Cette désintégration renvoie à un problème de fond : que doit être une société dans laquelle le travail à plein temps de tous les citoyens n’est plus nécessaire, ni économiquement utile ? Quelles priorités autres qu’économiques doit-elle se donner ? Comment doit-elle s’y prendre pour que les gains de productivité, les économies de temps de travail profitent à tout le monde ? Comment peut-elle redistribuer au mieux tout le travail socialement utile de manière que tout le monde puisse travailler, mais travailler moins et mieux, tout en recevant sa part des richesses socialement produites ?
La tendance dominante est d’écarter ce genre de questions et de poser le problème à l’envers : comment faire pour que, malgré les gains de productivité, l’économie consomme autant de travail que par le passé ? Comment faire pour que de nouvelles activités rémunérées viennent occuper ce temps que, à l’échelle de la société, les gains de productivité libèrent ? A quels nouveaux domaines d’activité peut-on étendre les échanges marchands pour remplacer tant bien que mal les emplois supprimés par ailleurs dans l’industrie et les services industrialisés ?
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Posté par ®om (site web personnel) . En réponse au journal Initiative citoyenne pour le revenu de base. Évalué à 10. Dernière modification le 20 septembre 2013 à 10:38.
Je soutiens ;-)
Deux petits liens en plus (j'aurais pu en mettre 50 autres...).
Le premier est, je trouve, un bon résumé des différentes propositions de revenu de base :
Le revenu de base : utopie d’hier, révolution d’aujourd’hui, réalité de demain ?
Le second est un dossier du Monde diplomatique du mois de mai sur le sujet (malheureusement en accès restreint) :
Revenu garanti, une utopie à portée de main
(ils proposent une version électronique sans DRM pour ceux que ça intéresse)
Je rajoute cet article très riche d'André Gorz, de 1990. Ses réflexions l'ont par la suite amené à défendre le revenu de base :
Pourquoi la société salariale a besoin de nouveaux valets
blog.rom1v.com