Dans ma famille, traditionnellement, c’était le jour des repas de famille (aucun pratiquant). Mais chacun son truc.
Sinon je croyais que le dimanche c’était pour ouvrir les commerce, pas les crèches...
Pour le reste, c’est un concours de poncifs. De toute façon, dès qu’une discussion touche à la question des syndicats et des partis on a le droit à tous les poncifs fascistes qui soient, de gens qui, manifestement ne savent pas grand chose du monde syndical.
Mon père est syndicaliste, ça se fritte effectivement dans les syndicats et entre les syndicats parce qu’il y a des cons, ceux que vous décrivez, je les appelle les jusqu’au-boutiste. Mais ce sont des boulets, et ils ne servent pas à grand chose. Ceux qui font avancer le Schmilblick, ce sont les gens sérieux et il y en a, sans pour autant tomber dans le panneau des "compromis" et du "monde qui change". La bourgeoisie et, en conséquence, les médias dominants mettent en avant les boulets pour décrédibiliser les syndicats. Point. Comme je l’ai dit, il ne faut pas avoir une vision naïve des syndicats : cela fait partie de la propagande patronale que de s’acharner contre.
[long paragraphe sur le XXème siècle]
Le monde évolue. Pour certains.
Classique langue de bois. Discours creux et sans intérêts. Oui le monde évolue pour certains : certains savent l’analyser et le comprendre. Les autres se contentent de phrases creuses.
Or je découvre le marxisme depuis peu, des intellectuels marxistes aussi (y’a eu pas mal de pub. sur ce site aussi, j’y participe à cela de ma modeste contribution). Même dans vos rêves les plus fous vous vous imaginez même pas à quel point c’est un outil puissant pour comprendre le monde actuel. En fait, c’est en étant marxiste qu’on a une vision à peu près lucide de là où on va (et ça fait peur à savoir). Notamment parce que la plupart des marxistes ont quelques connaissances historiques sérieuses, et à condition d’éviter le piège du déterminisme historique, c’est quelque chose de précieux, ensuite parce qu’on prend énormément de recul vis-à-vis des médias : de collections d’évènements et de faits sans queue ni tête, on apprend à hiérarchiser l’information et à reconsidérer ce qui est important ou pas.
Par exemple vous pouvez parler de délocalisations, de libre-échange, de la Chine atelier du monde, du projet européen et de la menace musulmane : Lénine parlait déjà de tout cela en ~1916 dans le document que je cite en bas. Rigolo n’est-il pas ? Délocalisation, libre-échange et multinationale : nouveau terme pour dire "impérialisme" (exportation des capitaux) Chine atelier du monde, division internationale du travail (on a aussi : l’Allemagne fait de l’industrie de qualité, l’Angleterre fait la City pour la finance, etc.) : nouveaux termes pour dire impérialisme (concentration des capitaux au niveau mondial et partage entre puissance capitalistes de l’économie mondiale). projet européen : j’arrive personnellement à remonter jusqu’au XVIIIè siècle avec Rousseau qui en discute déjà à l’époque. menace islamique : Lénine note cela comme de la propagande colonisatrice.
Alors votre monde, voyez-vous, il a près de 100 ans et en prenant une référence relativement contestable. Par contre, oui, il y a des choses qui ont changé, là on s’attaque à des livres comme celui de Klein cité plus bas lui aussi.
Et je ne mentionnerai pas la haine des syndicats aussi vieille que leur existence : si vous croyez que votre critique des syndicats (ou des partis) est nouvelle et moderne, vous vous fourrez le doigt dans le nez : elle est aussi vieille que leur existence. C’est simple, depuis peu je m’intéresse au fascisme, c’est dingue les documents historiques qu’ils sont capables de retrouver pour justifier leurs arguments. Ici même sur linuxfr quelqu’un a relayé une "note pour la suppression générale des partis", des années 30 ou 40... Sans commentaires. :/
Votre argument des syndicats qui ne cherchent qu’à satisfaire que "leur base électorale" (supposés ne rien y comprendre, y compris à l’économie), est une critique à peine maquillée de la démocratie et tout aussi vieille : la réaction a toujours reproché à la démocratie de ne satisfaire que le bas-peuple (supposés ne rien y comprendre, y compris à la politique) pour préférer prêcher, au mieux le suffrage censitaire, au pire pas de suffrage du tout.
Alors j’ai un grand scoop pour vous : dans une démocratie, pour faire entendre sa voix, il faut la donner.
En politique si vous restez dans votre coin et attendez que tout vous tombe tout cru dans la bouche (qui a parlé d’argent et de beurre tout à l’heure ?) alors vous serez le dindon de la farce. Il faut se bouger le cul et agir, pas attendre que les autres agissent pour vous, car les syndicats ont les moyens qu’on leur donne : ce sont les travailleurs qui les font vivre et si ces derniers restent en dehors rien ne se fera tout seul.
