait

      Posté par . Évalué à 1 (+1/-1).

      Et après, ça gueule quand on dit que les "5/20 sans test de stress" sont des nazillons.
      Quoi ? Not all cops ? But beaucoup quand même.
      Je mets dans le même sac ceux qui ne le sont pas parce qu'il ne font rien contre ce qui le sont.

      • [^] # Re: Extrait

        Posté par . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 14 juillet 2026 à 23:58.

        Dans son livre Flic, Valentin Gendrot explique à un moment qu'il s'est rendu compte qu'à force de baigner dans le milieu de la police, il s'était mis à considérer certaines paroles et certains actes comme acceptables, alors que c'était à l'opposé de ses convictions personnelles.

        Tout ça pour dire que oui, pas tous les policiers, mais qu'il y a une proportion suffisante pour contaminer l'ensemble.

Envoyer un commentaire

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à celles et ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.