Beaucoup d'infos sont des observations autours de là où j'habite, dans un village béninois à la frontière du Nigeria. La plupart des habitants parlent yoruba et fon, mais la majorité ne parle quasiment pas français. Même les informations officielles à la radio et à la télé sont en plusieurs
langues. Un journalier est payé 2€ par jour, une serveuse 38€ par mois alors que le smic est à 53€.
Pour les infos sur le Liberia, c'était dans le guardian et aussi sur slateafrique.
Sur les religions, je travaille avec un prêtre d'Ifa, ce que nous appelons vaudou et quelque soit la religion la religion pratiquée, tout le monde respecte les pratiques et craint le passage dans la rue des "revenants", "fantômes", et autres personnages en costume et masque traditionnels.
Une bonne œuvre : le site de la lutte contre les crimes rituels en Afrique http://continuonslalutte.org/l-alcr-1.html
Les travaux pour la production locale de semences en Afrique est mené par les instituts gouvernementaux : CNRA en Côte d'Ivoire, NIFOR au Nigeria, INRAB au Bénin, IRAD au Cameroun. Les semences occidentales sont rarement adaptées aux conditions climatiques et trop chères à importer. Même la fourniture d'intrans pose problème quand ils ne sont pas produits sur place.
Ici, le meilleur exemple du "on n'en a rien à faire des lois" est l'essence : l'essence "payo", seule essence disponible à 60km à la ronde est issue de pétrole prélevé sur les oléoducs Nigerians, raffinée dans les marais autour de Port Harcours, puis transportée en contre-bande au Bénin. Il y a eu une émission "les routes de l'impossible" dédié à ce trafic.
Il faut se rendre compte que l'information sur ce qui se passe en Afrique sub-saharienne ne sort quasiment jamais de la presse locale ou spécialisée.
[^] # Re: Problématique de pays riches
Posté par Michel Cazemajor . En réponse à la dépêche Décolonisons nos imaginaires. Évalué à 10.
Beaucoup d'infos sont des observations autours de là où j'habite, dans un village béninois à la frontière du Nigeria. La plupart des habitants parlent yoruba et fon, mais la majorité ne parle quasiment pas français. Même les informations officielles à la radio et à la télé sont en plusieurs
langues. Un journalier est payé 2€ par jour, une serveuse 38€ par mois alors que le smic est à 53€.
Pour les infos sur le Liberia, c'était dans le guardian et aussi sur slateafrique.
Sur les religions, je travaille avec un prêtre d'Ifa, ce que nous appelons vaudou et quelque soit la religion la religion pratiquée, tout le monde respecte les pratiques et craint le passage dans la rue des "revenants", "fantômes", et autres personnages en costume et masque traditionnels.
Une bonne œuvre : le site de la lutte contre les crimes rituels en Afrique
http://continuonslalutte.org/l-alcr-1.html
Les travaux pour la production locale de semences en Afrique est mené par les instituts gouvernementaux : CNRA en Côte d'Ivoire, NIFOR au Nigeria, INRAB au Bénin, IRAD au Cameroun. Les semences occidentales sont rarement adaptées aux conditions climatiques et trop chères à importer. Même la fourniture d'intrans pose problème quand ils ne sont pas produits sur place.
Ici, le meilleur exemple du "on n'en a rien à faire des lois" est l'essence : l'essence "payo", seule essence disponible à 60km à la ronde est issue de pétrole prélevé sur les oléoducs Nigerians, raffinée dans les marais autour de Port Harcours, puis transportée en contre-bande au Bénin. Il y a eu une émission "les routes de l'impossible" dédié à ce trafic.
Il faut se rendre compte que l'information sur ce qui se passe en Afrique sub-saharienne ne sort quasiment jamais de la presse locale ou spécialisée.