Franchement ni le temps ni l’envie de répondre dans le détail à ce tas d’inepties (et je me retiens en disant cela) car ça va partir dans tous les sens, ceux qui le veulent pourront creuser s’ils s’en sentent le courage... J’ai pour ma part assez soupé la semaine dernière. C’est sans fin cette histoire : il faut 5 minutes pour écrire une ineptie, moi il me faut 1 h pour écrire un commentaire en vérifiant quelques trucs, histoire que ma mémoire ne me joue pas des tours, faire des recherches sur tel ou tel sujet que je connais mal. Au final on va me reprocher soit d’être trop long, soit trop simpliste, au final jamais content.
Seul le point 0/ (avec sa note 1) est important (initialement placé à la fin). Le reste c’est que du bonus.
0/ "La liberté qui consiste à avoir le droit de zapper entre TF1 et M6 n'est pas une liberté." Ça tombe bien. La liberté à ce sujet existe déjà : l’accès aux bibliothèques est en général gratuit, le prix du prêt modéré. Voilà une bonne alternative à TF1/M6. Je prends cette exemple, parce que ça va démonter tout votre bullshit de manière extrêmement efficace, et ce sur plusieurs points : déterminisme, taxation foncière, rôle de l’école et de l’État, démocratie.
Je vais profiter pour donner un exemple de déterminisme : nous ne sommes pas tous égaux devant le savoir, il ne suffit pas de faire lire à un gosse du Victor Hugo pour qu’il soit capable d’y prendre du plaisir, de le comprendre de manière plus ou moins pertinente, de le restituer, etc. Si dans sa famille on discute peu littérature, si pour "calmer les enfants" ou le soir à table on les fout devant la télé, etc., alors l’enfant aura un rapport difficile à la lecture. C’est ce qu’on appelle un déterminisme. Tout ça pour dire un truc tout bête : "personne n’a la sciences infuse" : la démocratie, la liberté, acquérir du nouveau savoir, tout cela s’apprend. Et pour cela, oui il faut une aide de l’extérieur : vous vous contentez de postuler que le mec va se créer ex nihilo du savoir, ses clefs d’accès au savoir, etc. Le jour où ça arrive vous pourrez l’inscrire comme miracle. Mais il me faudra plus qu’un vague postulat. Et l’enfant n’a absolument pas choisi cet état de fait (on ne choisit pas sa famille, son milieu social, etc.), et une fois devenu adulte, il y a de grandes chances de le reproduire de fait avec ses enfants. L’école intervient, idéalement, pour donner des clefs d’accès au savoir. Elle n’y arrive que très imparfaitement, mais c’est très largement mieux que rien. Voilà pourquoi l’école est indispensable à l’élaboration d’une véritable liberté, une liberté effective, dans l’accès au savoir. Sinon effectivement : celui qui est né dans un milieu social peu littéraire sera condamné à avoir pour toute liberté celle de choisir entre TF1 et M6, à la limite celle d’ouvrir 20 minutes ou le Monde, mais ça n’aide pas à acquérir un savoir de fond.
Enfin passons aux bibliothèques en admettant qu’il n’y ait plus aucun déterminisme dans la société. Il faut les financer. Là je crois que vous me voyez venir... Les bibliothèques en France sont essentiellement municipales... et le financement des municipalités ? Je ne connais pas le budget type d’une commune mais il me semble que la taxe foncière1 en fait partie, voilà un exemple concret de l’utilisation de nos impôts pour financer : école et bibliothèque. Les deux sont généralement gratuites. Idéalement elles le sont totalement. Idéalement, cela résulte en la liberté effective et totale de connaitre autre chose que TF1 et M6. Pas une liberté-mantra, une liberté qu’on invoque à tout bout de champs mais qui ne correspond à aucune réalité, mais une liberté pour laquelle on s’est donné les moyens.
On bosse à appliquer tout cela en pratique : malheureusement il y a des gens de votre trempe, qui aiment bien parler de démocratie et de liberté, qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas, mais qui n’y connaissent pas grand chose et s’attaquent à tout ce qui, de près ou de loin, peut permettre l’émergence d’une réelle démocratie.
