ca faisait pas chier les gens (pas de "on est pris en otage !" - phrase à la con !).
En quoi c'est une phrase à la con ?
Si tu vois pas la différence entre le gars qui est REELLEMENT pris en otage (donc totalement privé de liberté, et pas sur de s'en sortir indemne) et le gars qui est juste emmerdé parce qu'il va rentrer deux heures plus tard chez lui, désolé, je ne peux rien pour toi !
Certes l'image est forte, mais tiens, tu parlais de privation de liberté, etc. : en 2007, les grèves de la SNCF en Octobre ou Novembre avaient complètement supprimé le trafic sur la branche de RER D que je prenais pour aller bosser. Je n'avais pas de permis, et même si j'en avais eu un, je n'avais pas de voiture (et je n'en aurais pas eu). J'étais assez chanceux pour être thésard à ce moment : je pouvais bosser depuis chez moi, et je bossais aussi avec le CEA, du coup j'ai pu prendre leur bus pour aller bosser là-bas plutôt qu'au labo habituel (là encore, pure chance : j'habitais à l'époque à 15 minutes de « l'arrêt »). Je ne crois pas que tout le monde ait la même chance que moi. Je connais tout un tas de gens qui prenaient la même ligne pour aller bosser à Paris et qui n'avaient tout simplement aucun moyen de locomotion. Certains réussissaient à faire du co-voiturage, etc., mais c'était loin d'être gagné.
Bref, je ne vais pas aller voir les poncifs du genre « le mec a un entretien d'embauche, et comme y'avait grève, il a pas pu obtenir le job », parce qu'effectivement c'est débile : si c'est si important, et si la grève est déjà là, on se débrouille pour dormir pas loin du lieu d'embauche (pote ou hôtel, ou même couch surfing, pourquoi pas !). Si la grève vient juste de se déclarer, alors si l'employeur n'est pas fichu de reporter le rendez-vous à plus tard, je suis désolé, mais cet employeur pue (ou est désespéré). BREF.
Tout ça pour dire que même si ce n'est pas une prise d'otage au sens propre, et même si ce n'est pas un événement aussi traumatisant, ça n'en reste pas moins une forme de « chantage professionnel » pour beaucoup : on prive un ensemble d'employés de leur moyen de subsistance. On utilise des « boucliers humains » professionnellement parlant (vlan, image du terrorisme! Oui, celle-là, c'est un troll, pas la peine de répondre :-)).
[^] # Re: Tu peux développer?
Posté par lasher . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 4.
Certes l'image est forte, mais tiens, tu parlais de privation de liberté, etc. : en 2007, les grèves de la SNCF en Octobre ou Novembre avaient complètement supprimé le trafic sur la branche de RER D que je prenais pour aller bosser. Je n'avais pas de permis, et même si j'en avais eu un, je n'avais pas de voiture (et je n'en aurais pas eu). J'étais assez chanceux pour être thésard à ce moment : je pouvais bosser depuis chez moi, et je bossais aussi avec le CEA, du coup j'ai pu prendre leur bus pour aller bosser là-bas plutôt qu'au labo habituel (là encore, pure chance : j'habitais à l'époque à 15 minutes de « l'arrêt »). Je ne crois pas que tout le monde ait la même chance que moi. Je connais tout un tas de gens qui prenaient la même ligne pour aller bosser à Paris et qui n'avaient tout simplement aucun moyen de locomotion. Certains réussissaient à faire du co-voiturage, etc., mais c'était loin d'être gagné.
Bref, je ne vais pas aller voir les poncifs du genre « le mec a un entretien d'embauche, et comme y'avait grève, il a pas pu obtenir le job », parce qu'effectivement c'est débile : si c'est si important, et si la grève est déjà là, on se débrouille pour dormir pas loin du lieu d'embauche (pote ou hôtel, ou même couch surfing, pourquoi pas !). Si la grève vient juste de se déclarer, alors si l'employeur n'est pas fichu de reporter le rendez-vous à plus tard, je suis désolé, mais cet employeur pue (ou est désespéré). BREF.
Tout ça pour dire que même si ce n'est pas une prise d'otage au sens propre, et même si ce n'est pas un événement aussi traumatisant, ça n'en reste pas moins une forme de « chantage professionnel » pour beaucoup : on prive un ensemble d'employés de leur moyen de subsistance. On utilise des « boucliers humains » professionnellement parlant (vlan, image du terrorisme! Oui, celle-là, c'est un troll, pas la peine de répondre :-)).