Ce sont eux qui codent Xorg depuis 10 ans. Et qui codent Wayland depuis 5 ans, en fait.
Je n’ai jamais dit autre chose.
D'abord, personne ne joue sur les mots.
Si, les développeurs X/Wayland. Sur au moins deux aspects, en fait.
D’abord, puisque la « transparence réseau » de X, au sens où l’entendent les développeurs X/Wayland (j’y reviens tout de suite), n’existe pas, il est évident que tout le monde parle de la possibilité d’utiliser une application X à travers le réseau (ce que les développeurs X/Wayland appellent les « capacités réseau »).
C’est cette fonctionnalité-là que certains utilisent et aimeraient bien voir conservée dans le cœur de Wayland, faire semblant de ne pas le comprendre est grotesque.
Au lieu de répéter à l’envie « X n’est pas network-transparent, il est network-capable » (ce dont tout le monde se fout), répète plutôt à ceux qui ne l’ont pas encore compris « non, Wayland ne sera pas network-capable de base, mais les capacités réseaux pourront être ajoutés par-dessus, donc au final vous aurez la même chose que ce que vous avez déjà maintenant, pas la peine de se plaindre », ce sera plus utile. Et au moins ceux qui se servent actuellement des capacités réseaux de X auront moins l’impression qu’on se fout de leur gueule.
Ensuite, la définition retenue ici de « transparence réseau » n’est pas, à mon sens, la définition habituelle. Pour autant que je sache, dans quelque contexte que ce soit (X non excepté), transparence réseau n’a jamais voulu signifier que l’utilisation du réseau était imperceptible (par rapport à une utilisation locale). Avec une telle définition, et même avec les meilleurs protocoles, la transparence réseau est évidemment un mythe.
Quand quelque chose est « transparent », cela signifie que le support de ce quelque chose n’a pas à être explicitement codé ou activé par l’application. Par exemple, on parle de proxy transparent pour désigner un proxy par lequel passent toutes les communications sans que les clients ne doivent être configurés pour utiliser le proxy (les clients n’ont même pas besoin de savoir que le proxy est là) — mais ça ne veut pas dire que le passage par le proxy ne peut pas induire de latence. Autre exemple, quand j’accède à un fichier à travers le réseau grâce à un montage WebDAV (ou sshfs, ou cifs, ou assimilés), mes applications n’ont pas besoin de supporter l’ouverture de fichiers distants ni même de savoir que le fichier n’est pas local : on dira que l’utilisation du réseau est transparente pour ces applications.
Il en va de même, à mon sens, pour la fameuse « transparence réseau » de X. Je n’ai jamais perçu cette expression comme devant signifier que X devait être aussi performant à travers le réseau qu’en local sans latence additionnelle (les développeurs X/Wayland sont les premiers que j’entends dire ça), mais comme signifiant qu’une application X peut être utilisée à travers le réseau sans que les développeurs de cette application n’aient à implémenter explicitement ce cas d’utilisation.
Ici, l’impression est que les développeurs X/Wayland utilisent une définition beaucoup plus ambitieuse de la « transparence réseau » pour se justifier de ne pas l’implémenter auprès des râleurs, ce qui est absurde pour au moins deux raisons :
— ce n’est pas ce que les râleurs réclament ;
— les développeurs n’ont pas besoin d’une telle justification.
[^] # Re: OSEF
Posté par gouttegd . En réponse au journal Le mythe de la transparence réseau. Évalué à 8.
Je n’ai jamais dit autre chose.
Si, les développeurs X/Wayland. Sur au moins deux aspects, en fait.
D’abord, puisque la « transparence réseau » de X, au sens où l’entendent les développeurs X/Wayland (j’y reviens tout de suite), n’existe pas, il est évident que tout le monde parle de la possibilité d’utiliser une application X à travers le réseau (ce que les développeurs X/Wayland appellent les « capacités réseau »).
C’est cette fonctionnalité-là que certains utilisent et aimeraient bien voir conservée dans le cœur de Wayland, faire semblant de ne pas le comprendre est grotesque.
Au lieu de répéter à l’envie « X n’est pas network-transparent, il est network-capable » (ce dont tout le monde se fout), répète plutôt à ceux qui ne l’ont pas encore compris « non, Wayland ne sera pas network-capable de base, mais les capacités réseaux pourront être ajoutés par-dessus, donc au final vous aurez la même chose que ce que vous avez déjà maintenant, pas la peine de se plaindre », ce sera plus utile. Et au moins ceux qui se servent actuellement des capacités réseaux de X auront moins l’impression qu’on se fout de leur gueule.
Ensuite, la définition retenue ici de « transparence réseau » n’est pas, à mon sens, la définition habituelle. Pour autant que je sache, dans quelque contexte que ce soit (X non excepté), transparence réseau n’a jamais voulu signifier que l’utilisation du réseau était imperceptible (par rapport à une utilisation locale). Avec une telle définition, et même avec les meilleurs protocoles, la transparence réseau est évidemment un mythe.
Quand quelque chose est « transparent », cela signifie que le support de ce quelque chose n’a pas à être explicitement codé ou activé par l’application. Par exemple, on parle de proxy transparent pour désigner un proxy par lequel passent toutes les communications sans que les clients ne doivent être configurés pour utiliser le proxy (les clients n’ont même pas besoin de savoir que le proxy est là) — mais ça ne veut pas dire que le passage par le proxy ne peut pas induire de latence. Autre exemple, quand j’accède à un fichier à travers le réseau grâce à un montage WebDAV (ou sshfs, ou cifs, ou assimilés), mes applications n’ont pas besoin de supporter l’ouverture de fichiers distants ni même de savoir que le fichier n’est pas local : on dira que l’utilisation du réseau est transparente pour ces applications.
Il en va de même, à mon sens, pour la fameuse « transparence réseau » de X. Je n’ai jamais perçu cette expression comme devant signifier que X devait être aussi performant à travers le réseau qu’en local sans latence additionnelle (les développeurs X/Wayland sont les premiers que j’entends dire ça), mais comme signifiant qu’une application X peut être utilisée à travers le réseau sans que les développeurs de cette application n’aient à implémenter explicitement ce cas d’utilisation.
Ici, l’impression est que les développeurs X/Wayland utilisent une définition beaucoup plus ambitieuse de la « transparence réseau » pour se justifier de ne pas l’implémenter auprès des râleurs, ce qui est absurde pour au moins deux raisons :
— ce n’est pas ce que les râleurs réclament ;
— les développeurs n’ont pas besoin d’une telle justification.