[^] # Re: Tu peux développer?
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 1.
Dans ma famille, traditionnellement, c’était le jour des repas de famille (aucun pratiquant). Mais chacun son truc.
Sinon je croyais que le dimanche c’était pour ouvrir les commerce, pas les crèches...
Pour le reste, c’est un concours de poncifs. De toute façon, dès qu’une discussion touche à la question des syndicats et des partis on a le droit à tous les poncifs fascistes qui soient, de gens qui, manifestement ne savent pas grand chose du monde syndical.
Mon père est syndicaliste, ça se fritte effectivement dans les syndicats et entre les syndicats parce qu’il y a des cons, ceux que vous décrivez, je les appelle les jusqu’au-boutiste. Mais ce sont des boulets, et ils ne servent pas à grand chose. Ceux qui font avancer le Schmilblick, ce sont les gens sérieux et il y en a, sans pour autant tomber dans le panneau des "compromis" et du "monde qui change". La bourgeoisie et, en conséquence, les médias dominants mettent en avant les boulets pour décrédibiliser les syndicats. Point. Comme je l’ai dit, il ne faut pas avoir une vision naïve des syndicats : cela fait partie de la propagande patronale que de s’acharner contre.
Classique langue de bois. Discours creux et sans intérêts. Oui le monde évolue pour certains : certains savent l’analyser et le comprendre. Les autres se contentent de phrases creuses.
Or je découvre le marxisme depuis peu, des intellectuels marxistes aussi (y’a eu pas mal de pub. sur ce site aussi, j’y participe à cela de ma modeste contribution). Même dans vos rêves les plus fous vous vous imaginez même pas à quel point c’est un outil puissant pour comprendre le monde actuel. En fait, c’est en étant marxiste qu’on a une vision à peu près lucide de là où on va (et ça fait peur à savoir). Notamment parce que la plupart des marxistes ont quelques connaissances historiques sérieuses, et à condition d’éviter le piège du déterminisme historique, c’est quelque chose de précieux, ensuite parce qu’on prend énormément de recul vis-à-vis des médias : de collections d’évènements et de faits sans queue ni tête, on apprend à hiérarchiser l’information et à reconsidérer ce qui est important ou pas.
Par exemple vous pouvez parler de délocalisations, de libre-échange, de la Chine atelier du monde, du projet européen et de la menace musulmane : Lénine parlait déjà de tout cela en ~1916 dans le document que je cite en bas. Rigolo n’est-il pas ?
Délocalisation, libre-échange et multinationale : nouveau terme pour dire "impérialisme" (exportation des capitaux)
Chine atelier du monde, division internationale du travail (on a aussi : l’Allemagne fait de l’industrie de qualité, l’Angleterre fait la City pour la finance, etc.) : nouveaux termes pour dire impérialisme (concentration des capitaux au niveau mondial et partage entre puissance capitalistes de l’économie mondiale).
projet européen : j’arrive personnellement à remonter jusqu’au XVIIIè siècle avec Rousseau qui en discute déjà à l’époque.
menace islamique : Lénine note cela comme de la propagande colonisatrice.
Alors votre monde, voyez-vous, il a près de 100 ans et en prenant une référence relativement contestable. Par contre, oui, il y a des choses qui ont changé, là on s’attaque à des livres comme celui de Klein cité plus bas lui aussi.
Et je ne mentionnerai pas la haine des syndicats aussi vieille que leur existence : si vous croyez que votre critique des syndicats (ou des partis) est nouvelle et moderne, vous vous fourrez le doigt dans le nez : elle est aussi vieille que leur existence. C’est simple, depuis peu je m’intéresse au fascisme, c’est dingue les documents historiques qu’ils sont capables de retrouver pour justifier leurs arguments. Ici même sur linuxfr quelqu’un a relayé une "note pour la suppression générale des partis", des années 30 ou 40... Sans commentaires. :/
Votre argument des syndicats qui ne cherchent qu’à satisfaire que "leur base électorale" (supposés ne rien y comprendre, y compris à l’économie), est une critique à peine maquillée de la démocratie et tout aussi vieille : la réaction a toujours reproché à la démocratie de ne satisfaire que le bas-peuple (supposés ne rien y comprendre, y compris à la politique) pour préférer prêcher, au mieux le suffrage censitaire, au pire pas de suffrage du tout.
Alors j’ai un grand scoop pour vous : dans une démocratie, pour faire entendre sa voix, il faut la donner.
En politique si vous restez dans votre coin et attendez que tout vous tombe tout cru dans la bouche (qui a parlé d’argent et de beurre tout à l’heure ?) alors vous serez le dindon de la farce. Il faut se bouger le cul et agir, pas attendre que les autres agissent pour vous, car les syndicats ont les moyens qu’on leur donne : ce sont les travailleurs qui les font vivre et si ces derniers restent en dehors rien ne se fera tout seul.