• [^] # Re: Tu peux développer?

    Posté par . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 3.

    J'ai dit « ad personam », pas « ad hominem ». ;-)
    D'après Wikipedia:

    Dans une argumentation, l'argumentum ad personam désigne une attaque personnelle portée par l'une des parties à la partie adverse sans rapport avec le fond du débat.

    ... et ainsi, même en admettant que les arguments de Zenitram soient réellement « réac » et anti-démocrate, ça ne répond pas à l'argument lui-même, mais ça prend à témoin l'auditoire, pour essayer de donner une coloration négative. Et surtout, c'est mal comprendre l'origine de ses propos (qui au départ répondaient aux miens):

    Pour palier au problème [des gens qui ne sont pas tous foutus de piger ce qui se passe tout le temps], je propose un gouvernement de technocrate...

    Il est évident que c'était du sarcasme.

    Alors que le ad hominem signifie :

    La locution latine ad hominem (à l'homme) ou argumentum ad hominem sert à désigner un argument de rhétorique consistant à confondre un adversaire en lui opposant ses propres paroles ou ses propres actes.

    Mais de façon générale, sauf à vouloir démontrer que l'interlocuteur a des positions « fascistes », « extrémistes », etc., je ne vois pas l'intérêt de faire remarquer qu'une remarque est « fascisante », qu'elle est réactionnaire, etc., ne serait-ce que c'est le premier pas vers le point Godwin (sans en être un, nous sommes d'accord).

    D'un point de vue objectif, la réaction peut être simplement neutre et descriptive, mais depuis quand qualifier (à tort ou à raison) un argument de « réactionnaire anti-démocrate », c'est tout neutre ? Pour moi, c'est tenter de démonter l'argumentation en attaquant « d'où vient l'idée » plutôt que sa valeur intrinsèque. Note bien que Zenitram fait aussi usage de ce stratagème à ses heures perdues, et que ça m'énerve tout autant.

    Histoire de faire de la provoc', lorsque quelqu'un dit « Hitler n'a pas dit que des conneries », que ce soit vrai ou pas n'a pas d'importance; Hitler c'était l'incarnation du Mal, et donc TOUTES ses idées sont à jeter. Bon il se trouve que dans ce cas précis, je n'ai rien vu chez Hitler qui mérite qu'on s'y attarde, en dehors de ce qu'on connaît déjà trop bien dans ses idée, mais on pourrait transposer à d'autres « incarnations du mal » — tiens, par exemple B.Manning aux USA, ou bien J.Assange, ou encore E.Snow.