Tu sais que plus haut, tu défends un revenu plus bas que le SMIC qu'on répartirait allègrement du nouveau-né au doyen sans aucun discernement, et ici, tu justifies qu'un mec refuse le SMIC parce que ça ne permet pas de vivre décemment?
Cf. salaire net vs. salaire brut. Le revenu moyen que je propose est à comparer au SMIC net, vu que je le divise par deux (donc en l’occurrence tout ce qui est cotisations&co). Soit vous regarder le revenu brut et le comparez au PIB/hab. (mais perso. ça ne me parle pas et c’est trompeur je trouve), soit vous regarder le PIB/hab., grossièrement divisé par deux pour enlever tout ce qui est cotisations et impôts, avec le salaire net et en considérant de bon services publics (il faudrait aussi compenser l’usure du capital existant à vrai dire). J’ai dit que si ça n’était le loyer, et je sais que je ne suis pas le seul dans la situation ou le logement représente une grande part de mon budget, on vivrait bien même à 1000 €/individu. Après ce n’est qu’une moyenne, suivant la situation de chacun, il est clair que les niveaux de vie ne seront pas les mêmes.
Indice: si tu relis le fil, tu verras que ma source n'est ni la télé, ni les journaux. C'est quelqu'un de bien réel.
C’est vous qui avez cité le DRH ? Donc vous avez eu la version du DRH. Une version des faits. Pardon, mais ce n’est pas ma façon de réfléchir en politique. Franchement le DRH, tout ce qu’il voit ce sont des refus : il ne connait rien de la situation de chômeurs à part quelques vagues préjugés. Ça a beau être votre ami, vous avez le droit d’avoir un regard critique sur ce qu’il dit. En fait vos sources sont à l’image de la télévision : des DRH, des cadres, des gens qui gagnent bien leur vie, on en voit souvent. Des gens sur le fil... beaucoup, beaucoup, beaucoup moins.
Pour le reste... la flemme de naviguer entre les arguments bidons du style "ah il est populiste"&co. d’autant que pour le PIB vous avez dit une énormité plus bas, vous faites bien de rappeler ce commentaire à mon bon souvenir.
Entrer au capital d'une boite, par définition, oui, ça suppose que tu mettes la main à la poche. On appelle ça investir.
1/ L’investisseur institutionnel ou celui qui brasse des millions, il diversifie ses investissements : il minimise de manière drastique les risques.
2/ Moi je met mes petites économies. Si ça coule (c’est même pas mon projet), je n’aurai que mes yeux pour pleurer.
3/ Avec mes petites économies, je ne serai qu’associé minoritaire, pas majoritaire. Si je sens que la boite se plante (et d’or et déjà il y a plein de trucs sur lesquels je ne suis pas d’accord), je n’aurai absolument aucun moyen de faire changer de direction à la boite : in fine c’est le majoritaire qui décide.
Et c'est là que c'est drôle:
Si la boite coule (comme la plupart des startup les 2 premières années), les employés prendront leurs indemnités et laisseront ce PDG ruiné sans se retourner.
Si la boite cartonne, il deviendra très riche et on trouvera un tas de gens pour penser que c'est injuste, ça a marché grâce aux employés, il faut partager les richesses.
Oui, c’est là où c’est drôle. Vous avez avalez tout le bullshit sur la prise de risque&co et n’acceptez pas que des gens aient d’autres buts dans la vie et d’autres aspirations que de risquer se ruiner. Oui, la plupart des boites coulent, le PDG aurait dû le savoir et être super prudent, s’il se retrouve ruiné, il n’a pas à entrainer du monde dans sa chute. Mais évidemment, à force de propagande sur les "entrepreneurs", les "investisseurs" et j’en passe, on finit par faire croire à quelques couillons que c’est facile de monter une boite. Et ces mêmes couillons en veulent après à la terre entière (et notamment les salariés) d’avoir assurer leurs arrières, eux.
Quant à croire que tout le monde deviendrait PDG si les gens prenaient des risques et j’en passe et des meilleurs : c’est vous qui êtes dans l’utopie. En effet...
