À propos du dimanche je ne suis pas d'accord, et j'ai tendance à rejoindre Zenitram sur le sujet. Je préfère que l'État laisse les gens libres de bosser quand/comme ils veulent bosser, tout en faisant bien comprendre qu'il préfère quand même quand ce sont des jours dits ouvrés (par exemple en doublant les salaires le dimanche), plutôt que laisser le (très souvent petit) patron se démerder parce que, étant le seul non-salarié, il n'y a que lui qui peut assurer le boulot. Il y a tout plein d'étudiants/de jeunes/blah qui comme ça peuvent avoir un boulot à côté des études. Il y a aussi certains entrepreneurs qui commencent à monter leur boite (et qui donc par définition ne gagnent rien pour le moment, ou très peu), et qui peuvent ainsi mettre un peu de beurre dans les épinards en attendant que la boite commence à avoir des clients. J'en connais qui ont fait exactement ça. Ils étaient patrons ET employés pendant un ou deux ans, le temps que ça démarre pour de bon.
La peur de détruire la famille ou je ne sais quoi est à mon avis une peur infondée : on a tous vus un épicier avec un/son gosse qui aide au magasin, ou un artisan en général qui demande de l'aide à sa famille en périodes de vacances scolaires ou... le dimanche. Que ce soit légal ou pas (je n'en ai aucune idée) ne change pas au fait que c'est une habitude complètement acceptée. Alors quoi ? On peut avoir sa famille qui aide (sans doute « gratuitement »1), mais on ne peut pas embaucher une personne responsable (le plus souvent majeure) ? Ça me semble paradoxal.
Dans un pays qui est bien plus libéral qu'ici, mais pas réellement capitaliste (comme l'explique très bien Maris dans son Anti-manuel d'économie, vol. 1), les États-Unis, les enfants n'ont pas cours le samedi matin, tout comme les adultes ne travaillent pas pour la plupart. Mais même ceux qui travaillent, ben ils s'arrangent : le père ou la mère est à la maison, pendant que l'autre parent part bosser. Très souvent ils ont un jour en commun (pas forcément le dimanche), et ça ne pose aucun problème à personne. Par contre, « libéralisme » oblige, je ne crois pas qu'il y ait un quelconque avantage financier à bosser le dimanche.
Pour résumer : je suis pour laisser les gens bosser quand ils veulent, mais je ne suis pas contre le fait que l'État essaie d'inciter (fortement) les boites à choisir des jours de travail qui coïncident avec une certaine « respiration » nationale, au contraire. En pratique, la plupart des gens ont et auront un boulot qui commence le lundi et termine le vendredi. Ma source : je vis dans un pays bien plus dérégulé que la France (les USA), et aussi bien plus religieux, et pourtant, personne ne bronche si papa ou maman bosse le dimanche matin.
[1] Évidemment il s'agirait plutôt de contribuer à mettre du pain sur la table familiale en vérité...
[^] # Re: Tu peux développer?
Posté par lasher . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 3.
À propos du dimanche je ne suis pas d'accord, et j'ai tendance à rejoindre Zenitram sur le sujet. Je préfère que l'État laisse les gens libres de bosser quand/comme ils veulent bosser, tout en faisant bien comprendre qu'il préfère quand même quand ce sont des jours dits ouvrés (par exemple en doublant les salaires le dimanche), plutôt que laisser le (très souvent petit) patron se démerder parce que, étant le seul non-salarié, il n'y a que lui qui peut assurer le boulot. Il y a tout plein d'étudiants/de jeunes/blah qui comme ça peuvent avoir un boulot à côté des études. Il y a aussi certains entrepreneurs qui commencent à monter leur boite (et qui donc par définition ne gagnent rien pour le moment, ou très peu), et qui peuvent ainsi mettre un peu de beurre dans les épinards en attendant que la boite commence à avoir des clients. J'en connais qui ont fait exactement ça. Ils étaient patrons ET employés pendant un ou deux ans, le temps que ça démarre pour de bon.
La peur de détruire la famille ou je ne sais quoi est à mon avis une peur infondée : on a tous vus un épicier avec un/son gosse qui aide au magasin, ou un artisan en général qui demande de l'aide à sa famille en périodes de vacances scolaires ou... le dimanche. Que ce soit légal ou pas (je n'en ai aucune idée) ne change pas au fait que c'est une habitude complètement acceptée. Alors quoi ? On peut avoir sa famille qui aide (sans doute « gratuitement »1), mais on ne peut pas embaucher une personne responsable (le plus souvent majeure) ? Ça me semble paradoxal.
Dans un pays qui est bien plus libéral qu'ici, mais pas réellement capitaliste (comme l'explique très bien Maris dans son Anti-manuel d'économie, vol. 1), les États-Unis, les enfants n'ont pas cours le samedi matin, tout comme les adultes ne travaillent pas pour la plupart. Mais même ceux qui travaillent, ben ils s'arrangent : le père ou la mère est à la maison, pendant que l'autre parent part bosser. Très souvent ils ont un jour en commun (pas forcément le dimanche), et ça ne pose aucun problème à personne. Par contre, « libéralisme » oblige, je ne crois pas qu'il y ait un quelconque avantage financier à bosser le dimanche.
Pour résumer : je suis pour laisser les gens bosser quand ils veulent, mais je ne suis pas contre le fait que l'État essaie d'inciter (fortement) les boites à choisir des jours de travail qui coïncident avec une certaine « respiration » nationale, au contraire. En pratique, la plupart des gens ont et auront un boulot qui commence le lundi et termine le vendredi. Ma source : je vis dans un pays bien plus dérégulé que la France (les USA), et aussi bien plus religieux, et pourtant, personne ne bronche si papa ou maman bosse le dimanche matin.
[1] Évidemment il s'agirait plutôt de contribuer à mettre du pain sur la table familiale en vérité...