Enfin, pour finir, pour quelqu’un qui se revendique de vouloir rétablir la démocratie, il serait temps d’en comprendre tout de même un principe essentiel : l’impôt est levé au nom de la collectivité et il est en conséquence géré par la collectivité. C’est cadeau, c’est le tout dernier billet de F. Lordon (la section intitulée Faucher la nation au FN) : il y a un principe fondamental de la démocratie, c’est adhésion au fait que nous formons une collectivité, collectivité qu’il faut financer pour en gérer les biens communs. Bien évidemment, la démocratie est un bien commun, et elle prend pour hypothèse de base, entre autres, une égale connaissance des affaires publiques par les citoyens, donc un accès libre et sans condition au savoir, donc des écoles et des bibliothèques gratuites, donc un financement. En bref : une démocratie ça se finance et faut casquer — et pas qu’un peu concernant le savoir... –, la démocratie et la liberté ne sont pas de simples mots qu’on peut balancer en l’air : ils sont une réalité concrète possible si et seulement si les individus sont prêts à y mettre du leur.
À ce sujet et en apparté je recommande, à ceux qui prônent le tirage au sort de lire La démocratie athénienne à l’époque de Démosthène, ça mangera pas de pain (pas sûr qu’on le trouve en bibliothèque celui-là...).
1/ Personne de sérieux nie la Terreur. Utiliser ce terme de négationnisme à tout va revient à le banaliser... mais c’est vous qui voyez... Par contre, tout laisse à penser que Peillon est franc-maçon. Il a bien le droit de vouer un culte à la Révolution et la République : la bigotterie, je trouve ça mignon. Manifestement ça ne vous plait pas. Ma foi, les bigots catho. n’ont jamais aimé les franc-maçons et ils le leur rendent bien, ce n’est pas une nouveauté. Mais si vous pouviez éviter l’excès, "on se croirait revenir à l’époque de [mettez le massacre de votre choix ici]" : mais où avez-vous vu un massacre de catholiques en France ? Je ne sais même pas quoi répondre. J’ose espérer qu’ici la vocation polémique de votre texte était pleinement consciente... Après tout, vous vouez un culte à un dieu génocidaire, j’en fais pas un drame...
Au sujet de la Terreur, j’ai adoré Quatrevingt-treize de Victor Hugo. C’est certes un roman, mais c’était un féru d’Histoire, et ce n’est pas un pavé.
2/ La moindre des choses ce serait de se renseigner sur ce qu’est un déterminisme. Quand on ne comprend pas un texte, on évite de le commenter.
3/ Sur la liberté, à vous de nous renseigner, mais il me semble que le pape est infaillible, et j’en passe et des meilleures.
4/ Ça dépend des auteurs, mais si, les Lumières ont (ré-)inventé la démocratie : après ça navigue sévère entre eux mais globalement chacun a apporté sa pierre à la construction théorique des démocraties modernes. Mais ils n’ont plus grand chose à voir avec nos régimes actuels. Il suffit d’écouter les élus en parler pour se rendre compte de la supercherie : pour eux cela se résume à un ensemble formel d’institutions dans lesquelles ils ont su se faire un nid douillet. Par contre du point de vue de la philosophie/sciences politiques ça a bossé dur du temps des Lumières et ça a continué, en particulier sur la question du totalitarisme.
5/ C’est là le plus rigolo dans l’histoire : vous avez aimé la Terreur, vous aimez certainement Robespierre ? qui se réclamait de Rousseau... le plus démocrate des Lumières (et au passage il avait saisi l’importance de l’apprentissage de la démocratie). Au final la République fut un compromis entre les forces réactionnaires et les forces progressistes (un siècle pour cela). Le régime de De Gaulle est un véritable retour en arrière de ce point de vue. Régime détesté par ceux qui se réclament des Lumières, tout particulièrement de ceux que je cite (je vous laisse chercher dans le paysage politique contemporain...).
