• [^] # Re: Facile

    Posté par . En réponse au journal "Pussy Riot. Lettre du camp 14 de Mordovie". Évalué à 3.

    Desproges ne dit pas qu'il ne peut pas rire en présence d'un fasciste (puisqu'il le fait en se moquant de lui), il dit qu'il ne peut pas rire en sachant que des gens qui ont des idées fascistes vont trouver que la blague entérine d'une certaine façon leurs idées fascistes ("c'est rigolo, mais dans le fond, il a raison").

    Pendant son réquisitoire : « Devant un fasciste convaincu, je pouffe à peine. » Il ne peut pas rire avec les gens clairement affichés comme extrêmistes (« La présence d'un communiste convaincu me met rarement en joie. »). Par contre, il n'avait absolument aucun problème à faire de l'humoir ultra-noir en règle générale, devant un public composé — sans doute — en partie du genre de personnes qu'il dénonce. Pourquoi ? Parce qu'il est impossible de savoir qui est ou n'est pas extrêmiste dans un auditoire. C'est aussi le cas ici, et je trouve moi aussi qu'on a fait un procès d'intention pour une blague clairement ironique.