J’ai une autre manière de voir que j-c_32, mais globalement ça revient au même et cela décrit la même réalité.
Si une région n’est pas rentable, si on commence à tout privatiser, le privé va se barrer et aller dans des régions plus rentables. Comme il n’y aura pas d’infrastructures, lorsque les gens auront la possibilité de déménager ou les entreprises de s’installer, ils vont y regarder à deux fois et préférer une région mieux équipée. Du coup la région s’appauvrit encore plus.
Parce que dans la réalité vraie, les adorateurs du beurre et de l’argent du beurre, ça n’existe pas. Je ne connais pas un cas d’un type qui a choisi une région pauvre ou un coin paumé en faisant le pari qu’il arriverait à peser politiquement pour avoir de l’argent d’ailleurs&co, et il faudrait être sérieusement timbré pour tenir ce genre de pari. Si je devais changer de région, je regarderai les infrastructures (transports en commun en particulier puisque je n’ai pas de voiture), les possibilités de travail, le prix du logement, les activités disponibles dans le coin, etc. Je n’irai pas voir à quel hauteur est financé le conseil régional ou encore si le maire serait capable de me tirer une ligne d’électricité, de bus, ou que sais-je encore, et je ne crois pas que beaucoup de monde le ferait.
Au bout du bout de tout cela, on a une ségrégation géographique immense : les pauvres parqués dans un coin faute de sous pour se payer un loyer important, les riches dans un autre.
Pour compenser cela, on a inventé un principe simple, c’est l’égalité des territoires. On s’arrange pour que les régions riches financent les régions pauvres (et c’est pas comme en Allemagne, au moins en France c’est quelque chose qui est plutôt bien accepté culturellement même si on tente de plus en plus de mettre en place une politique de concurrence entre les régions). Ainsi les régions pauvres peuvent se doter en infrastructures en tout genre, et peuvent donc avoir une chance d’attirer habitants et entreprises. Ça a l’immense avantage social de faire diminuer la pression démographique, écologique, etc. qui existe sur les régions riches et les villes, pour les répartir sur tout le territoire.
Si ils restent la, c'est une volonté de leur part.
Vous me payez un loyer en centre-ville parisien ? Pas un cagibi, évidemment.
[^] # Re: Qu'est ce qu'on y gagne ?
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 4.
J’ai une autre manière de voir que j-c_32, mais globalement ça revient au même et cela décrit la même réalité.
Si une région n’est pas rentable, si on commence à tout privatiser, le privé va se barrer et aller dans des régions plus rentables. Comme il n’y aura pas d’infrastructures, lorsque les gens auront la possibilité de déménager ou les entreprises de s’installer, ils vont y regarder à deux fois et préférer une région mieux équipée. Du coup la région s’appauvrit encore plus.
Parce que dans la réalité vraie, les adorateurs du beurre et de l’argent du beurre, ça n’existe pas. Je ne connais pas un cas d’un type qui a choisi une région pauvre ou un coin paumé en faisant le pari qu’il arriverait à peser politiquement pour avoir de l’argent d’ailleurs&co, et il faudrait être sérieusement timbré pour tenir ce genre de pari. Si je devais changer de région, je regarderai les infrastructures (transports en commun en particulier puisque je n’ai pas de voiture), les possibilités de travail, le prix du logement, les activités disponibles dans le coin, etc. Je n’irai pas voir à quel hauteur est financé le conseil régional ou encore si le maire serait capable de me tirer une ligne d’électricité, de bus, ou que sais-je encore, et je ne crois pas que beaucoup de monde le ferait.
Au bout du bout de tout cela, on a une ségrégation géographique immense : les pauvres parqués dans un coin faute de sous pour se payer un loyer important, les riches dans un autre.
Pour compenser cela, on a inventé un principe simple, c’est l’égalité des territoires. On s’arrange pour que les régions riches financent les régions pauvres (et c’est pas comme en Allemagne, au moins en France c’est quelque chose qui est plutôt bien accepté culturellement même si on tente de plus en plus de mettre en place une politique de concurrence entre les régions). Ainsi les régions pauvres peuvent se doter en infrastructures en tout genre, et peuvent donc avoir une chance d’attirer habitants et entreprises. Ça a l’immense avantage social de faire diminuer la pression démographique, écologique, etc. qui existe sur les régions riches et les villes, pour les répartir sur tout le territoire.
Vous me payez un loyer en centre-ville parisien ? Pas un cagibi, évidemment.