6/ La FNAC n’est pas l’auteure des livres qu’elle vend. Sauf quelques têtes d’affiches, les rentrées littéraires se sont des milliers et des milliers de livres, la plupart ne permettent pas à leurs auteurs d’en vivre : encore heureux qu’ils aient le droit d’auteur, sans cela la FNAC pourrait vendre sans rien leur donner, et les auteurs ne pourraient pas utiliser de licences CC-NC pour les en empêcher.
——
1 Il y a en France, un marché privé du logement locatif. Cela grève sacrément les budget. Vous êtes bien mignon de me parler du logement social ou des alloc’, mais vous oubliez de dire que ceux qui en font la demande le font parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer une location privée ou une propriété. Le fait est que vous considérez que « faut pas les aider » (je vous cite), et que pour ne pas passer pour un gros conard (c’est important les apparences hein...), il faut trouver une explication, fusse-t-elle totalement alambiquée, sur le servage et j’en passe... Enfin, la taxe foncière, c’est franchement minime face à un loyer (au pif-o-métrique ça doit être moins de 10 %, et encore j’ai bien casqué l’année dernière), et ce ne sera pas demain la veille que je pourrai jeter un œil au budget de mon propriétaire ou encore qu’il me mette à disposition des infrastructures (que ce soit en "béton" – c.-à-d. des bâtiments/réseaux – ou "sociales" – c-à-d. des services). Le privé, c’est une ponction pure et simple. Le logement social c’est financé par le livret A (c’est même pas chié comme solution, ça ne tiendrait qu’à moi, ce serait l’impôt progressif, et quand je dis progressif, c’est progressif "à-la-Mélenchon";). Puisque vous tenez tant à l’analogie avec le Moyen-Âge, je vous invite à repositionner le débat conformément à la réalité socio-économique du pays et à s’attaquer aux propriétaires privés... toujours là ?
Au passage, l’insee c’est une vraie mine d’or. 10 s pour trouver le lien, premier résultat google : site de l’insee. Banco ! Pas pour rien que Sarkozy ne l’aime pas.
[^] # Re: FOUTAISES !
Posté par Pierre Roc . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 5.
Franchement ni le temps ni l’envie de répondre dans le détail à ce tas d’inepties (et je me retiens en disant cela) car ça va partir dans tous les sens, ceux qui le veulent pourront creuser s’ils s’en sentent le courage... J’ai pour ma part assez soupé la semaine dernière. C’est sans fin cette histoire : il faut 5 minutes pour écrire une ineptie, moi il me faut 1 h pour écrire un commentaire en vérifiant quelques trucs, histoire que ma mémoire ne me joue pas des tours, faire des recherches sur tel ou tel sujet que je connais mal. Au final on va me reprocher soit d’être trop long, soit trop simpliste, au final jamais content.
Seul le point 0/ (avec sa note 1) est important (initialement placé à la fin). Le reste c’est que du bonus.
0/ "La liberté qui consiste à avoir le droit de zapper entre TF1 et M6 n'est pas une liberté." Ça tombe bien. La liberté à ce sujet existe déjà : l’accès aux bibliothèques est en général gratuit, le prix du prêt modéré. Voilà une bonne alternative à TF1/M6. Je prends cette exemple, parce que ça va démonter tout votre bullshit de manière extrêmement efficace, et ce sur plusieurs points : déterminisme, taxation foncière, rôle de l’école et de l’État, démocratie.
