• [^] # Re: Tu peux développer?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à -1. Dernière modification le 28 août 2013 à 23:07.

    De même on sait grosso modo ce qui a planté ces trente dernières années et qui a conduit à la crise.

    La crise trouve son origine dans la politique immobilière du gouvernement américain. La faute n'incombe ni aux banques, ni à l'économie mais à cause d'un gouvernement qui a pris une décision à la con. Par la suite le domino est tombé. Mais le capitalisme n'est pas le coupable de cette situation...

    Au final le capitalisme est tout entier sur l’idée qu’il faut des gagnants et des perdants. La richesse des uns se fait sur le dos des autres. On établit un système économique où on dit : ok les gars, c’est une compétition où un seul sortira vainqueur et remportera le gros lot, les autres seront ruiné. Ça c’est connu.

    Bof non. Ça c'est une vision plutôt naïve.
    Rien n'empêche tout le monde de détenir du capital et des moyens de production (seulement, pas tout le monde veut courir le risque) et le marché permet de sélectionner les entreprises en en menant certains à l'échec et d'autres à la réussite. Et ce n'est pas parce qu'une entreprise réussie que les autres sont condamnés à l'échec, ni qu'il y a exploitation des faibles.

    D'autant que tu occultes le fait que en général, ceux qui réussissent, ont investi énormément de temps et d'argent pour y parvenir. Oui quelqu'un qui fait honnêtement son boulot mais profite des 35h/semaine avec ses vacances et sans investir son argent ne mérite pas de gagner autant uqe celui qui a sacrifié sa vie personnelle et ses finances pour essayer de réussir. Quand ça gagne, il semble naturel que cela paye.

    C'est comme le Loto, si tu ne joues pas tu ne gagnes pas (mais en même temps, tu ne perds rien car tu ne prends pas de risques). Si tu joues tu peux gagner, tout le monde le sait donc quand tu ne joues pas il ne faut pas se plaindre que certains gagnent.

    Dans l’histoire ce n’est pas une question de travail, de mérite, de prise de risque : c’est juste la compétition, peu importe le mérite et le travail des autres, un seul finira par remporter le gros lot. Point.

    Bah non. Il y a des tas de PME en concurrence et qui sont fiables en simultanée. Parfois il y a des monopoles (mais bonne nouvelle, les États-Unis et l'UE ont des dispositions pour limiter les actions de ces derniers pour éviter une distorsion du marché). Du coup il n'y a pas qu'un seul vainqueur et rien n'empêche que tout le monde sorte gagnant.

    De toute façon le 0 échec, je n'y crois pas non plus.

    Au fait votre DRH, après avoir essuyé des refus, il a augmenté le salaire proposé dans son offre ? Ou il a juste pesté contre ces "chômeurs fainéant" ?

    Je dirais que s'ils ne le font pas, c'est qu'ils ne sont pas pressés et donc uqe la demande est faible -> pas besoin de monter un salaire.
    Un poste urgent à pourvoir, s'il ne trouve pas de preneur, t'inquiète que le salaire montera, sinon c'est que ce n'est pas urgent.

    2/ que faire croire que tous les chômeurs ont individuellement et simultanément décidé de pas travailler c’est du bullshit. Le chômage a augmenté avec la crise, la simple logique dicte qu’il y a une relation entre la cause du chômage et la crise. Chercher la cause du chômage, de masse, dans la responsabilité individuelle des chômeurs, c’est juste, outre que ce soit typique de la pensée réactionnaire, complètement à côté de la plaque, un déni des réalités total.

    Non, ce qu'on dit c'est que dans les 9-10% du chômage présentée, une partie est volontaire, une autre n'est pas critique car les gens se permettent de refuser des offres et il y a les cas critiques.
    Oui depuis la crise, les cas critiques augmentent et c'est triste. Cependant le chiffre cache le fait qu'il y a des postes disponibles et qui ne trouvent pas preneurs pour des considérations bizarres. Personnellement je ne plains que les chômeurs qui n'ont pas su trouver un travail après avoir tout tenté et je sais qu'ils sont nombreux.