Voir la concentration du capital plus bas. Vous pourrez toujours trouver des contre-exemples, mais économiquement, par le simple jeu de la concurrence dans une économie moderne, vous avez une disparition de la petite bourgeoisie, et des grands "patrons" qui raflent tout. La haute-bourgeoisie française ce sont des héritiers hein... c’est un privilège de naissance. La figure de "l’entrepreneur", c’est juste une figure de propagande, pas une réalité sociale ou économique, ou alors à la marge : le gros du PIB est obtenu par de grosses entreprises détenant une grosse part du marché (après ça dépend des secteurs économiques qui sont naturellement plus ou moins enclins à la concentration du capital). Comme vous dites, les petits patrons, ils galèrent et sont parfois très mal payés. Mais ils l’ont cherché, fallait être plus malin, et ne pas avaler tout cru tout ce qui se raconte.
Globalement c’est bien simple : pour un mec qui réussit y’en a 100 qui coulent (chiffres bidons). Et ce quel que soit le mérite des uns et des autres : y’aura pas 101 PDG, parce que ce n’est économiquement pas viable. C’est le principe. Alors oui, ce n’est pas juste et les 100 qui ont été ruiné ont des raisons d’en vouloir à celui qui a réussi, malheureusement ces couillons préfèrent jeter la pierre à leurs salariés : couillon un jour, couillon toujours. C’est juste que les salariés ont été plus malins : ils ont décidé de ne pas joué à un jeu qu’ils savent pipé dès le départ. Parce qu’au final, socialement ce n’est pas tenable : même si je réussis je sais que ma réussite en aura laissé 99 sur le carreau parce que c’est le principe de la compétition : on en garde que quelques uns. Ceux qui gobent le coup de "l’investissement" et de "l’entreprenariat" sont juste de pauvres bougres qui n’ont pas compris de quoi il retournait. (Quand on a vraiment une bonne idée avec un bon modèle économique bien solide et validé par une clientèle déjà contactée, ça peut valoir le coup. Mais il ne faut surtout pas faire de l’entrepreneuriat pour le plaisir d’en faire...)
Alors, perso. je n’ai pas envie de prendre de risques avec mes maigres économies. C’est mon droit, ma liberté. Je ne suis pas là pour jouer à la loterie avec des investissement qui ont neuf chances sur dix de couler, et accessoirement mes revenus, donc ma vie. Je rappelle à ce sujet que le jeu est une addiction est que ceux qui gobent toute cette histoire "d’investissements" et de "risques" sont de grands malades qui feraient mieux d’aller se faire soigner.
Mais qu'à cela ne tienne: continuons à vociférer qu'il n'y a pas de boulot à cause de la crise, des entreprises, des riches, de l'évasion fiscales et un peu tout et n'importe quoi.
Ben ça c’est une réalité. Vous n’allez faire croire à personne que le surplus de chômage ces dernières années est une décision simultanée de millions de chômeurs de ne plus vouloir travailler. C’est complètement débile comme thèse. C’est donc bien qu’il y a une cause extérieure, une contrainte qui les conduit au chômage et à y rester.
[^] # Re: Tu peux développer?
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 3.
Cf. salaire net vs. salaire brut. Le revenu moyen que je propose est à comparer au SMIC net, vu que je le divise par deux (donc en l’occurrence tout ce qui est cotisations&co). Soit vous regarder le revenu brut et le comparez au PIB/hab. (mais perso. ça ne me parle pas et c’est trompeur je trouve), soit vous regarder le PIB/hab., grossièrement divisé par deux pour enlever tout ce qui est cotisations et impôts, avec le salaire net et en considérant de bon services publics (il faudrait aussi compenser l’usure du capital existant à vrai dire). J’ai dit que si ça n’était le loyer, et je sais que je ne suis pas le seul dans la situation ou le logement représente une grande part de mon budget, on vivrait bien même à 1000 €/individu. Après ce n’est qu’une moyenne, suivant la situation de chacun, il est clair que les niveaux de vie ne seront pas les mêmes.
C’est vous qui avez cité le DRH ? Donc vous avez eu la version du DRH. Une version des faits. Pardon, mais ce n’est pas ma façon de réfléchir en politique. Franchement le DRH, tout ce qu’il voit ce sont des refus : il ne connait rien de la situation de chômeurs à part quelques vagues préjugés. Ça a beau être votre ami, vous avez le droit d’avoir un regard critique sur ce qu’il dit. En fait vos sources sont à l’image de la télévision : des DRH, des cadres, des gens qui gagnent bien leur vie, on en voit souvent. Des gens sur le fil... beaucoup, beaucoup, beaucoup moins.
Pour le reste... la flemme de naviguer entre les arguments bidons du style "ah il est populiste"&co. d’autant que pour le PIB vous avez dit une énormité plus bas, vous faites bien de rappeler ce commentaire à mon bon souvenir.