Je vais profiter pour donner un exemple de déterminisme : nous ne sommes pas tous égaux devant le savoir, il ne suffit pas de faire lire à un gosse du Victor Hugo pour qu’il soit capable d’y prendre du plaisir, de le comprendre de manière plus ou moins pertinente, de le restituer, etc. Si dans sa famille on discute peu littérature, si pour "calmer les enfants" ou le soir à table on les fout devant la télé, etc., alors l’enfant aura un rapport difficile à la lecture. C’est ce qu’on appelle un déterminisme. Tout ça pour dire un truc tout bête : "personne n’a la sciences infuse" : la démocratie, la liberté, acquérir du nouveau savoir, tout cela s’apprend. Et pour cela, oui il faut une aide de l’extérieur : vous vous contentez de postuler que le mec va se créer ex nihilo du savoir, ses clefs d’accès au savoir, etc. Le jour où ça arrive vous pourrez l’inscrire comme miracle. Mais il me faudra plus qu’un vague postulat. Et l’enfant n’a absolument pas choisi cet état de fait (on ne choisit pas sa famille, son milieu social, etc.), et une fois devenu adulte, il y a de grandes chances de le reproduire de fait avec ses enfants. L’école intervient, idéalement, pour donner des clefs d’accès au savoir. Elle n’y arrive que très imparfaitement, mais c’est très largement mieux que rien. Voilà pourquoi l’école est indispensable à l’élaboration d’une véritable liberté, une liberté effective, dans l’accès au savoir. Sinon effectivement : celui qui est né dans un milieu social peu littéraire sera condamné à avoir pour toute liberté celle de choisir entre TF1 et M6, à la limite celle d’ouvrir 20 minutes ou le Monde, mais ça n’aide pas à acquérir un savoir de fond.
Enfin passons aux bibliothèques en admettant qu’il n’y ait plus aucun déterminisme dans la société. Il faut les financer. Là je crois que vous me voyez venir... Les bibliothèques en France sont essentiellement municipales... et le financement des municipalités ? Je ne connais pas le budget type d’une commune mais il me semble que la taxe foncière1 en fait partie, voilà un exemple concret de l’utilisation de nos impôts pour financer : école et bibliothèque. Les deux sont généralement gratuites. Idéalement elles le sont totalement. Idéalement, cela résulte en la liberté effective et totale de connaitre autre chose que TF1 et M6. Pas une liberté-mantra, une liberté qu’on invoque à tout bout de champs mais qui ne correspond à aucune réalité, mais une liberté pour laquelle on s’est donné les moyens.
On bosse à appliquer tout cela en pratique : malheureusement il y a des gens de votre trempe, qui aiment bien parler de démocratie et de liberté, qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas, mais qui n’y connaissent pas grand chose et s’attaquent à tout ce qui, de près ou de loin, peut permettre l’émergence d’une réelle démocratie.
Enfin, pour finir, pour quelqu’un qui se revendique de vouloir rétablir la démocratie, il serait temps d’en comprendre tout de même un principe essentiel : l’impôt est levé au nom de la collectivité et il est en conséquence géré par la collectivité. C’est cadeau, c’est le tout dernier billet de F. Lordon (la section intitulée Faucher la nation au FN) : il y a un principe fondamental de la démocratie, c’est adhésion au fait que nous formons une collectivité, collectivité qu’il faut financer pour en gérer les biens communs. Bien évidemment, la démocratie est un bien commun, et elle prend pour hypothèse de base, entre autres, une égale connaissance des affaires publiques par les citoyens, donc un accès libre et sans condition au savoir, donc des écoles et des bibliothèques gratuites, donc un financement. En bref : une démocratie ça se finance et faut casquer — et pas qu’un peu concernant le savoir... –, la démocratie et la liberté ne sont pas de simples mots qu’on peut balancer en l’air : ils sont une réalité concrète possible si et seulement si les individus sont prêts à y mettre du leur.
À ce sujet et en apparté je recommande, à ceux qui prônent le tirage au sort de lire La démocratie athénienne à l’époque de Démosthène, ça mangera pas de pain (pas sûr qu’on le trouve en bibliothèque celui-là...).
1/ Personne de sérieux nie la Terreur. Utiliser ce terme de négationnisme à tout va revient à le banaliser... mais c’est vous qui voyez... Par contre, tout laisse à penser que Peillon est franc-maçon. Il a bien le droit de vouer un culte à la Révolution et la République : la bigotterie, je trouve ça mignon. Manifestement ça ne vous plait pas. Ma foi, les bigots catho. n’ont jamais aimé les franc-maçons et ils le leur rendent bien, ce n’est pas une nouveauté. Mais si vous pouviez éviter l’excès, "on se croirait revenir à l’époque de [mettez le massacre de votre choix ici]" : mais où avez-vous vu un massacre de catholiques en France ? Je ne sais même pas quoi répondre. J’ose espérer qu’ici la vocation polémique de votre texte était pleinement consciente... Après tout, vous vouez un culte à un dieu génocidaire, j’en fais pas un drame...
