• [^] # Re: Tu peux développer?

    Posté par . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 1.

    Ça me rappelle un vieil adage:
    "Il n'y a que de bons élèves et des mauvais profs."

    Vu que j'ai dit que dans le cas de Chirac ou Berlusconi, les électeurs sont responsables, cet adage ne correspond pas à ce que j'ai dit.
    De même, on pourrait dire: "Il n'y a que des bons profs et des mauvais élèves." C'est tout aussi faux.

    Heureusement, moi, ma position est simplement:
    il y a parfois des bons profs et des mauvais élèves, parfois des mauvais profs et des bons élèves, pour le savoir, il suffit de regarder la situation.

    La démocratie ça ne consiste pas à rejeter toutes les responsabilités sur celui on celle qu'on élit!

    Ni rejeter toute la responsabilité du dirigeant sur les électeurs.
    Cela voudrait dire qu'une fois au pouvoir, n'importe qui pourrait faire n'importe quoi, ce serait de toutes façons la faute des électeurs.
    J'ai l'impression que votre approche recherche une très grande facilité: il est bien plus simple pour vous de dire "c'est toujours la faute de l'électeur" que de devoir réfléchir pour évaluer les responsabilités (qui peuvent être petite ou grande).

    Dans le cadre de la Grèce, la situation avant les élections était telle que, non, on ne peut pas prétendre que les électeurs devaient se douter qu'en votant pour celui qui a été élu, ils allaient déclencher la crise. Il y avait bien trop de choses inconnues à ce moment de l'électeur pour qu'il puisse faire un choix en connaissance de cause (chose qui ne peut être constatée qu'a posteriori, vu qu'à l'époque toutes les informations étaient cohérentes).

    Pour rappel, il y a eu une ré-estimation des dettes grecque en 2004, il y avait donc déjà des soupçons comme quoi les chiffres étaient foireux. Malheureusement, l'UE a ensuite changé ses règles et les reproches faits à la Grèce à ce moment ont été autorisé (en d'autres termes, on leur disait "bouuh, scandale, vous avez fait X" et un peu plus tard: "tiens, cher autre pays, vous savez ce que vous pouvez faire qui serait totalement intelligent et autorisé: X"), tandis que dans le même temps on a constaté que d'autres pays comme le Portugal ou l'Italie avaient le même problème au même moment mais que l'UE n'a pas réagit pour eux.
    Du coup, pour l'électeur, les "soupçons de chiffres foireux" apparaissaient plus comme un acharnement de l'opposition pour discréditer le pouvoir plutôt qu'un indice comme quoi il y avait réellement des problèmes.
    Si Zenitram avait été grec à cette époque, il aurait surement vu "l'anguille sous roche" et conclut que les chiffres étaient corrects.