• [^] # Re: rien de neuf ?

    Posté par . En réponse au journal Rapport Anses sur les effets des OEM sur la santé. Évalué à -1. Dernière modification le 18 octobre 2013 à 18:58.

    Donc, si j'ai bien compris, certains animaux semblent bien s'adapter à la radiation autour de Tchernobyl, et recevoir des faibles doses de radiation pendant longtemps agirait comme un vaccin, et en plus, comme il n'y a pas d'humains dans la zone les animaux sauvages sont plus tranquiles. C'est intéressant comme phénomène, toujours est-il que la zone reste contaminée, il faudrait voir si l'être humain fait partie des animaux qui réussirait à s'adapter, sachant qu'avant ça il y en aurait pas mal qui y resteraient. Et dans l'hypothèse optimiste suivant laquelle on n'aura pas partout des catastrophes, j'imagine que personne ne voudra se « vacciner » au cas où.

    Bon, je ne pense pas que le nucléaire détruise toute vie sur terre non plus, mais de là à le trouver inoffensif (du moins par rapport à d'autres énergies), il y a un pas. Après la catastrophe de Fukushima, les japonais avaient bien arrêté toutes les centrales (et presque toutes le sont encore), donc vu ce que ça a dû leur coûter on peut imaginer qu'ils y ont vu un vrai danger. Un tel phénomène généralisé ne s'est jamais produit avec une autre énergie, ou bien je demande à voir. Et l'enérgie nucléaire est la seule qui échappe à ce point au contrôle humain quand il y a une catastrophe, on peut vivre ou non avec ça, mais on peut difficilement le nier.

    Il y a un témoignage que j'ai aimé sur le travail effectif sur les centrales d'un japonais qui a travaillé toute sa vie dans les centrales, et explique tous les « à peu près » qui s'y font, le manque de compétence autour d'une centrale, etc... et c'est intéressant que cet article date déjà de 1997, donc bien avant la catastrophe de Fukushima.

    Un passage que j'ai trouvé particulièrement effrayant, explique comment ils avaient dû s'y prendre à trente personnes pour tourner de quelques tours une vis située à un endroit sensible près du réacteur : ils couraient, tournaient un peu la vice, puis revenaient en courant, chacun à son tour. Le tout pour un coût de 4 millions de yens pour une seule vis. On dirait juste un film de science fiction.