Vous savez, à une époque, j’étais sensible à l’argument des "dangereux-extrêmes".
Puis je me suis renseigné sur la réalité. Par exemple qui a voté Pétain : pas spécialement des extrémistes mais une grande majorité des parlementaires de l’époque, toute la droite et une partie des SFIO. Hitler a été mis au pouvoir par son prédécesseur de l’époque, qui aurait pu l’éviter. Comme dit dans un autre commentaire, le racisme était généralisé.
Vu les positions politiques prononcées, notamment sur la question des référendums, les propositions d’union nationale qui trainent ici ou là, l’Islam, ou encore ce qui nous est vendu sous le vocable de "démocratie", je sais où je me situe. Je veux pas dire, mais prenez Plenel, chantre de la démocratie et de la liberté d’expression, mettez-le à une table ronde, faites en sorte d’avoir un contradicteur dans la salle, un modérateur qui prend la parole : "monsieur taisez-vous. Plenel parle. Il est libre de s’exprimer" ; la liberté d’expression est devenu un privilège accordé à quelques uns pour censurer les autres. C’est un des innombrables retournements du sens des mots qui interviennent dans le débat politique, pourvu qu’on y prête un peu attention.
J’ai finit par admettre l’idée que pour avoir une position politique un tant soit peu décente, il ne fallait pas trop considérer des arguments quantitatif du style : plus ou moins à gauche ou à droite, centre vs. extrême. Ces dénominations ne sont que la résultante de rapports de force sociaux, pas d’une construction rationnelle. J’adopte des bornes qualitatives : et la question des syndicats et des partis en est une. Ces organisations sont aussi critiquées à l’extrême-gauche (je ne suis pas l’extrême, ceux qui le sont sont précisément ceux qui, entre autres, critiquent les syndicats et les partis de manière plus ou moins importante), mais la critique est de toute autre nature.
[^] # Re: Tu peux développer?
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à -1.
Oh, allons-y pour le point Godwin...
Vous savez, à une époque, j’étais sensible à l’argument des "dangereux-extrêmes".
Puis je me suis renseigné sur la réalité. Par exemple qui a voté Pétain : pas spécialement des extrémistes mais une grande majorité des parlementaires de l’époque, toute la droite et une partie des SFIO. Hitler a été mis au pouvoir par son prédécesseur de l’époque, qui aurait pu l’éviter. Comme dit dans un autre commentaire, le racisme était généralisé.
Vu les positions politiques prononcées, notamment sur la question des référendums, les propositions d’union nationale qui trainent ici ou là, l’Islam, ou encore ce qui nous est vendu sous le vocable de "démocratie", je sais où je me situe. Je veux pas dire, mais prenez Plenel, chantre de la démocratie et de la liberté d’expression, mettez-le à une table ronde, faites en sorte d’avoir un contradicteur dans la salle, un modérateur qui prend la parole : "monsieur taisez-vous. Plenel parle. Il est libre de s’exprimer" ; la liberté d’expression est devenu un privilège accordé à quelques uns pour censurer les autres. C’est un des innombrables retournements du sens des mots qui interviennent dans le débat politique, pourvu qu’on y prête un peu attention.
J’ai finit par admettre l’idée que pour avoir une position politique un tant soit peu décente, il ne fallait pas trop considérer des arguments quantitatif du style : plus ou moins à gauche ou à droite, centre vs. extrême. Ces dénominations ne sont que la résultante de rapports de force sociaux, pas d’une construction rationnelle. J’adopte des bornes qualitatives : et la question des syndicats et des partis en est une. Ces organisations sont aussi critiquées à l’extrême-gauche (je ne suis pas l’extrême, ceux qui le sont sont précisément ceux qui, entre autres, critiquent les syndicats et les partis de manière plus ou moins importante), mais la critique est de toute autre nature.