Il faut prendre la situation dans son ensemble. Le coût de la vie et de l'immobilier, s'il est plus faible qu'en Suisse, est super élevé dans les zones frontalières en raisons des Suisses qui s'y établissent aussi. Vivre en zone frontalière avec un salaire français devient difficile si tu n'y es pas établi depuis longtemps. Reprocher aux frontaliers de vouloir "le beurre et l'argent du beurre" c'est un peu fort, d'autant plus qu'il existe un risque inhérent dans leur situation (si les cours de change évoluent énormément en peu de temps).
Le cas typique, c'est un jeune qui veut quitter le foyer familial et ne trouve pas à se loger dans sa région à cause de la flambée de l'immobilier en zone frontalière. Tu lui reprocherais d'aller chercher un job en Suisse ? Ou devrait-il avoir le devoir d'aller s'exiler 200km plus loin en France pour supporter ce coût de la vie ?
Dernière chose : il faut noter que le gouvernement français profite aussi largement de cette situation. Il reçoit des impôts comparativement important de français travaillant en Suisse avec un gros salaire mais n'y effectue qu'un investissement somme tout minimum : il suffit de voir l'état affreux du réseau routier français en zone frontalière ou l'absence d'hôpital digne de ce nom. Venant de Suisse tu as l'impression d'attérir en l'espace de 5km dans un pays du tiers-monde.
Bref les zones frontalières, c'est assez particulier. Chacun, à l'échelle du simple citoyen ou d'une nation, essaye d'y trouver le meilleur compte en fonction des accords bilatéraux et des rapports de richesses entre les uns et les autres.
[^] # Re: Stigmatisation de la "sécu"
Posté par Psychofox (Mastodon) . En réponse au journal Quitter la sécurité sociale. Évalué à 1.
Il faut prendre la situation dans son ensemble. Le coût de la vie et de l'immobilier, s'il est plus faible qu'en Suisse, est super élevé dans les zones frontalières en raisons des Suisses qui s'y établissent aussi. Vivre en zone frontalière avec un salaire français devient difficile si tu n'y es pas établi depuis longtemps. Reprocher aux frontaliers de vouloir "le beurre et l'argent du beurre" c'est un peu fort, d'autant plus qu'il existe un risque inhérent dans leur situation (si les cours de change évoluent énormément en peu de temps).
Le cas typique, c'est un jeune qui veut quitter le foyer familial et ne trouve pas à se loger dans sa région à cause de la flambée de l'immobilier en zone frontalière. Tu lui reprocherais d'aller chercher un job en Suisse ? Ou devrait-il avoir le devoir d'aller s'exiler 200km plus loin en France pour supporter ce coût de la vie ?
Dernière chose : il faut noter que le gouvernement français profite aussi largement de cette situation. Il reçoit des impôts comparativement important de français travaillant en Suisse avec un gros salaire mais n'y effectue qu'un investissement somme tout minimum : il suffit de voir l'état affreux du réseau routier français en zone frontalière ou l'absence d'hôpital digne de ce nom. Venant de Suisse tu as l'impression d'attérir en l'espace de 5km dans un pays du tiers-monde.
Bref les zones frontalières, c'est assez particulier. Chacun, à l'échelle du simple citoyen ou d'une nation, essaye d'y trouver le meilleur compte en fonction des accords bilatéraux et des rapports de richesses entre les uns et les autres.