La position rationnelle par défaut est de ne pas s'opposer à une techno tant qu'on n'a pas d'indice fiable qu'elle est dangereuse.
Par exemple, quand j'achète de la nourriture, je choisis souvent les produits « bio », ou dont la liste d'ingrédients semble plus petite, quand j'ai à choisir entre deux produits similaires, alors que je ne connais pas exactement ce que signifie les différents labels bio, et n'ai aucun grief contre les ingrédients que j'estime être en trop (et je n'ai pas envie d'en chercher), à savoir les différents arômes, conservateurs, ingrédients que je ne connais pas etc, j'utilise juste mon pifomètre probabiliste qui me dit de minimiser le nombre d'ingrédients et/ou préférer « bio » quand j'hésite entre deux produits. C'est une conduite qui est loin de mériter un preuve formelle, mais est-elle vraiment absurde ?
Ou pour les OGMs : je n'ai aucune idée s'ils peuvent avoir ou non un impact sur la santé et je suis pour la recherche dans le domaine a priori, et pourtant je ne suis pas particulièrement favorable à leur utilisation. Pourquoi? Parce que je n'aime pas la machinerie des brevets derrière, et n'ai pas l'impression qu'ils apportent un avantage significatif par rapport à l'agriculture traditionnelle qui justifierait cette machinerie.
Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas besoin qu'une technologie soit effectivement dangereuse pour qu'on n'y soit pas favorable : encore faut-il qu'elle soit vraiment utile et que son utilisation ne donne pas lieu à d'autres dérives, qu'il n'existe pas une autre technologie qui fait la même chose ou mieux en plus prouvé, etc... Il n'y a pas toujours besoin d'être un scientifique spécialisé d'un domaine en particulier pour réfléchir un peu sur le bien-fondé d'une technologie.
[^] # Re: rien de neuf ?
Posté par anaseto . En réponse au journal Rapport Anses sur les effets des OEM sur la santé. Évalué à 3.
Par exemple, quand j'achète de la nourriture, je choisis souvent les produits « bio », ou dont la liste d'ingrédients semble plus petite, quand j'ai à choisir entre deux produits similaires, alors que je ne connais pas exactement ce que signifie les différents labels bio, et n'ai aucun grief contre les ingrédients que j'estime être en trop (et je n'ai pas envie d'en chercher), à savoir les différents arômes, conservateurs, ingrédients que je ne connais pas etc, j'utilise juste mon pifomètre probabiliste qui me dit de minimiser le nombre d'ingrédients et/ou préférer « bio » quand j'hésite entre deux produits. C'est une conduite qui est loin de mériter un preuve formelle, mais est-elle vraiment absurde ?
Ou pour les OGMs : je n'ai aucune idée s'ils peuvent avoir ou non un impact sur la santé et je suis pour la recherche dans le domaine a priori, et pourtant je ne suis pas particulièrement favorable à leur utilisation. Pourquoi? Parce que je n'aime pas la machinerie des brevets derrière, et n'ai pas l'impression qu'ils apportent un avantage significatif par rapport à l'agriculture traditionnelle qui justifierait cette machinerie.
Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas besoin qu'une technologie soit effectivement dangereuse pour qu'on n'y soit pas favorable : encore faut-il qu'elle soit vraiment utile et que son utilisation ne donne pas lieu à d'autres dérives, qu'il n'existe pas une autre technologie qui fait la même chose ou mieux en plus prouvé, etc... Il n'y a pas toujours besoin d'être un scientifique spécialisé d'un domaine en particulier pour réfléchir un peu sur le bien-fondé d'une technologie.