1/ L’investisseur institutionnel ou celui qui brasse des millions, il diversifie ses investissements : il minimise de manière drastique les risques.
2/ Moi je met mes petites économies. Si ça coule (c’est même pas mon projet), je n’aurai que mes yeux pour pleurer.
3/ Avec mes petites économies, je ne serai qu’associé minoritaire, pas majoritaire. Si je sens que la boite se plante (et d’or et déjà il y a plein de trucs sur lesquels je ne suis pas d’accord), je n’aurai absolument aucun moyen de faire changer de direction à la boite : in fine c’est le majoritaire qui décide.
Oui, c’est là où c’est drôle. Vous avez avalez tout le bullshit sur la prise de risque&co et n’acceptez pas que des gens aient d’autres buts dans la vie et d’autres aspirations que de risquer se ruiner. Oui, la plupart des boites coulent, le PDG aurait dû le savoir et être super prudent, s’il se retrouve ruiné, il n’a pas à entrainer du monde dans sa chute. Mais évidemment, à force de propagande sur les "entrepreneurs", les "investisseurs" et j’en passe, on finit par faire croire à quelques couillons que c’est facile de monter une boite. Et ces mêmes couillons en veulent après à la terre entière (et notamment les salariés) d’avoir assurer leurs arrières, eux.
Quant à croire que tout le monde deviendrait PDG si les gens prenaient des risques et j’en passe et des meilleurs : c’est vous qui êtes dans l’utopie. En effet...
Voir la concentration du capital plus bas. Vous pourrez toujours trouver des contre-exemples, mais économiquement, par le simple jeu de la concurrence dans une économie moderne, vous avez une disparition de la petite bourgeoisie, et des grands "patrons" qui raflent tout. La haute-bourgeoisie française ce sont des héritiers hein... c’est un privilège de naissance. La figure de "l’entrepreneur", c’est juste une figure de propagande, pas une réalité sociale ou économique, ou alors à la marge : le gros du PIB est obtenu par de grosses entreprises détenant une grosse part du marché (après ça dépend des secteurs économiques qui sont naturellement plus ou moins enclins à la concentration du capital). Comme vous dites, les petits patrons, ils galèrent et sont parfois très mal payés. Mais ils l’ont cherché, fallait être plus malin, et ne pas avaler tout cru tout ce qui se raconte.
Globalement c’est bien simple : pour un mec qui réussit y’en a 100 qui coulent (chiffres bidons). Et ce quel que soit le mérite des uns et des autres : y’aura pas 101 PDG, parce que ce n’est économiquement pas viable. C’est le principe. Alors oui, ce n’est pas juste et les 100 qui ont été ruiné ont des raisons d’en vouloir à celui qui a réussi, malheureusement ces couillons préfèrent jeter la pierre à leurs salariés : couillon un jour, couillon toujours. C’est juste que les salariés ont été plus malins : ils ont décidé de ne pas joué à un jeu qu’ils savent pipé dès le départ. Parce qu’au final, socialement ce n’est pas tenable : même si je réussis je sais que ma réussite en aura laissé 99 sur le carreau parce que c’est le principe de la compétition : on en garde que quelques uns. Ceux qui gobent le coup de "l’investissement" et de "l’entreprenariat" sont juste de pauvres bougres qui n’ont pas compris de quoi il retournait. (Quand on a vraiment une bonne idée avec un bon modèle économique bien solide et validé par une clientèle déjà contactée, ça peut valoir le coup. Mais il ne faut surtout pas faire de l’entrepreneuriat pour le plaisir d’en faire...)
Alors, perso. je n’ai pas envie de prendre de risques avec mes maigres économies. C’est mon droit, ma liberté. Je ne suis pas là pour jouer à la loterie avec des investissement qui ont neuf chances sur dix de couler, et accessoirement mes revenus, donc ma vie. Je rappelle à ce sujet que le jeu est une addiction est que ceux qui gobent toute cette histoire "d’investissements" et de "risques" sont de grands malades qui feraient mieux d’aller se faire soigner.
Ben ça c’est une réalité. Vous n’allez faire croire à personne que le surplus de chômage ces dernières années est une décision simultanée de millions de chômeurs de ne plus vouloir travailler. C’est complètement débile comme thèse. C’est donc bien qu’il y a une cause extérieure, une contrainte qui les conduit au chômage et à y rester.