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Vendredi, c’Ă©tait hier…
Alpine Linux, une petite distribution peu connue du public
Il s’agit Ă l’origine d’un fork du projet LEAF, souhaitant s’extraire du conteneur d’une unique disquette, ainsi est nĂ©e A Linux Powered Integrated Network Engine, depuis devenue simplement Alpine Linux.
Alpine Linux n’a pas d’orientation obligeante en termes de cible fonctionnelle, pouvant ĂȘtre utilisĂ©e tant pour faire un routeur qu’un serveur, mais Ă©galement un bureau. Cependant, elle conserve de son aĂŻeul son empreinte assez fortement « rĂ©seau », ainsi qu’une empreinte rĂ©solument petite, quasi minimale.
Logo Alpine Linux
Architectures et saveurs
Alpine Linux est disponible pour architecture Intel x86 & x86-64, pour deux versions : stable & edge. Un systĂšme de suivi de bogues est disponible, permettant par exemple de voir l’Ă©volution pour cette version, et proposant aussi des vues sous les formes de diagramme de Gantt et calendaire.
Alpine Linux stable se décline en plusieurs saveurs :
- Mini (ISO de 58 Mio) ;
- Vserver (ISO de 114 Mio) ;
- Standard (ISO de 228 Mio).
Sa structure est architecturĂ©e autour d’un noyau 3.4.13 « patchĂ© » grsecurity (sur lequel on notera une configuration lĂ©gĂšrement personnalisĂ©e) PaX & SSP (ex‐ProPolice d’IBM).
Les utilitaires principaux sont issus d’une BusyBox 1.19.4-r6, donc ash est le shell par dĂ©faut. Le rĂŽle du chargeur de dĂ©marrage est assurĂ© par ExtLinux de SysLinux. Quant Ă l’initialisation, elle est confiĂ©e Ă OpenRC, issu de Gentoo. Alpine Linux propose en particulier Vserver, lui permettant de gĂ©rer un ensemble de « sous‐systĂšmes virtualisĂ©s ». Il existe une version spĂ©cifique pour qu’Alpine Linux devienne dom0 Xen. Enfin, Alpine Linux vient Ă©galement avec les modules Virtio, permettant d’accĂ©lĂ©rer les performances en environnements virtualisĂ©s de type KVM.
Paquetages et logiciels tiers
Alpine Linux pourra ĂȘtre complĂ©tĂ©e Ă loisir, selon les objectifs et besoins, par un grand nombre d’outils, depuis OpenVPN jusqu’Ă Xfce, en passant par Nagios, Asterisk ou encore Rsyslog. Mais Ă©galement des codecs vidĂ©o, ou encore lighthttpd et Nginx, mais aussi Zsh… Un outil en ligne permet de lister les paquetages disponibles.
Ă propos de paquetages, Alpine Linux propose son gestionnaire : apk-tools. Capable de rĂ©soudre les dĂ©pendances, elles‐mĂȘmes gĂ©rĂ©es avec une certaine rigueur dans l’objectif minimaliste gĂ©nĂ©ral. Il propose un choix prĂ©cis de fonctions, au‐delĂ des opĂ©rations que constituent la gestion des installations et celle des mises Ă jour, telles que :
- Audit : vĂ©rification des fichiers modifiĂ©s par rapport Ă l’installation initiale ;
- Fetch, index : crĂ©ation d’un dĂ©pĂŽt local, miroir ou non ;
- Root : gestion de chroots ;
- Dot : génération de graphiques graphviz des dépendances ;
- etc.
Les installations pour Alpine Linux
Ma RAM, mon amour
Alpine Linux propose trois modes d’installation, qui peuvent se voir attribuer chacun un rĂŽle, tel que « personel », « test » et « prod ». Il s’agit de :
- diskless : le mode Live, typiquement sur une SDcard ou une clef USB ;
- data : le systÚme est installé (quelque soit la cible) sur une partition en lecture seule, et la partition
/varse trouve séparée ; - sys : le systÚme est installé plus classiquement.
Bien que les appellations « personnel », « test » et « prod » ne soient pas mentionnĂ©es dans la documentation, et bien qu’il existe une certaine porositĂ© des usages, on peut faire ce rapprochement entre possibilitĂ©s et objectifs. Le mode diskless pouvant ĂȘtre utilisĂ© Ă des fins de tests, ou bien pour un pare‐feu et/ou routeur. Tandis que le mode sys sera utilisĂ© pour un ordinateur personnel avec bureau et/ou le dĂ©veloppement sur le systĂšme. Enfin le mode data sera utile lorsqu’Alpine Linux est destinĂ©e Ă ĂȘtre mise en production afin de rendre des services, tels que rĂ©seaux privĂ©s virtuels, serveurs, Vservers…
Pérennités des modifications
Un autre outil spĂ©cifique a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©, Alpine Local Backup ou LBU, afin d’enregistrer des modifications qui seront alors conservĂ©es au redĂ©marrage. Alpine Linux Ă©tant destinĂ©e Ă vivre en mĂ©moire vive, toutes modifications sur le systĂšme ou les paquets pourront ainsi ĂȘtre conservĂ©es. Ă l’image du reste du systĂšme et des outils, c’est remarquable de simplicitĂ© et d’efficacitĂ©.
Configuration via les navigateurs
Enfin, on notera la prĂ©sence d’ACF, une interface Web permettant de configurer son boĂźtier Alpine Linux depuis un navigateur Web. ACF se veut un genre de webmin, petit et taillĂ© aux besoins spĂ©cifiques de cette distribution. Il est extensible via des scripts Lua, pour preuve : 51 modules permettent d’Ă©tendre ses possibilitĂ©s, depuis la gestion du systĂšme et des paquetages, jusqu’au service VLC, en passant par le LVM, mais aussi Samba, ClamAV, Squid, mais Ă©galement OpenNHRP qui est l’implĂ©mentation libre de Cisco DMVPN (Dynamic Multipoints VPN)
La version suivante est attendue pour dĂ©but novembre, ou aux alentours, et sera estampillĂ©e 2.5… C’est donc un moment idĂ©al pour se familiariser avec cette distribution et sa version stable actuelle, sortie le 16 octobre. ;-)
En conclusion
Bien qu’orientĂ©e rĂ©seaux, services et sĂ©curitĂ©, elle trouvera peut‐ĂȘtre aussi sa place sur votre netbook, par exemple. Alpine Linux s’installe en 4 questions : le clavier, le nom d’hĂŽte, le type « d’installation » et le mot de passe root.
# et c'est oĂč ?
PostĂ© par bubarđŠ„ . ĂvaluĂ© Ă 8.
C'est lĂ : http://alpinelinux.org
;-)
[^] # Re: et c'est oĂč ?
PostĂ© par Badeu . ĂvaluĂ© Ă 2.
150 ans plus tard …
Je viens de tester pour dĂ©ployer un petit serveur couchdb (tiens je prendrais le temps de packager ça …) c'est au poil. Pas besoin d'installer une distribution mastodontique, juste le strict minimum et ça roule :)
Un grand merci pour la présentation.
[^] # Re: et c'est oĂč ?
PostĂ© par bubarđŠ„ . ĂvaluĂ© Ă 1.
Merci ;)
# La question capitale :
PostĂ© par Astaoth . ĂvaluĂ© Ă 0.
Est-ce que Alpine Linux 2.4.6 utilise systemd par défaut ?
Emacs le fait depuis 30 ans, et sans pubs ni télémétrie.
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