Le Suicide, publié en 1897, est une étude sociologique empirique où Émile Durkheim met en œuvre les principes méthodologiques qu'il a préalablement définis dans Les Règles de la méthode sociologique. Dans cet ouvrage, il défend l'idée selon laquelle le suicide est un fait social à part entière — il exerce sur les individus un pouvoir coercitif et extérieur — et, à ce titre, peut être analysé par la sociologie. Ce phénomène, dont on pourrait penser de prime abord qu'il est déterminé par des raisons relevant de l'intime, du psychologique, est également éclairé par des causes sociales, des déterminants sociaux. La statistique montre en effet que le suicide est un phénomène social normal : c'est un phénomène majoritaire et régulier que l'on retrouve dans la plupart des sociétés et, au sein de chaque société, les taux de suicide évoluent relativement peu. « Ce qu'expriment ces données statistiques, c'est la tendance au suicide dont chaque société est collectivement affligée. » Durkheim va d'abord s'attacher à dégager les causes du suicide et ensuite proposer une typologie des suicides, selon leurs causes.
(citation de la page wikipedia)
Je me souviens que cela avait été l'objet d'un cours de philosophie au lycée. Durkheim avait étudié des statistiques qui donnaient le taux de suicides en fonction de différents paramètres: communauté religieuse, époque de l'année, etc...
La communauté protestante était celle où l'on trouvait le plus fort taux, la communauté juive le plus faible. De même, le taux de suicide le plus fort de l'année se trouvait en été, et pendant la semaine les suicides se concentraient le week-end.
La conclusion de ses travaux était que plus l'individu était intégré dans un tissu social fort, moins il avait de risque de se suicider. En particulier, le taux relativement plus faible de suicide chez les femmes s'expliquerait par la socialisation forte qui se fait autour de l'éducation des enfants. De même, la communauté juive est soudée, tandis que l'idéologie protestante renvoie à une pratique individuelle de la foi.
# Durkheim
Posté par paralax . En réponse au journal [ HS ] 10.000 Français se suicident chaque année. Évalué à 2.
Le Suicide, publié en 1897, est une étude sociologique empirique où Émile Durkheim met en œuvre les principes méthodologiques qu'il a préalablement définis dans Les Règles de la méthode sociologique. Dans cet ouvrage, il défend l'idée selon laquelle le suicide est un fait social à part entière — il exerce sur les individus un pouvoir coercitif et extérieur — et, à ce titre, peut être analysé par la sociologie. Ce phénomène, dont on pourrait penser de prime abord qu'il est déterminé par des raisons relevant de l'intime, du psychologique, est également éclairé par des causes sociales, des déterminants sociaux. La statistique montre en effet que le suicide est un phénomène social normal : c'est un phénomène majoritaire et régulier que l'on retrouve dans la plupart des sociétés et, au sein de chaque société, les taux de suicide évoluent relativement peu. « Ce qu'expriment ces données statistiques, c'est la tendance au suicide dont chaque société est collectivement affligée. » Durkheim va d'abord s'attacher à dégager les causes du suicide et ensuite proposer une typologie des suicides, selon leurs causes.
(citation de la page wikipedia)
Je me souviens que cela avait été l'objet d'un cours de philosophie au lycée. Durkheim avait étudié des statistiques qui donnaient le taux de suicides en fonction de différents paramètres: communauté religieuse, époque de l'année, etc...
La communauté protestante était celle où l'on trouvait le plus fort taux, la communauté juive le plus faible. De même, le taux de suicide le plus fort de l'année se trouvait en été, et pendant la semaine les suicides se concentraient le week-end.
La conclusion de ses travaux était que plus l'individu était intégré dans un tissu social fort, moins il avait de risque de se suicider. En particulier, le taux relativement plus faible de suicide chez les femmes s'expliquerait par la socialisation forte qui se fait autour de l'éducation des enfants. De même, la communauté juive est soudée, tandis que l'idéologie protestante renvoie à une pratique individuelle de la foi.