• [^] # Re: Conclusion un peu hâtive, non ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal FreeBSD un OS sans avenir?. Évalué à 4.

    Oui c'est le principe de compiler soit-mêmes ses paquets. En contrepartie, ca permet une configuration plus fine de son OS. Certains utilisateurs en semblent assez satisfait.

    Le gros avantage du système de ports vis à vis d'un système de packages classique à la RPM ou DEB c'est à mes yeux la simplicité du processus d'installation.

    En effet le système repose essentiellement sur make — c'est à dire un outil avec lequel est familier tout programmeur1 — et a une documentation potable (porter's handbook) qui fait que porter un logiciel à l'arrache prend 12 minutes — j'ai effectivement fait mon premier port en une poignée de minutes en suivant linéairement la doc.

    J'ai fait des ports pour Debian et pour Macports, si ce dernier est également très agréable, je garde une impression très négative de Debian, essentiellement à cause de la documentation que je jugeais bavarde et peu claire (trop de détails et pas assez de perspective).

    Cette simplicité est aussi très appréciable pour faire une mise à jour vite-fait, mal fait, si la nouvelle version tarde un peu à arriver dans les ports et qu'on en a besoin.

    Je ne connais pas les systèmes de ports de NetBSD et OpenBSD, mais ils semblent plus évolués que ceux de FreeBSD: NetBSD intègre complètement le paradigme de cross-compilation, il me semble, et OpenBSD part du principe qu'un port est un procédé comme un autre pour créer un package — ce qui donne un statut clair à ces deux choses.

    1 Oui on peut programmer sans connaître make, mais c'est une sorte de Bildungslücke, plutôt un handicap qu'un atout.