Non, ils devront vendre les livres plus chers dans tous les cas. Le contenu de la loi a été très mal expliqué par les médias (je passe les mensonges balancée par les tenants de cette loi), la modification de la loi Lang ne fait pourtant que 2 lignes. Mais bon les journalistes étant spécialistes du copié-collé de dépêche AFP...
L'idée initiale était : Soit la réduction de 5% soit les frais de port gratuit. Il faut choisir.
L'assemblée nationale a durci le texte. Au final, les e-commerçants (le texte parle de vente avec livraison par un service postal ou assimilé mais on sait qui est visé) pourront appliquer une réduction de 5% sur les frais de port facturés uniquement (rien n'empêche de facturer 0, cela dit).
Bilan, pour un livre à 20 € prix éditeur, un libraire physique peut le vendre 19 € mais les e-commerçants ne peuvent pas le vendre en dessous de 20 €. Ils peuvent juste offrir 1 € sur les frais de port (s'ils en facturent). La loi oblige donc Amazon à vendre plus cher ses livres, et donc à augmenter ses marges (puisqu'ils ne vont pas reverser cet € supplémentaire à qui que ce soit). Chapeau, Aurélie, tu obliges Amazon à faire plus de bénef... Ce n'était pas une loi anti-Amazon à la base ?
Et les libraires, à côté de ça vont continuer de crever. Comme le montrent bien les articles d'Olivier Berruyer, ce n'est pas la vente en ligne qui fait du tort aux libraires.
Une grande part des titres vendus en ligne sont des titres de fond de catalogue (faible tirage, titre anciens et/ou en voie d'épuisement). Ces titres se vendent peu et aucun libraire ne peut les garder en magasin. Par contre, Amazon peut se permettre d'en avoir quelques exemplaires dans ses entrepôts au cas où pour ceux que ça intéresse. Et ça marche.
Les gens qui achètent en ligne n'habitent pas forcément en centre ville à proximité d'un librairie ou ont des horaires qui ne collent pas avec ceux des libraires. Du coup ils achètent peinard de chez eux. Même en augmentant les prix, ils ne vont pas prendre les transport (cohue, long trajet)/la voiture (essence, parking), le tout au pas de course pour arriver à temps avant la fermeture d'une librairie et avoir l'immense privilège de toucher le précieux des mains d'un gentil libraire (qui au passage a fait du bon gros lobbying pour pourrir la vie de notre lecteur et arriver à ce résultat). Non, il ruminera et achètera encore sur Amazon.
Non, la concurrence des libraires ce sont les grandes surfaces spécialisée (FNAC, Cultura) (large choix, implantation stratégique) et les grandes surfaces généralistes (supermarchés) pour les best sellers (on fait ses courses et on met dans le caddie le dernier bouquin dont tout le monde parle). Dans tous les cas, c'est mort pour les libraires.
[^] # Re: Amazon fera un peu comme free
Posté par Croconux . En réponse au journal Droite et gauche unies pour défendre la FNAC face à Amazon. Évalué à 4.
Non, ils devront vendre les livres plus chers dans tous les cas. Le contenu de la loi a été très mal expliqué par les médias (je passe les mensonges balancée par les tenants de cette loi), la modification de la loi Lang ne fait pourtant que 2 lignes. Mais bon les journalistes étant spécialistes du copié-collé de dépêche AFP...
L'idée initiale était : Soit la réduction de 5% soit les frais de port gratuit. Il faut choisir.
L'assemblée nationale a durci le texte. Au final, les e-commerçants (le texte parle de vente avec livraison par un service postal ou assimilé mais on sait qui est visé) pourront appliquer une réduction de 5% sur les frais de port facturés uniquement (rien n'empêche de facturer 0, cela dit).
Bilan, pour un livre à 20 € prix éditeur, un libraire physique peut le vendre 19 € mais les e-commerçants ne peuvent pas le vendre en dessous de 20 €. Ils peuvent juste offrir 1 € sur les frais de port (s'ils en facturent). La loi oblige donc Amazon à vendre plus cher ses livres, et donc à augmenter ses marges (puisqu'ils ne vont pas reverser cet € supplémentaire à qui que ce soit). Chapeau, Aurélie, tu obliges Amazon à faire plus de bénef... Ce n'était pas une loi anti-Amazon à la base ?
Et les libraires, à côté de ça vont continuer de crever. Comme le montrent bien les articles d'Olivier Berruyer, ce n'est pas la vente en ligne qui fait du tort aux libraires.
Une grande part des titres vendus en ligne sont des titres de fond de catalogue (faible tirage, titre anciens et/ou en voie d'épuisement). Ces titres se vendent peu et aucun libraire ne peut les garder en magasin. Par contre, Amazon peut se permettre d'en avoir quelques exemplaires dans ses entrepôts au cas où pour ceux que ça intéresse. Et ça marche.
Les gens qui achètent en ligne n'habitent pas forcément en centre ville à proximité d'un librairie ou ont des horaires qui ne collent pas avec ceux des libraires. Du coup ils achètent peinard de chez eux. Même en augmentant les prix, ils ne vont pas prendre les transport (cohue, long trajet)/la voiture (essence, parking), le tout au pas de course pour arriver à temps avant la fermeture d'une librairie et avoir l'immense privilège de toucher le précieux des mains d'un gentil libraire (qui au passage a fait du bon gros lobbying pour pourrir la vie de notre lecteur et arriver à ce résultat). Non, il ruminera et achètera encore sur Amazon.
Non, la concurrence des libraires ce sont les grandes surfaces spécialisée (FNAC, Cultura) (large choix, implantation stratégique) et les grandes surfaces généralistes (supermarchés) pour les best sellers (on fait ses courses et on met dans le caddie le dernier bouquin dont tout le monde parle). Dans tous les cas, c'est mort pour les libraires.