Au sujet de la Terreur, j’ai adoré Quatrevingt-treize de Victor Hugo. C’est certes un roman, mais c’était un féru d’Histoire, et ce n’est pas un pavé.
2/ La moindre des choses ce serait de se renseigner sur ce qu’est un déterminisme. Quand on ne comprend pas un texte, on évite de le commenter.
3/ Sur la liberté, à vous de nous renseigner, mais il me semble que le pape est infaillible, et j’en passe et des meilleures.
4/ Ça dépend des auteurs, mais si, les Lumières ont (ré-)inventé la démocratie : après ça navigue sévère entre eux mais globalement chacun a apporté sa pierre à la construction théorique des démocraties modernes. Mais ils n’ont plus grand chose à voir avec nos régimes actuels. Il suffit d’écouter les élus en parler pour se rendre compte de la supercherie : pour eux cela se résume à un ensemble formel d’institutions dans lesquelles ils ont su se faire un nid douillet. Par contre du point de vue de la philosophie/sciences politiques ça a bossé dur du temps des Lumières et ça a continué, en particulier sur la question du totalitarisme.
5/ C’est là le plus rigolo dans l’histoire : vous avez aimé la Terreur, vous aimez certainement Robespierre ? qui se réclamait de Rousseau... le plus démocrate des Lumières (et au passage il avait saisi l’importance de l’apprentissage de la démocratie). Au final la République fut un compromis entre les forces réactionnaires et les forces progressistes (un siècle pour cela). Le régime de De Gaulle est un véritable retour en arrière de ce point de vue. Régime détesté par ceux qui se réclament des Lumières, tout particulièrement de ceux que je cite (je vous laisse chercher dans le paysage politique contemporain...).
6/ La FNAC n’est pas l’auteure des livres qu’elle vend. Sauf quelques têtes d’affiches, les rentrées littéraires se sont des milliers et des milliers de livres, la plupart ne permettent pas à leurs auteurs d’en vivre : encore heureux qu’ils aient le droit d’auteur, sans cela la FNAC pourrait vendre sans rien leur donner, et les auteurs ne pourraient pas utiliser de licences CC-NC pour les en empêcher.
——
1 Il y a en France, un marché privé du logement locatif. Cela grève sacrément les budget. Vous êtes bien mignon de me parler du logement social ou des alloc’, mais vous oubliez de dire que ceux qui en font la demande le font parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer une location privée ou une propriété. Le fait est que vous considérez que « faut pas les aider » (je vous cite), et que pour ne pas passer pour un gros conard (c’est important les apparences hein...), il faut trouver une explication, fusse-t-elle totalement alambiquée, sur le servage et j’en passe... Enfin, la taxe foncière, c’est franchement minime face à un loyer (au pif-o-métrique ça doit être moins de 10 %, et encore j’ai bien casqué l’année dernière), et ce ne sera pas demain la veille que je pourrai jeter un œil au budget de mon propriétaire ou encore qu’il me mette à disposition des infrastructures (que ce soit en "béton" – c.-à-d. des bâtiments/réseaux – ou "sociales" – c-à-d. des services). Le privé, c’est une ponction pure et simple. Le logement social c’est financé par le livret A (c’est même pas chié comme solution, ça ne tiendrait qu’à moi, ce serait l’impôt progressif, et quand je dis progressif, c’est progressif "à-la-Mélenchon";). Puisque vous tenez tant à l’analogie avec le Moyen-Âge, je vous invite à repositionner le débat conformément à la réalité socio-économique du pays et à s’attaquer aux propriétaires privés... toujours là ?
Au passage, l’insee c’est une vraie mine d’or. 10 s pour trouver le lien, premier résultat google : site de l’insee. Banco ! Pas pour rien que Sarkozy ne l’aime pas.